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Dimanche 27 avril 2008
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Mardi 22 avril 2008
Bon, après quelques journées épuisantes, voici venu le temps des vacances.

Ce blog s'interrompt au moins jusqu'au premier mai, et peut-être un peu plus si je décide enfin de finir ma note sur les Mémoires de Jean Monnet...

D'ici là je m'en vais visiter Monreale, Lipari, Syracuse, Agrigente, Erice...

Au plaisir de vous retrouver.









free music
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Lundi 21 avril 2008
"Il existe dans la gauche contestataire un plaisir narcissique à se sentir "anti-" qu'on retrouve étrangement depuis le samizdat PLPL jusqu'à l'aile gauche du PS. "Anti-capitaliste", "anti-libéral" sont des mots qu'on avance pour se dispenser de penser quelque chose de positif, de fort, de constructif - et en ce sens je suis très heureux que le mois dernier la revue Commune m'ait invité à écrire sur le socialisme, et non sur l' "anti-capitalisme [...] Il y a cette vieille idée nietzschéenne que celui qui se définit en s'opposant est faible. Et qu'il faut affirmer quelque chose - commencer par cela. L'affirmation manque terriblement à la gauche d'aujourd'hui [...]"

Chez Frédéric Delorca, un très bon blog


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Dimanche 20 avril 2008
Pour moi c'est une question. Pour Gérard Grunberg, c'est une certitude : tout va très bien.

J'avais lu un article de Grunberg après les municipales, qui m'avait déjà interpellé. Il réussissait l'exploit de conclure à un renforcement du bipartisme après les municipales, sans même écrire une fois le mot "abstention" (record pourtant sous la Vème). Il jetait également Bayrou aux oubliettes, alors que le score du Modem est bon là où il avait des candidats, et que l'acharnement de Sarkozy à planter Bayrou montre que Sarko ne s'y est pas trompé.

Essayant de retrouver cet article, je suis tombé sur
l'analyse du livre de Grunberg et Laïdi, "Sortir du pessimisme social".

J'y retrouve toutes les idées qui font perdre la gauche d'aujourd'hui.

Pour Laïdi et Grunberg, le pessimisme indû c'est "le rejet de la mondialisation, la méfiance vis à vis du projet européen ou encore la crainte des nouvelles technologies."

Pour eux, la solution principale est là :

"De fait, la critique sociale de l’État a basculé de gauche à droite. C’est aujourd’hui le néolibéralisme qui met en évidence les inégalités que l’État produit ou garantit, quitte, naturellement, à sous-estimer les inégalités de marché qu’il tend à naturaliser. On peut donc imaginer qu’une critique d’inspiration social-démocrate puisse mettre en évidence à la fois les inégalités de marché et celles générées par la protection statutaire de certaines catégories."

Voilà comment la gauche doit s'aligner sur la position du courrier des lecteurs du Figaro pour dénoncer la protection statutaire de certaines catégories. Comme j'imagine qu'il ne s'agit pas de critiquer les golden parachutes, je pense que l'avenir de la gauche selon eux c'est de taper sur les enseignants, les cheminots et autres scandaleux privilégiés. Sarkozy fait ça très bien tout seul pourtant.

Les deux auteurs, toujours pour suivre le résumé de leur ouvrage, dénonçaient les économistes institutionnalistes de gauche (Aglietta, Boyer, Amable), toujours trop prompts à souligner les fragilités du capitalisme américain. Je pense que sur ce sujet Laïdi et Grunberg n'ont pas à faire la leçon à qui que ce soit sur la force inébranlable du modèle américain. Les USA, s'ils continuent à jouer au chêne inébranlable s'engageant en Iran, risquent fort de faire rire les roseaux...

Pour conclure, l'article rappelle que l'ouvrage  de Grunberg et Laïdi se terminait par un chapitre expliquant combien toutes ces idées modernes qui vont faire gagner la gauche optimiste (vive l'Europe, vive le marché, vive la mondialisation dérégulée) sont incarnées par Ségolène (CQFD).

