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Mardi 6 septembre 2005 2 06 /09 /Sep /2005 00:00

Au croisement de X-Files et de l'opéra Bastille... Ce polar historique nous promène, depuis le XXème siècle, à travers la musique allemande de Bach à Webern, à la recherche d'un secret caché dans les oeuvres de ces compositeurs.

Pas grand chose n'est crédible dans ce court roman : les personnages sont monolithiques et s'assassinent à coup d'épées du XVIIIème aussi bien à la maison de la radio qu'au Conservatoire de Paris.

Cependant, les béotiens en matière musicale commenceront à comprendre comment on peut se perdre dans la musique. Les notes apparaîssent comme un langage, avec ses conventions, ses briseurs de convention, ses époques, ses conflits ésotériques arbitrés par de rares spécialistes.

Les passionnés n'y verront au mieux qu'un sympathique essai de vulgarisation. Les autres, simples amateurs de refrains et rengaines à siffloter sous la douche, trouveront certainement là de quoi passer un après-midi pluvieux sans ennui. Au final un livre quand même très sympathique.

 


 

 
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Lundi 5 septembre 2005 1 05 /09 /Sep /2005 00:00

J'avais adressé à Jean Quatremer et Yves Clarisse la note de lecture de leur ouvrage, "les maîtres de l'Europe". Yves Clarisse m'a répondu ceci :

"Bonjour,


Merci beaucoup pour votre fiche de lecture de notre livre et votre jugement amène sur son intérêt. Si vous le permettez, voici quelques éléments de réponse à vos remarques:

1. Il est vrai que nous ne voulions pas d'une construction chronologique, mais de 12 tableaux séparés dont ressort une image de ce qu'est l'Union européenne aujourd'hui.

2. Il est tout aussi vrai que nous sommes des "fédéralistes". Vous dites que certains arguments ne sont pas convaincants, notamment lorsque nous opposons l'incurie des Etats-nations aux vertus des organes communautaires. C'est le suivi, pendant deux décennies, de l'actualité européenne qui nous a amenés à une telle conclusion: les Etats ne "savent" plus faire. Ils ont accepté au cours du temps de déléguer à l'échelon supranational de nombreuses compétences et, lorsque les organes communautaires sont investis de pouvoirs propres (concurrence, commerce, euro), cela marche. Il y aurait des progrès à faire, c'est certain, notamment pour la gouvernance de l'euro, son accompagnement par un "gouvernement économique". Mais c'est oublier que l'euro a six ans! Et sa "gouvernance" est déjà mille fois meilleure que celle du franc ne l'a jamais été...Le problème se pose là où les Etats-nations ont accepté de déléguer des compétences, sans donner aux organes communautaires les pouvoirs de les exercer tout en se révélant eux-mêmes incapables parce que l'échelle à changé: ils ne pèsent plus dans les affaires du monde.

3. Sur la Bosnie. J'ai couvert en long et en large les trois années de guerre. Certes, les Américains ne sont pas intervenus avant les Européens et c'est une initiative franco-britannique (décidée quelques jours après l'élection de Chirac en 1995) qui a donné le coup d'envoi de l'intervention internationale. Mais les Etats-Unis ont fait quelque chose d'essentiel, comme nous l'écrivons: ils ont soutenu à bout de bras et équipé l'armée bosniaque. Sans eux, la Bosnie serait aujourd'hui dépecée en deux parties (serbe et croate). Pendant ce temps, François Mitterrand interdisait au nom de l'amitié franco-serbe toute action contre Milosevic et le général Janvier (Forpronu) serrait la main du colonel Mladic, à la grande honte des diplomates français.

4. Oui, le siège français au Conseil de sécurité de l'Onu est un hasard de l'histoire, celui qui a voulu que la France soit rangée dans le camp des vainqueurs après quatre années de collaboration avec les Nazis et grâce au seul général de Gaulle.

5. Sur l'élargissement, vous touchez du doigt la contradiction. Oui, il a été précipité, mal géré, mal expliqué. Mais il était inévitable et c'est un facteur de paix et de prospérité extraordinaire. Rendez-vous dans dix ans, quand ces pays seront comme l'Espagne aujourd'hui. Rendez-vous dans dix ans, si les Balkans ne gardent pas la perspective de l'adhésion: la guerre n'est jamais loin dans ces pays et 15 jours d'affrontements armés coûteront plus cher que dix budgets européens, comme le dit Juncker.

