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Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 08:34

Ouistiti sex est une expression, datée semble-t-il, qui doit être prononcée pour avoir un sourire photogénique - en anglais c'est cheese.

C'est un peu ce que l'on a envie de demander aux différents acteurs européens en ce moment : de prendre la pose, si possible pas trop grimaçante.

La situation est en effet assez peu lisible.

Merkel vient d'expliquer qu'il fallait que les pays membres de la zone euro abandonnent leur souveraineté.

Dans le même temps, elle explique, devant les caisses d'épargne allemandes, que le taux unique de la BCE ne peut convenir à tout le monde. Précisément : "La chancelière Angela Merkel a reconnu jeudi que, contrairement à l'Allemagne, nombre de pays de l'union monétaire avaient besoin de taux d'intérêt plus bas, alors que s'amplifient les spéculations autour d'une nouvelle baisse des taux par la Banque Centrale Européenne."

On est toujours dans une situation où, comme le relevait un article de l'UPR l'été dernier, l'Allemagne semble signifier que l'euro ne se fera pas à n'importe quel prix.

Je comprends la situation de la façon suivante : il est impossible pour l'Allemagne d'appeler à la fin de l'euro. L'euro lui a été imposé comme prix de la réunification, et, par ailleurs, le pays ne peut être considéré comme un agresseur par rapport aux autres membres.

Ce serait donc à la France de saisir la perche tendue par l'Allemagne, et d'abandonner l'euro et ses disciplines budgétaires.

Il n'y aurait plus grand monde pour pleurer : Frits Bolkestein, ancien commissaire au marché intérieur a imaginé un système de monnaie parallèle à l'euro. Il s'agirait de laisser l'euro aux pays du sud (dont la France) et de créer une zone mark élargie entre pays du nord. Je doute que cette proposition intéresse quiconque, mais elle est symptomatique d'une évidence qui s'impose de plus en plus à plus haut niveau : l'euro est un échec.

De fait, la meilleure photographie des bienfaits de l'euro, pas très souriante celle-là, est une carte récente dans un article de The Economist. Il s'agit des prévisions de croissance du FMI pour 2013 :

econ_fmi_2013.png

 

Hors Iran, l'Europe apparaît comme la zone aux peformances économiques les plus pitoyables de la planète.

J'entendais Bernard Maris (du duo comique Maris et Seux) affirmer posément, il y a quelques jours, que la croissance c'était pas si positif que cela, et qu'un peu de frugalité ferait du bien.

Je vois là encore une rationalisation des proches du Front de gauche, qui maintenant, essaient de se persuader que vouloir conserver l'euro n'est pas si mal parce que l'euro ça tue lacroissance en effet, mais a-t-on besoin de croissance ?

Et je crois malheureusement qu'on a besoin de croissance, et assez vite. Et de sortir de l'euro aussi.

Parce qu'en Grèce notamment, 10% des enfants sont maintenant en insécurité alimentaire (article de la RTBF). La RTBF renvoie à un article du New York Times où on peut  lire le témoignage d'un directeur d'école grec qui doit maintenant s'habituer à voir les enfants fouiller dans les poubelles, à la recherche de nourriture.

C'est finalement sur Forbes (merci à Axel qui me l'a transmis), que l'on lit le jugement le plus exact sur une situation où l'on voit des enfants manquer de nourriture pendant que le président de la Bundesbank estime que la situation s'améliore :

"le problème structurel que l'on a une union monétaire où les responsables de banques centrales peuvent estimer que des enfants qui se nourissent dans des poubelles constituent une situation économique acceptable. [...] aussi longtemps que nous croyons en une démocratie nous devons souhaiter des institutions gérables de façon démocratique.

Une vague confédération d'états-nations sans sentiment commun d'appartenance ne peut en tenir lieu. Les démocraties ne peuvent gérer des empires. Le seul fait d'essayer est pitoyable et l'éthique démocratique nous interdit par ailleurs d'utiliser des moyens de faire fonctionner l'ensemble."

C'est un dernier point important : on peut craindre de plus en plus que le recours à la violence soit le seul moyen de faire tenir l'euro, envers et contre tout.

 

 

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Lundi 22 avril 2013 1 22 /04 /Avr /2013 23:36

Je faisais part de cette excellente idée à un ami qui m'a répondu : "mais comment pourrait-on faire plus ?"

Mais je fréquente beaucoup de mal-pensants et intéressons-nous donc plus précisément à ladite note.

C'est un long pensum qui cherche des arguments juridiques pour soutenir une idée laborieuse : obliger le CSA à gérer un temps de parole spécifique aux institutions européennes, dans les débats audiovisuels nationaux.