Tout faux donc. Je crois qu'en sens inverse la gauche gagnera si elle sait :

1. être inflexible sur le fait que les fondements de la société ne sont pas régis par le droit des contrats, et que donc la puissance publique peut décider de faire de secteurs comme la santé, l'éducation, les transports, l'énergie, des secteurs partiellement ou complètement publics (malheureux d'en arriver là),

2. refuser l'Europe qui ne sert qu'à imposer le marché partout, dans l'ensemble des relations sociales,

3. considérer que les pays en développement ne sont pas nos ennemis mais nos alliés dans le combat pour un monde ouvert mais régulé.

En attendant, il n'y a pas de raisons aujourd'hui d'être particulièrement optimistes...



(j'espère pour mon ami écryvain renouer ainsi avec une veine plus posée, quoique plus fatiguante...)






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Samedi 19 avril 2008
Certes, avec internet on ne peut pas emballer le poisson.

Il reste que sur internet les journalistes sont plus libres. Libres de ne pas faire semblant de transformer leur avis en faits établis.

Ainsi de cet article de bakchich sur la réforme des hopitaux : de la m... libérale, point, et c'est fort bien expliqué. Comparé à l'article contourné du Monde, c'est beaucoup plus satisfaisant. La pauvre journaliste a rédigé un texte où l'on peut percevoir quelques défauts de la réforme, mais à la lecture duquel on est bien en peine de se faire une opinion sur quoi que ce soit tant il est vaseux et inspiré par des philosophies contradictoires.

Le débat c'est l'hopital est-il un secteur marchand ? La réponse est non et le premier article pose bien le problème, en y répondant pour son compte. Au Monde, chez les rois du robinet d'eau tiède, on a une première partie où c'est non, il y a trop de risques à se ranger à des critères marchands, puis une suite où l'on explique benoîtement qu'il faut aussi que l'hôpital public rentre dans la compétition... Beurk.

Voilà. Sur internet, on est pas obligé de plaire à tout le monde.

Article foutraque et un peu court, mais à verser au débat déjà long sur ce sujet presse papier vs web...



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Vendredi 18 avril 2008
Il est sorti ! On peut enfin contempler la version complète du Traité Simplifié. C'est signalé par M. M dans un commentaire  sur un vieux billet (y'en a qui suivent, quand même !).

Le texte tant attendu a été si simplifié qu'il ne fait que 479 pages, c'est pas beau ?

Emouvant !

Ca laissera sans doute indifférent Max, qui écrit peu sur l'Europe, mais écrit bien :

[...] L’Europe, ce « gigantesque instrument de paix », cette « cause passionnante pour laquelle tant d’énergies se sont fédérées », l’Europe est une idée qui a vécu. L’Europe ne m’intéresse pas, l’Europe est un thème chiant. L’Europe et sa « modernité », j’en ai rien à foutre. L’Europe est emmerdante, l’Europe me fait penser à la vieillesse, à Giscard, à la droite, aux vieux cons, à l’emmerdement ; pas du tout à l’avenir, à la jeunesse, au dynamisme. L’Europe est un thème de pères qui expliquent à leurs gamins comment on fait les enfants, avec un enthousiasme patent qui fait honte à leur gosse tant ils sont ridicules. [...]

Un billet lapidaire mais juste, sur l'Europe, cette idée qui pue.

*

De mon côté, je note que cette version simplifiée n'est même pas finie, puisqu'avec une déconcertante bonhomie, les ****** de la Commission écrivent noir sur blanc, en encadré sur la première page :

Cette publication a un caractère provisoire. D'ici l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, un certain nombre de
rectificatifs pourraient encore intervenir dans l'une ou l'autre version linguistique du texte, afin de corriger
d'éventuelles erreurs qui viendraient à être découvertes dans le traité de Lisbonne ou dans les traités existants.


