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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 00:28

Dans un billet précédent sur les sept familles européennes, j'avais mis en avant certaines composantes un peu nauséabondes du parti européen. Défenseurs d'une Europe catholique, ou blanche, ou blanche et catholique, plus ou moins violents, ils constituent la grande masse des supporters du projet européen.

Il s'agit de préférer nos voisins à ceux qui sont plus lointains.

 

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Un bon européen

 

Il n'y a qu'au Front de Gauche qu'on croit que l'Union européenne est un projet internationaliste.

Donc conseillons aux internationalistes européens de visionner le clip ci-dessous.


On y voit une nation isolée agressée par un noir, un arabe et un chinois. La faible femme est seule dans un hall de gare vide.

Un instant de réflexion, la dame se démultiplie, comme autant de petits pains. Nous voilà avec douze dames.

Et voici que s'évaporent le noir, l'arabe et le chinois.

Message très subtilement transmis : les nations européennes sont entourées de gens agressifs et mal élevés. Unies elles peuvent vaporiser ces fâcheux, qui s'évanouissent devant notre sagesse.

C'est à juste titre que François Asselineau estime que l'Union européenne ne fait là que se ranger à la thèse du choc des civilisations. L'occasion de relire les Penchants criminels de l'Europe démocratique...

*

L'Europe n'est pas un projet internationaliste, c'est du nationalisme de vieillards apeurés, un projet de suprématistes blancs.

Pour cela, cette photo de Mélenchon faisant campagne dans une salle sous le drapeau européen m'arrache les yeux.

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Je constate qu'à son siège des Lilas, deux hampes de drapeaux ont été prévues. Une seule est utilisée... 

 

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(photos tirées de l'excellent site French politics (en anglais dans le texte)

*

A jouer au plus malin qui subit l'Europe sans la dénoncer et vante l'euro comme un moyen de permettre "un smic européen", Mélenchon envoie la jeunesse au FN - la photo ci-dessous montre un jeune militant FN dont les deux parents ont toujours voté PS.

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Là encore, un très bon reportage photo de France Keyser, sur les militants du FN


 


 


 

 

 

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 21:18

Rien de neuf de la part de ce prix Nobel d'économie, qui n'annonce rien de bon pour 2012.

Un style assez inimitable cependant, et une liberté de ton que la notoriété rend sans doute encore plus facile :

" la meilleure chose à propos de 2011 est qu’elle sera probablement meilleure que 2012" ...

 

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Une publicité bien dans l'air du temps...


"les Américains devront choisir entre un leader qui a montré qu’il était incapable de faire sortir les USA de son marasme économique et un autre qui n’a pas encore démontré son incapacité à le faire" (hum... qui a dit que c'est pareil pour les français ?)

"2012 pourrait se révéler être l’année au cours de laquelle l’expérience de l’euro, l’apogée de 50 années d’intégration économique et politique en Europe, prendra fin."

Le reste sur le site du Project Syndicate.

 


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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 00:56

Débat et sujet extraordinairement technique, que je ne comprends que de loin, mais que j'évoque pour ceux qui voudront creuser.

 

target2.gif


L'Allemagne accumule des excédents commerciaux principalement à l'égard de ses partenaires de la zone euro - cf. une explication plus longue.

Normalement, entre pays, les mouvements commerciaux sont réglés entre les banques de l'acquéreur et du vendeur. La balance commerciale du pays vendeur "s'améliore" et celle du pays acquéreur se "dégrade". Mais si la banque de l'acquéreur ne trouve pas les devises acceptées par le vendeur, la transaction ne se fait pas (en gros, si une banque américaine n'a pas de livres sterling, son client américain ne peut pas acheter des biens à un producteur britannique). 

Depuis 2007, les mouvements commerciaux internes à la zone euro sont réglés via Target2, un système de compensation européen. Si une société espagnole achète un bien allemand, le paiement se fait entre banques centrales européennes, avec création de la monnaie nécessaire. Donc même si la banque espagnole n'a pas les euros nécessaires, la transaction se fait mais c'est au final la banque centrale allemande qui se retrouve avec une créance sur la banque centrale d'Espagne. C'est un des "avantages" de l'euro (que le monde entier nous envie).

Là où intervient le gag c'est que du coup les excédents commerciaux allemands - qui sont encore comptabilisés pour chaque pays européen - trouvent en fait leur contrepartie dans des créances sur les banques centrales des pays déficitaires. La créance ainsi accumulée par l'Allemagne s'élève à 20% du PIB allemand. En cas d'effondrement de l'euro, ces sommes sont perdues. Le gag c'est donc que les excédents allemands dont on nous rebat les oreilles ne valent en réalité que ce que vaut la stabilité de la zone euro, c'est à dire qu'ils sont à pondérer par un coefficient d'incertitude non nul.

Et je découvre à peine cette histoire mais ce dont j'ai l'impression c'est que l'Allemagne elle-même la découvre, en tout cas politiquement, tout juste, quatre années après Target2. Et s'apprête à demander des corrections.

Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, vient de demander qu'une partie des avoirs de la banque centrale allemande sur ses conseurs de la zone euro soit soldée par des obligations ou des titres sur des actifs de la zone déficitaire. Martin Wolff, du Financial Times, estime que Weidmann aurait aussi bien pu "demander d'envoyer la Luftwaffe pour régler la crise de l'eurozone". On peut lire aussi un article des Echos à ce sujet, ou un autre de l'AGEFI.

Dans le contexte actuel de défiance, si l'Allemagne refuse de voir ses créances au titre de Target2 s'accroître, elle amplifie le risque d'effondrement de la zone euro.