Sur le fond, l'auteur, comme nombre de partisans d'une souveraineté étatique européenne, se met le doigt dans l'oeil : ce n'est pas en leur infligeant encore plus de propagande que l'on ralliera au panache bleu de l'Union, des électeurs sous cure d'austérité européenne.

Sur la forme, on constate que le souci principal de l'auteur est de montrer que tous les instruments juridiques sont déjà là pour contraindre le CSA à faire, lui aussi, plus d'Europe, sans avoir à se soucier de ce que souhaitent les veaux français. Mais après tout, demande-t-on aux élèves d'approuver le contenu de leur enseignement tant qu'ils ne sont pas majeurs ? On voit bien en quelle estime est tenu le citoyen moyen.

Détail amusant dans ce pénible texte, un renvoi à la charte de France Télévisions, qui contient déjà cet article 16 savoureux, titré sobrement "l'Europe" (et qui précède immédiatement, avec beaucoup d'à-propos, l'article "les émissions religieuses").

Article 16, donc :

"France Télévisions s'attache à intégrer la dimension européenne :

- dans l'ensemble de ses programmes (documentaires, fictions, jeux, spectacles vivants, etc.) ;

- dans des émissions spécifiquement consacrées à l'Europe (programmes courts, émissions régulières ou correspondant à des événements à caractère européen, etc.) ;

- dans les journaux et magazines d'information, qui accordent une large place à la connaissance des enjeux communautaires et à l'expression d'une identité européenne. Afin de renforcer les liens entre les citoyens européens, elle diffuse des reportages ou des témoignages sur les modes de vie, les pratiques culturelles et les modèles socio-économiques de nos voisins. Dans le but de favoriser une meilleure compréhension du fonctionnement démocratique des institutions européennes, la société s'attache à évoquer les institutions européennes et notamment du Parlement européen ainsi que les réalisations, les innovations et les apports particuliers des différents pays de l'Union européenne. A cet effet, elle veille à la sensibilisation de ses journalistes aux questions européennes, notamment par la formation.

Elle collabore également avec la société Euronews."

Par parenthèse, Euronews reçoit déjà 5 M€/an pour faire sa propagande accomplir sa mission d'information européenne.

 


 

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Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 22:03

alexanderBevin Alexander est un historien militaire américain. Il analyse dans ce livre plusieurs batailles, depuis les conflits entre anglais et indépendantistes américains (bataille de Saratoga) jusqu'à la guerre de Corée en passant par la Marne et la défaite de 1940.

Il reconstitue chacune de ces batailles en essayant de jauger les décisions des chefs de guerre à l'aune des enseignements de Sun Tzu - stratège chinois du VIème siècle avant Jésus-Christ.

Il est très convaincant. C'est assez fascinant de voir combien des principes simples et anciens tiennent la route dans des cas concrets.

Certains d'entre eux sont simples, voire simplistes : ne pas attaquer l'ennemi en son point fort, d'autres beaucoup moins intuitifs - combiner une opération destinée à fixer l'ennemi (dite zheng) et une autre, plus petite, plus mobile, destinée à le tourner (dite qi).

Pour quelqu'un qui voudrait s'intéresser au stratège chinois, peut-être faut-il commencer par un livre de ce genre : l'intérêt de règles qui semblent abstraites et arbitraires saute aux yeux quand il est replacé dans un contexte réel.

Ceux qui n'aiment pas la stratégie militaire (je ne suis pas un "fana mili", ni même un connaisseur de la chose militaire moi-même) peuvent trouver de l'intérêt à ce livre :

- c'est aussi un livre d'histoire. Ca ne fait pas de mal d'apprendre ou de réapprendre quelques faits de l'histoire moderne ;

- c'est un livre qui incite à croire que l'action humaine n'est pas vaine. Face à tous ces cas convaincants où l'auteur explique que la face du monde aurait pû être changée par quelques décisions tactiques ou stratégiques, suggérées par l'un et refusées par l'autre, on se convainc un peu plus, s'il en est besoin, qu'il n'y a pas de fatalité historique. Deux exemples sont particulièrement frappants. Si Lee avait écouté son subordonné Andrew Jackson, le Nord pouvait être battue en quelques semaines au début de la guerre de Sécession. De même, si Hitler avait envoyé quelques divisions (quatre dit l'auteur) en Egypte et au Moyen-Orient après la défaite française, pour s'assurer de ressources pétrolières et de l'Afrique du Nord, le monde aurait pu connaître une victoire nazie durable. On aborde là les exercices d'uchronie, assez à la mode, notamment celui sur la défaite de 1940 auquel a participé Jacques Sapir, "Et si la France avait continué la guerre" ;

- il n'est pas exclu enfin que les enseignements de Sun Tzu s'appliquent également à des situations moins historiques, dans le domaine des relations internationales, de l'économie ou de la gestion d'entreprise (il me semble avaoi vu passer des ouvrages de type Sun Tzu en entreprise, mais je n'ai pas de titre en tête).