Un premier rédacteur avait écrit "On vous a bien eus bande de cons avec vos référendum à la noix, on vous a vendus un traité même pas fini, de toute façon votre avis on s'en tape !
(oui, je sais, je rate encore une occasion d'être cité sur e-toile). Puis un relecteur est arrivé et s'est dit que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire... D'ailleurs il a ajouté ça : "Ce texte constitue un outil de documentation n'engageant pas la responsabilité des institutions de l'Union européenne." (NDLR : authentique. La responsabilité des institutions de toute façon n'est jamais engagée. Quand ça va mal ce sont les méchants états...)

*

Beaucoup de non-dits sur ce fameux Traité simplifié donc, et il est difficile de tenir un discours vrai sur le sujet - pour ceux qui sont condamnés à soutenir ce processus infernal. Comme pour une diplomate britannique en poste à Dublin, qui rendait compte à sa hiérarchie d'une conversation avec le Directeur général de la diplomatie européenne, dans un email qui, manque de bol, s'est retrouvé dans le Daily Mail. Voilà tout ce qu'on y apprend :

- la Commission va éviter toute annonce désagréable d'ici au référendum irlandais, pour ne pas effaroucher les électeurs. Par exemple l'annonce d'une base commune pour l'impôt sur les sociétés est reportée à l'automne,

- le référendum va être avancé en Irlande, sans doute au mois de mai (le 29 précise Open Europe, est-ce que ça va encore porter chance ?) ; parce que Sarkozy étant imprévisible, les irlandais ont peur que la présidence française n'effraie les agriculteurs irlandais. C'est  à dire qu'en effet, Sarkozy ayant visiblement envie d'en finir avec la France, et les irlandais ayant souvent une position proche de la France sans Sarkozy, l'Irlande s'inquiète.

La seule chose rassurante dans tout cela, c'est que la presse française n'en soufflera pas un mot, faudrait pas effrayer les boeufs    veaux  gentils électeurs. Par exemple, à ma connaissance, la bonne presse française n'a pas repris le sondage du Financial Times d'hier dont les résultats étaient effrayants pour l'Europe (que fait Tintin Robert Ménard ?)

D'ailleurs, l'expression de traité simplifié est un bon indice pour détecter les vendus au sarkozysme: chaque fois que cette expression est employée c'est un bon coup de langue à ce menteur de Sarkozy qui a vendu un traité prétendûment simplifié pour se faire élire par un peuple majoritairement noniste.

Tiens, regardons qui emploie le plus cette expression de "Traité simplifié" parmi les trois principaux quotidiens :

Le Figaro : 245 fois. Pas mal

Libération : 341 fois. C'est mieux, bravo !

Le Monde : 1 150 fois. Le Monde est un grand journal !


*

Récapitulons... Un référendum manipulé, un Traité même pas fini, une presse française qui est occupée à tout sauf à l'essentiel, et même occupée à détourner le bon peuple de l'essentiel.

Qui a dit propagande ?

Juste pour rigoler, j'ai cherché quelle était la une de Libé au moment où je rédige ce billet. La voilà :









free music







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Jeudi 17 avril 2008
Il s'est taillé un joli succès de librairie et d'estime avec "la France qui tombe", mais il n'écrira sans doute pas l'Amérique qui tombe : il ne faudrait pas désespérer Versailles...

Car en effet, le phare du monde libre ne va pas si bien que cela. Paul Craig Roberts, ce conservateur à la dent dure, revient sur quelques problèmes américains, et Paul Krugman, ce progressiste qui serait sans doute en France rangé à côté de Mélenchon parmi les affreux populistes, enfonce le clou.

Côté performances économiques brutes, ça ne va pas bien.

L'économie américaine a ainsi perdu presque 100 000 emplois en mars.

Roberts ajoute que ce problème conjoncturel est redoublé par un grave problème structurel: les USA importent, en biens commerciaux, 17% de leur PIB, alors que le secteur manufacturier américain ne produit que 12% du PIB. Modulo des différences de comptabilisation des deux côtés, les USA ont donc un déficit manufacturier structurel d'environ 5% de leur PIB, qui ne se résorbera pas du jour au lendemain (peut être qu'en réorientant la totalité de la production vers du militaire, assez peu importé ?...)