Tant mieux, Laurent Pinsolle vient de sortir un billet montrant que l'effondrement d'une union monétaire n'est historiquement pas très coûteux.


 


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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 23:47

"Il y a un "club européen" très refermé, composé de journalistes, de politiques, d'associations de jeunes Européens. Ils sont d'autant plus nombreux que les subventions sont élevées".

Jean-Pierre Jouyet, 9/12/2010, entretien avec les auteurs de Circus Politicus

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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 11:32

Mon billet précédent sur François Asselineau et l'UPR amène pas mal de commentaires, sur le thème il est gentil votre candidat mais il n’a aucune chance. J’y réponds dans un nouveau billet.

Ai-je imaginé une seconde que François Asselineau avait une chance pour 2012 ? Non. Il s'agit donc clairement d'un billet un peu promotionnel, c'est entendu.

Reste que l'UPR progresse, et que je pense que la seule chose qui la sépare d'un NDA (que j'aime bien par ailleurs, même s'il ne donne pas une impression de cohérence suffisante) c'est un peu de temps.

Peu importe le niveau des indicateurs évoqués précédemment, ce qui compte c'est qu'ils sont orientés à la hausse et qu'ils permettent de penser qu'un moment pas très lointain arrive où Asselineau sera présent dans le débat national, au-delà des quelques médias qui s'enhardissent à parler de lui aujourd'hui.

Sans parler de la sympathie que j'ai pour lui - mon « chouchou » a-t-il été écrit en commentaire ! -, je crois extrêmement important qu'un parti se positionne sur l'Europe sans calculs.

Je comprends fort bien les propos de Gérard Couvert, qui ne souhaite pas effrayer des électeurs trop endoctrinés par des années de propagande de type "l'Europe c'est la paix". Mais si personne n'explique que cela est faux et qu'il est possible et souhaitable de sortir de l'Europe, qui le fera ?

Rocard est à deux doigts de l’expliquer dans une interview récente à Libé. Mais s’il n’a pas abandonné son acuité générale, sur l’Union européenne en particulier il est aveugle. Lisons-le sur la question iranienne : « Libération : En matière de politique étrangère, quelle est votre grande inquiétude ?

Michel Rocard : Personne ne regarde le grand Moyen-Orient. Nous avons une stratégie américano-anglaise, acceptée par les autres, et notamment par nous, de torpiller toute possibilité de discuter sérieusement avec les Iraniens. Et même de faire un peu de provoc de temps en temps. Comme s’il s’agissait de préparer une situation de tolérance rendant acceptable une frappe israélienne. Dans cette hypothèse, la guerre devient une guerre irano-syrienne soutenue par la Chine et la Russie, comme on le voit à l’ONU, contre en gros l’Occident et ses clients. Et l’Europe se tait. C’est une affaire à millions de morts, l’hypothèse étant que ça commence nucléaire. Je connais bien ces dossiers et je n’ai jamais eu aussi peur. »

Qui est ce « nous » qui a une stratégie américano-anglaise, si ce n’est la France dans l’Union européenne ? Demain l’Europe ce sera peut-être la guerre ne nous dit pas Rocard. C’est son point aveugle. Mais il dit clairement que la guerre n’est pas loin et que la France engluée dans l’Union ne la dénoncera pas. Vous avez entendu un candidat en parler dans le cadre de la présidentielle ? je viens de lire au contraire que le PS souhaite que la France reste dans l'OTAN.

Si personne ne dit clairement que l’Europe c’est la ruine et la régression sociale, qui le dira ? Peut-on dire clairement que l’Union européenne nous est profondément dommageable et appeler encore à une « Autre Europe » ? Je ne le crois pas et il est primordial.

Peut-être que Hollande ou Sarko sont parfaitement conscients des dégâts de l'Union européenne, et sont, comme Merkel, à attendre que le truc explose de lui-même – c’est d’ailleurs une ambiguïté sur laquelle joue spécifiquement Marine le Pen : on ne sait jamais si elle souhaite positivement sortir de l’euro ou si elle proclame très fort que l’euro va forcément éclater en évitant soigneusement de dire si elle y sera pour quelque chose. Rajoy, en Espagne, est en train de se rendre compte que les politiques de rigueur délirantes imposées par l’Union –du bayrouisme à grande échelle -, sont simplement intenables et a décidé de faire du Mélenchon : refuser d’appliquer les règles européennes sans remettre en question le principe de l’Union.

Ce que je souhaite souligner par là c’est que le raisonnement « on est bien conscients des problèmes de l’Union mais on ne peut pas remettre en cause l’ensemble du système » est celui de tous les partis aujourd’hui, sauf de l’UPR. Le M’PEP, avec son procès de l’euro, commence à évoluer vers un travail de fond sur les travers de la monnaie unique, pas encore de l’Union européenne.

C’est pour cela, parce que l’UPR est unique, que je tiens à faire quelques efforts de promotion, malgré en effet l’ampleur de la tâche.

Il est important, vital pour la démocratie, qu’au moins un parti puisse dire, sur un sujet essentiel, ce que je crois être la vérité : l’Union européenne est une mécanique infernale que nous devons déconstruire. Et au moment où l'échec du projet amène à des conséquences d'ampleur historique (crise économique d'ampleur comparable aux années 30, guerre au Moyen-Orient), il faut que des leaders politiques sortent du discours rassurant, des imprécations stériles et du débat de chiffres pitoyable pour se porter à la hauteur des enjeux du moment. L'UPR y est. Un peu seule.


 

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