 

Dans l'ensemble un livre passionnant, d'un auteur extrêmement érudit. (un peu moins bon cependant que La guerre hors limites, qui montre que la Chine continue apparemment à produire des stratèges).

 


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Jeudi 11 avril 2013 4 11 /04 /Avr /2013 22:19

 

Yannis Varoufakis est un économiste spécialiste des questions monétaires, grec travaillant aux Etats-Unis (sur un sujet passionnant, il étudie les questions monétaires complexes naissant au sein de jeux vidéos disposant de leurs propres monnaies).

 

Il n'était pas favorable à l'euro au départ, mais propose régulièrement des solutions techniques pour faire tenir la chose (faisant appel à une finesse d'analyse des mécanismes financiers qui me dépasse).

 

Il a été récemment convié à un entretien avec le secrétaire général de l'OCDE pour lui présenter son analyse de la crise européenne - et lui offrir son livre au passage.

Ce n'est donc pas un plaisantin complet.

varouf.png

Pour ma part je ne crois pas que l'on puisse colmater les brèches du navire euro avec des bricolages monétaires. C'est l'économie réelle qui prend l'eau du fait de la fixité des changes, une politique monétaire ne peut, à elle seule, que faire gagner du temps.

 

Mais je m'égare.

Yannis a trouvé un jeu de citations sur l'Europe, et il propose à ses lecteurs, dans un billet récent, d'en deviner les auteurs.

 

Je vous laisse tenter votre chance, on se retrouve après : 


1. Au delà du concept d'état-nation, l'idée d'une nouvelle communauté trensformera l'espace que nous partageons en une aire spirituelle... La nouvelle Europe faite de solidarité et de coopération entre ses peuples, sans chômage, sans crises monétaires, ... trouvera un socle solide et accroîtra ses perspectives de développement dès que les barrières économiques nationales seront abolies.

 

2. Il faut parfois être prêt à subordonner ses intérêts à ceux de la communauté européenne.

 

3. La solution de nos problèmes économiques... une union douanière, un marché libre, un système bancaire et des taux de change stables en Europe, vers une union monétaire européenne.

 

4. Chacun a pu constater les méfaits du nationalisme et des émiettements territoriaux. Il n'y a qu'un chemin pour parvenir à la paix en respectant les droits inaliénables des nations tout en les subordonnant à une politique continentale... Une union européenne ne peut pas être subordonnée aux flcutuations qui caractérisent les régimes libéraux.

 

5. Une nouvelle Europe : voilà notre but. Cela ne signifie pas que les Italiens, les Allemands ou toute autre nation européenne devra se transformer pour devenir méconnaissable, d'un jour à l'autre. Ce sera une nouvelle Europe du fait d'une nouvelle inspiration qui émergera d'entre les peuples... Plus de concurrence entre états ; du moins dans sa forme habituelle, quand nous aurons coupé la tête du dragon, c'est à dire la souveraineté nationale. De plus, cela n'a pas besoin d'être réalisé immédiatement mais cela découlera de voies indirectes comme la création d'organismes transnationaux européens pour gérer des problèmes communs (taux de change, télécommunications, commerce extérieur...)

 

6. Ici je cite un document très bien reçu à l'époque, qui affirmait le besoin de "mettre en avant une Europe confédérale reposant sur la libre cooopération entre ses membres", s'achevant dans une Europe unie, "sur une base fédérale" et j'ajoute que pour cela, il n'est besoin que de loyauté entre états européens, désireux de l'être, et de participation aux tâches communes. L'objet de la coopération étant de promouvoir la paix, la sécurité et le bien-être des populations".

 

7. "Nous devons former une Europe qui ne doit  pas se saigner en vain en querelles intestines, mais former un ensemble uni. Elle recouvrira ainsi son rang dans le monde, plus riche, plus forte et plus civilisée. Les tensions nationales et les égoismes perdront leur signification dans une Europe librement organisée sur une base fédérale. La globalisation au niveau politique consistera inéluctablement en la constitution d'ensembles économiques et politiques plus vastes".


8. Il n'est pas très malin d'imaginer que dans un espace aussi peuplé que l'Europe, un ensemble de peuples puisse conserver si longtemps des systèmes juridiques et des législations distinctes.


9. De mon point de vue, la conception qu'une nation se fait de sa liberté doit être accordée avec la réalité d'aujourd'hui et les questions d'efficacité... Nous ne demandons aux états européens que d'être des membres enthousiastes de l'Europe.