Autre problème pointé par Roberts, celui du bidonnage des statistiques. Là, il faut présenter John Williams (un économiste, pas le compositeur de la BO de Star Wars, merci).

John Williams est un économiste qui a commencé par faire des modèles économétriques pour des sociétés privées. Par exemple, pour une compagnie aérienne, un modèle qui liait la croissance du nombre de pasagers aux évolutions du PIB. Les résultats étaient bons jusqu'à un jour où ça ne collait plus. Williams s'est rendu compte que les évolutions dans la comptabilisation du PIB rendainet nécessaire un reparamétrage du modèle. Bref, depuis, il s'est spécialisé dans le décortiquage des statistiques officielles (une sorte d'Emmanuel Todd qui vivrait de son travail critique en en vendant le résultat à des boîtes privées).

Et bien, selon lui, en conservant les définitions du chômage et de l'infltaion telles qu'elles prévalaient au début des années 80, l'inflation américaine serait aujourd'hui à près de 12% et le chômage à 13% (heureusement, de telles distorsions statistiques, ça ne pourrait pas arriver en France...)

Pas étonnant que le papier de Krugman indique que depuis 44 ans que les américains sont sondés sur ce sujet, ils sont en 2008 un nombre record à estimer que leur situation actuelle est pire que cinq années auparavant.

 Point de vue social, Paul Krugman indique dans un autre article que 35 millions d'américains sont dépourvus d'assurance médicale. On sait cependant que les soins d'urgence sont souvent gratuits. Sauf que ce n'est pas toujours le cas, que certains soins, sans être urgents, sont indispensables mais trop coûteux. Selon un étude citée par Krugman, ce sont près de 27 000 américains qui meurent chaque année faute d'une couverture correcte (pas loin de 1% des non-assurés).

Juste un rappel, les américains dépensent beaucoup plus pour leur santé que les français. près de 3% de leur PIB. Malgré cela, ils ont un système de santé dont tous les indicateurs sont plus mauvais (espérance de vie etc...) Parce que les assureurs privés prélèvent 25% des cotisations en frais de gestion, contre 4% pour la sécu que Sarkozy est en train de démanteler sous les bravos bruxellois.

Bref. J'attends avec impatience de lire "l'Amérique qui tombe", par Nicolas Baverez. J'espère lui avoir fourni au moins deux bonnes sources pour son chapitre introductif...








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Mercredi 16 avril 2008
A quoi ça sert que Barroso y se décarcasse ?

On y arrivera jamais si chaque avancée de l'Europe est boudée par ses citoyens....

Le Financial Times d'hier donnait les résultats d'un sondage sur l'Europe, réalisé dans cinq états jadis libres (UK, Allemagne, France, Italie, Espagne) et un état qui l'est resté (les USA).

Le moins qu'on puisse dire c'est que le peuple européen est ingrat. Jugez plutôt. Les sondés ont été interrogés sur ce qu'avait apporté l'Europe. Le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas glorieux.

Pour aller un peu au delà du sondage, tel qu'il est livré, j'ai regroupé les sentiments positifs ("paix", "démocratie", "prospérité" - y'en a qui rigolent au fond...), négatifs ("corruption", "bureaucratie", "inégalités") et neutres ("ne sait pas", "autres", "marché commun" : on peut discuter sur le marché commun, mais personne ne peut dire que c'est positif ou négatif. C'est comme cela qu'est née l'Europe, point. Si le marché commun est positif c'est en ce qu'il a amené de la prospérité, s'il est négatif cela se retrouvera par exemple dans les inégalités).

J'ai donc additionné les réponses par catégorie, pour étudier comment se répartissent les sentiments positifs, négatifs, ou neutres... Voilà le résultat :



Surprises !

D'abord les britanniques ne trouvent RIEN de positif dans l'Union. Leur clairvoyance m'a toujours imposé un profond respect (ah le Churchill d'Angleterre d'Albert Cohen)...