6. Airbus exemple d'une coopération intergouvernementale réussie. Oui, son démarrage est dû à quatre pays. Mais c'est oublier que c'est l'Union européenne, forte de ses 25 Etats membres totalement unis qui ira devant l'OMC défendre Airbus contre Boeing. Sans l'UE, Airbus n'aurait jamais pris son envol.

7. L'Europe contrepoids des Etats-Unis. Elle ne l'est pas, ou pas encore. Mais quel progrès en 10 ans: nous avons laissé 250.000 Bosniaques se faire massacrer et c'est l'Europe qui dirige maintenant l'opération de maintien de la paix en Bosnie (comme au Congo, en Macédoine, etc). Il y a pour la première fois de l'histoire un quartier général européen qui sera capable de planifier des opérations sans la logistique américaine. Alors, ça se fait doucement, parce qu'on ne dispose que de quelques vieilles pétoires et qu'il nous manque l'essentiel (transport stratégique, munitions de précision, renseignement), et l'essentiel, ce sont les Américains qui l'ont au sein de l'Otan. Ce n'est que si nous développons nos capacités que nous pourrons nous affranchir de la tutelle américaine.

8.La mention du terrorisme. Oui, les Européens commencent à prendre conscience que le monde n'est pas peuplé de gens bien intentionnés, ils sont devenus un peu moins naïfs. Pendant un demi-siècle, nous avons vécu comme des Suisses, comme si nous étions "neutres", la pire des attitudes et la pire des lâchetés. On ne peut pas être "neutre" quand on est 450 millions et qu'on veut défendre un certain modèle de société.

9.Bien à vous,

Yves Clarisse

Je ne suis pas du tout convaincu par ces arguments, mais j'y reviendrai plus tard.

 
Voir les 1 commentaires - Publié dans : Europe : stop !
Lundi 5 septembre 2005 1 05 /09 /Sep /2005 00:00
Larcenet est dans une veine marrante avec Nic Oumouk, un petit chose de la banlieue. C'est drôle, peut-être un peu gentil par rapport au Combat ordinaire.  Le sujet (la vie dans les banlieues très grossièrement), suscite une attente de tragique, un peu comme le combat ordinaire 2, lorsque le héros retourne voir les collègues de son père. Au lieu de cela, le ton reste léger et ça déconcerte un peu.
C'est tout de même un bon album, qui appelle une suite (certainement prévue puisqu'un numéro 1 figure sur la couverture)...

 
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Dimanche 4 septembre 2005 7 04 /09 /Sep /2005 00:00
Trouvé sur un blog : en cherchant Fabius comme mot clé, le moteur de recherche interne (Google) propose une publicité pour...un voyage en Hollande !


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Samedi 3 septembre 2005 6 03 /09 /Sep /2005 00:00
La catastrophe qui fait suite au passage de Katrina révèle la dureté du système libéral américain, renforcée par cinq années de présidence républicaine.

Le New York Times ce matin relève qu'il apparaît de plus en plus évident que les pauvres de la Nouvelle-Orléans ont payé le prix fort. Quel lien avec le libéralisme ?

Plusieurs en réalité :

Il existe aux Etats-Unis une agence fédérale de gestion des catastrophes. Dès avant le 11 septembre 2001, elle avait identifié trois risques majeurs pour les USA : une attaque sur New-York, un temblement de terre en Californie et une inondation de la Nouvelle-Orléans suite à une tempête. Mais cette agence a connu de nombreux départs par manque de financements.
Idem en 2002, avec la démission d'un responsable du génie militaire américain, écoeuré de ne pouvoir consacrer l'argent nécessaire à la consolidation de digues parmi lesquelles celles qui ont cédé à la Nouvelle-Orléans.

Enfin, une sorte d'indifférence au sort des pauvres et des noirs commence à être évoquée face à la lenteur de la réaction de la maison blanche, même par des journaux  plus proches des milieux d'affaires que des chômeurs de la Nouvelle-Orléans.

Quand on voit enfin une des photos des équipes de sécurité, on se demande où sont les priorités ?

 
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