10. Les peuples de l'Europe doivent comprendre que les questions qui nous divisent aujourd'hui, lorsqu'elles seront comparées aux tensions qui règneront entre continents, ne sont que des petites querelles familiales... Dans cinquante ans, les européens ne penseront plus en termes de pays séparés.

 

Pour éviter la triche, les solutions sont sur une autre page.

Le billet se prolonge après les solutions (les commentaires ne sont ouverts que sur l'autre billet, pour éviter les complications). 


 


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Jeudi 11 avril 2013 4 11 /04 /Avr /2013 07:23

Rien écrit sur Cahuzac.

La seule idée que j'avais est qu'il n'est pas étonnant qu'un homme acceptant d'appliquer une politique économique stupide soit susceptible de manquer de scrupules.

Plus précisement, pas étonnant qu'un homme acceptant de mener une politique de rigueur sans imagination soit aussi un épargnant qui planque un compte en Suisse après avoir vraisemblablement fraudé le fisc.

C'est un peu en cela que je rejoignais un article de ragemag que j'avais twitté, et qui a choqué ODP. L'auteur y soulignait la consanguinité des élites libérales et nanties, avec une conclusion que j'aimais bien :

Le plus étonnant dans cette affaire a effectivement été le comportement des médias : depuis décembre, pas un n’a relayé correctement les informations de Mediapart, pas un n’a jugé bon de déployer des ressources journalistiques pour faire progresser l’enquête. Pire, un véritable travail de déstabilisation et de dénigrement du journal à été mise en œuvre, Jean-Michel Aphatie en tête, lancé dans une diatribe aussi ridicule qu’acharnée contre Mediapart, Edwy Plenel et Fabrice Arfi.

 Mais ces médias avaient-ils intérêt à faire leur métier ? Quel métier d’ailleurs ? Avaient-ils intérêt à crédibiliser une information susceptible de faire tomber un gouvernement tout entier dévolu au projet de classe néolibéral ? Tout comme l’État et le personnel politique, il ne faut pas hypostasier les médias. Et lire le dernier essai de Jean Stern : aujourd’hui, tous les grands médias, presse « de gauche » (Libé) comprise, sont les filiales parmi d’autres de grands consortiums financiers (holding) aux mains des dirigeants de l’oligarchie : Pigasse, Niel et Bergédétiennent la holding qui contrôle le Monde, Rothschild celle qui contrôle Libération, Arnault celle qui contrôle La Tribune et Les Échos, Pinault celle qui contrôle Le Point, Lagardère celle qui contrôle Paris Match et le Journal du dimanche (qui prétendait avoir pris connaissance d’une note blanchissant Cahuzac) et Europe 1, Perdriel celle qui contrôle Le Nouvel Observateur et Rue89, Dassault celle qui contrôle Le Figaro, Bouygues celle qui contrôle TF1, Fourtou celle qui contrôle Canal+, etc.

Cahuzac et Montebourg

Montebourg a critiqué, hier, la politique d'austérité, dans un article du Monde. Et le même journal explique aujourd'hui que cela a provoqué la fureur d'Ayrault. Ce que je retiens surtout c'est cette phrase d'un "ami du ministre" : "Pendant six heures, on n'a pas parlé de Cahuzac. Ça montre juste qu'il faut faire un peu de politique."

Il est évidemment choquant que le ministre du budget soit un fraudeur. Mais l'affaire ne ferait pas autant de bruit si le gouvernement donnait l'impression de savoir où il va - autrement qu'à Bruxelles, en chemise blanche et la corde au cou.

De Cahuzac à Cazeneuve

Donc voilà Bernard Cazeneuve aux manettes du budget (peut-être pas pour longtemps, certes). Je suis curieux de savoir, si l'on arrive là, quelles justifications il emploiera pour les futures mesures d'austérité qu'il sera contraint d'appliquer.

Il n'y a pas foule de motivations pour appliquer des mesures ineptes et susceptibles de ravager une société :

- l'ambition alliée au cynisme. Cahuzac n'en manquait apparemment pas ;

- le sentiment du devoir. Envers quoi ? Un président qui se veut surtout normal et pas charismatique ? Un projet européen de plus en plus détesté, alors même que Cazeneuve a voté non en 2005 ?

On verra bien si Bernard Cazeneuve se hisse au niveau où Cahuzac s'était placé, d'efficacité dans l'exécution de politiques inefficaces.

*

Le problème de Hollande d'ici la fin du quinquennat sera peut-être de ne pas pouvoir trouver suffisamment de cyniques pour le suivre dans sa politique d'alignement européen. C'est cela que révèle, pour moi, l'affaire Cahuzac.

 

 

 

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