Ensuite la France et l'Allemagne mettent en avant la paix. Ce sont les seuls et cela montre bien ce qu'est, en réalité, l'Europe : une mauvaise solution à la nécessaire réconciliation franco-allemande.

L'Allemagne est finalement encore plus eurosceptique que la France.

Les espagnols sont bien les seuls à être plus positifs que négatifs sur l'Europe. Il est vrai que question prospérité ils sont encore créditeurs nets au budget européen...

Les Etats-Unis, qui sont censés être effrayés par l'Europe-contrepoids à leur influence, sont plutôt du genre Jacques Chirac par rapport à l'Europe, version "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre..." : 45% d'entre eux n'ont même pas d'opinion sur la chose.

Ensuite, et enfin, dans l'ensemble il y a deux fois plus d'opinions négatives sur l'Europe que de positives, et plus des deux-tiers des européens sont indifférents à la chose...

Bon, on peut trouver simplificateur ce calcul sur un coin de table.

Il est cependant confirmé par la question qui tue : "est-ce que votre pays se porte mieux depuis son entrée dans l'Union, pareil, ou moins bien ?" Dans l'ensemble, c'est 45% de "moins bien", 30% de "pareil" et 25% de "mieux"... (pour le détail par pays,
voir l'article).

Tous ces européens sont indignes. En plus, ces gueux voudraient avoir le droit de s'exprimer (où va-t-on ?)

Qu'on en juge : 75% des espagnols, 71% des allemands, 69% des britanniques,  68% des italiens et 64% des français (les pauvres se sont-ils résignés ?) veulent un référendum après un nouveau traité.

Ca m'a rassuré sur l'état d'esprit et la mentalité des opinions : les citoyens n'ont pas la parole mais ils ont toute leur jugeotte...

Bon. C'est simple, pour sauver l'Europe il faut changer de peuple.

Ca tombe bien, une relation qui travaille au coeur d'un satellite du Berlaymonster vient juste d'attirer mon attention sur un échantillon de bons citoyens européens.

Voilà des citoyens modèles ! Je vous laisse admirer l'Europe - réjouissante - de demain, qui nous changera de ces grincheux sondés. Enfin des citoyens présentables. Enjoy, my European friend !








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Mardi 15 avril 2008
Pour suivre l'actualité, j'ai recours à une batterie de flux RSS que je lis à travers Netvibes depuis fort longtemps. Depuis peu, Netvibes propose aux utilisateurs d'ouvrir les pages de leur "univers Netvibes", pour faire profiter tout un chacun de la sélection de sites ainsi réalisée.

Un bon exemple vaut mieux que de longs discours, donc je vous invite à aller vous y promener directement. J'aime beaucoup le visuel de ces pages, plus attrayant que ce propre blog - message à over-blog : vous devriez en prendre de la graine question ergonomie...

Les blogs sont rangés en catégories, certaines sont un peu fourre-tout , ou arbitraires, comme les "blogs perso" qui regroupent tous les blogueurs qui comme moi ne s'autorisent que d'eux-mêmes pour raconter la vie de kéké (  ;-)   ), leur dernière soirée télé ou exprimer toute l'affection qu'ils ont pour Ségolène.

Bonnes découvertes (j'espère) !

C'est par ici :



PS : le lien n'était pas passé. normalement c'est remis, en cliquant sur l'image... Merci à Malakine pour le signalement !



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Lundi 14 avril 2008
Suite aux remarques  de Gus, j'ai regardé quelques vidéos de Zemmour. Face à Bayrou, en fin de la vidéo suivante, le sujet européen est abordé. Zemmour s'est lancé dans une question implacable à Bayrou : "vous voulez maintenir le modèle social français comme résistance à la mondialisation, mais l'Europe se vautre dans la mondialisation, et vous êtes le parti européen. Quid ?"  Bayrou n'a pas été bon dans sa réponse, mais je vous laisse juger...








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Dimanche 13 avril 2008
Comme le coucou fait son nid chez les autres, Ségolène Royal a lancé, l'air de rien, son OPA sur le PS.

On a beaucoup glosé sur la trahison supposée de Fabius qui aurait été déloyal en faisant campagne - plutôt discrète - pour le non en 2005.

Je ne sais pas bien comment se compare la campagne de Ségo à celle de Fabius, mais tout n'y respire pas la sincérité affichée...

1. Un site internet est lancé,
www.congresutileteserein.com (.com ?), dont le look pompe allègrement celui du PS, histoire d'apparaître comme un truc officiel. Ségolène n'est pas Première secrétaire du PS mais se comporte déjà comme telle.


La question posée est claire : comment le congrès du PS peut-il être utile aux français ? Comprendre : comment choisir le bon candidat pour la présidentielle et ne se lier en rien par des questions idéologiques (beurk) ? Ou comment contourner les éléphants et les millitants par un appel à l'opinion publique (qui n'en a pas grand chose à faire au demeurant).

Ce à quoi aboutira la méthode royaliste est clair, et parfaitement décrypté, par
Eric Dupin :

"...La vérité de leur démarche [des royalistes] est exprimée sans fard par Gaëtan Gorce, l'un des soutiens les plus réfléchis de Royal, dans une lettre aux dirigeants socialistes. Ce "rénovateur" convaincu fait du changement du "fonctionnement" du parti un "préalable" à sa renaissance.  Il prône courageusement une présidentialisation du PS: le premier secrétaire serait élu avant
le congrès indépendamment d'un texte politique; les courants disparaitraient au profit d'une "vaste consultation" de la base qui serait arbitrée on ne sait trop comment (ou plutôt si). Tout cela s'inspire à la fois des moeurs contestables de la Vème République - au moment même où il est question d'y remédier - et des pratiques encore plus douteuses du "centralisme démocratique" de culture communiste."

Retour à Georges Marchais ? Je crois que je préfère les guerres de courant...

2. Des réunions Désirs d'Avenir ont lieu pour préparer le congresutileetserein, dont les secrétaires de section PS relaient les invitations (en tout cas le mien), mettant ainsi le fichier des adhérents du PS à disposition de Désirs d'avenir :


EN PRESENCE DE DAVID ASSOULINE SENATEUR ET CONSEILLER DE PARIS, MEMBRE
DU GROUPE DES 20 AUTOUR DE SEGOLENE ROYAL.

PROGRAMME
LANCEMENT DU PACTE RENOVATEUR

DEFINITION DE GROUPES DE TRAVAIL

POUR REPONDRE A LA CONSULTATION PARTICIPATIVE

LANCEE PAR SEGOLENE ROYAL SUR LE THEME

COMMENT LE PARTI SOCIALISTE PEUT IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS
?



3. Ségolène a ses locaux propres (financés par Pierre Bergé) ; Vincent Peillon, qui apparaît de plus en plus comme son bras droit, a lancé sa propre fondation, l'Institut Edgar Quinet, qui vient concurrencer la Fondation Jean Jaurès... Bref, ceux qui ont jeté la pierre à Fabius pour fractionnisme peuvent en préparer deux ou trois autres pour Ségo.


En tout cas, pas question pour moi de jouer le serin utile de cette démarche de coucou. Tout comme Jospin, Ségolène ne montre en rien en quoi elle aurait
suffisamment changé pour que sa défaite passée se transforme en victoire. Comme le relève Versac, la même méthode d'enfumage militant que celle qui a prévalu lors de la présidentielle est à l'oeuvre : "Comme lors du précédent désirs d'avenir, il semble que ces deux fonctionnements restent cloisonnés : d'un côté, le bon peuple des forumeurs, bons à s'étriper sur des forums, de l'autre, les cercles intellectuels (bien constitués, manifestement, avec la fine fleur des intellectuels de centre-gauche)."

Au final, on sait bien qui rédigera le programme de Ségo, dans un petit bureau (Vincent Peillon, pas effrayé, annonce sur la vidéo d'accueil de la cage à serins que le programme "sera écrit à 100 000 mains". Certes. Et après 100 fleurs refleuriront...)


En synthèse, l'argumentaire royaliste est le suivant :

    1. il faudrait voter Ségolène au PS car c'est la meilleure,

    2. elle n'a pas d'idées mais une méthode,

    3. sa méthode n'a pas marché en 2007 mais elle reprend la même.

Il y a à mon avis une de ces trois propositions qui est fausse...



Ah, j'oubliais : la méthode choisie, par questionnaires ouverts (liste de 10 questions-fatras) est parfaitement faux-cul : à quatre années d'échéances électorales, on aurait aimé que Ségolène cesse de dire que son choix sera celui des français pour plutôt exprimer ses propres positions et propositions. En toute bravitude.











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Dimanche 13 avril 2008
Un article de Libé sur internet, anonce que Ségolène Royal a perdu un procès contre deux anciennes collaboratrices.

La version web explique assez bien que ces deux personnes ont obtenu le paiement de plusieurs mois de salaires non payés par la championne de la bravitude.

Mais les lecteurs de la version papier n'auront droit qu'à une version édulcorée, à la lecture de laquelle on se demande bien sur quoi a pu se prononcer la justice. Texte intégral, sous une rubrique intitulée "droit" (pas de politique dans cette info, c'est pas comme si un dirigeant socialiste se comportait comme le premier patron licencieur venu...) :

"La Cour d'appel de Rennes a donné raison hier à deux attachées parlementaires de Ségolène Royal, qui réclamaient le versement de plusieurs mois de salaires non payés. En 1997, après la dissolution de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal avait licencié, comme tous les députés, ses collaboratrices attachées parlementaires."

Certes, mais peut être les autres députés avaient-ils pris soin de payer leur dû à ces licencié(e)s. Sans quoi on ne voit pas bien pourquoi ils n'ont pas, eux, été condamnés... Formidable travail d'investigation de la part de Libé...



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Samedi 12 avril 2008
"[...] tu sais, j'avais toujours cru que l'antisémitisme allait de pair avec le nationalisme obtus comme, avant la révolution, chez les hommes de l'Union de l'Archange saint Michel. Mais maintenant, j'ai constaté que les hommes qui appellent à libérer la Russie des Juifs, sont aussi ceux qui s'humilient devant les Allemands, serviles et pitoyables, ces hommes sont prêts à vendre la Russie pour trente deniers allemands."

in Vassili Grossman, Vie et Destin


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Vendredi 11 avril 2008
Fatigué.

Mais content.

*

J'aime bien commenter sur des blogs et suivre les réponses des auteurs, souvent intéressantes. Il est pourtant difficile de se souvenir de tous les endroits où l'on a mis les pattes, donc d'y repasser pour voir comment un fil de commentaires a évolué : parti en spaghettis ou bourgeonnant fièrement. Et tous les blogs ne permettent pas de recevoir les commentaires ulétrieurs par courriel ou sur un flux RSS.

Pour remédier à cela, je me suis créé une page wiki, facilement modifiable, où je note les commentaires laissés ailleurs. On peut voir là le signe, pas faux, d'une lourde adiction au monde des blogs, mais on peut aussi trouver cela pratique.

Comme en plus, la page en question est publique, il m'est très simple d'en faire profiter tout le monde. Par exemple sur la Russie, l'Europe et la démocratie chez Malakine.

Voilà, n'hésitez donc pas à visiter, c'est ici la page wiki, j'espère que cela vous permettra aussi de découvrir d'autres blogs sympathiques et originaux (La technique et la peur
, par exemple), et de vous joindre aux débats.

*
Par ailleurs, merci aux supporters de Ludivine de ne pas multiplier les commentaires appelant à la mobilisation, mais de passer par le formulaire de contact. J'ai supprimé le commentaire en doublon de ce jour, après l'avoir copié sur mon billet antérieur.


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Jeudi 10 avril 2008
Juste quelques lignes pour le dernier de cette excellente série qui reflète parfaitement le désarroi d'une génération revenue de toutes illusions politiques. Pour Marco, la photo reste comme un moyen d'exprimer quelque chose qui n'est plus porté par les débats politiques.

Lareenet dépeint la tristesse d'un chantier qui se ferme, la fin d'une forme de vie collective que rien ne viendra remplacer (lire aussi le très bon Noir métal) et le désarroi des anciens militants qui n'ont plus de cause à soutenir.

Excellente BD, pas noire, subtilement mélancolique.


larcenet4.jpg
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Mercredi 9 avril 2008
Bon, je risque de recevoir un mail courroucé, mais j'assume.

A lire l'avalanche incroyable d'informations sur le Tibet, sur le nombre de fois où la flamme s'est éteinte ou pas, sur l'opportunité d'envoyer ou pas nos athlètes là bas
, on pourrait avoir l'impression que nous frôlons la guerre mondiale et que nos athlètes courront en Chine un danger mortel.

(Ségolène s'est encore illustrée dans cette affaire, elle louait la promptitude des tribunaux chinois il y encore peu de temps, comme le rappelle Valeurs Actuelles. Voilà ce que déclarait en Chine il y a un an celle que d'aucuns voudraient nous infliger encore en 2012 « C'est d'ici que viendra la survie et l'invention du nouveau modèle de développement », celui du « développement durable », avait déclaré la candidate, « c'est notamment avec la Chine qu'il faut tracer des voies pour l'avenir ». « La Chine est en quelque sorte notre nouvelle frontière, il faut surmonter les craintes, maîtriser la mondialisation, imposer des règles communes et défendre une nouvelle forme de développement »
)

Je crois donc qu'on court surtout le risque d'être parfaitement ridicules.

Il y a tout d'abord un bon moment que les jeux olympiques sont une machine à fric invraisemblable. Pour les amoureux de la liberté, on rappellera qu'on ne pouvait pas rentrer dans les stades à Athènes aux jeux de 2004  avec une boisson autre que produite par le groupe Coca-Cola
. Le plus simple pour les démocrates véritables c'est donc de ne pas regarder les jeux, où qu'ils se déroulent...

La Chine ensuite ne s'est pas réveillée il y a quinze jours pour devenir un pays brutal et non démocratique. Amnesty international
estime que le chiffre officiel de 1010 exécutions de condamnés à mort en 2006 est probablement sous-estimé d'un facteur 7 ou 8. Et l'on sait que nombre de ces condamnations peuvent être bien plus politiques que criminelles. Donc il ne fallait pas faire les jeux en Chine, point.. Ou alors estimer que le sport est au dessus de tout cela, mais alors c'est encore le cas.

Il y a certes le cas du Tibet et des brutalités policière chinoises là bas. On peut discuter sur la sinitude du Tibet et sur la nécessaire indépendance, ou non, de cette zone - indépendance que le Dalaï-Lama, intelligemment, ne demande d'ailleurs pas. Mais l'enthousiasme pour cette région ne semble pas réellement spontané. D'après plusieurs témoignages rapportés notamment par un blog de la droite la plus modérée, ce sont par exemple des tibétains qui se sont engagés dans des violences à l'égard de  chinois.

Le Dalai Lama est-il si gentil que l'on doive aussi invariablement le préférer aux chinois ? Un livre publié par l'université du Texas, co-rédigé par un militaire américain et un ancien directeur à la Heritage Foundation (difficile pourtant de trouver plus réactionnaire que cette institution, c'est pas le Réseau Voltaire ni Indymédia), the CIA's secret war in Tibet, explique comment le Tibet recouvre "une guerre secrète [contre la Chine] payée d'un sang tibétain sponsorisé par la CIA".



Je ne suis pas sûr que le Dalai-Lama, sorte de Ladi Di de la religiosité mondiale, ne soit pas avant tout un féodal voulant retrouver sa couronne héréditaire et ses gens, dont on ne sait pas bien s'il les traitait correctement.

Pour ce qui est des brutalités chinoises, il y a peut être eu dans les 200 morts au Tibet, selon les organisateurs 
tibétains. Ces morts sont évidemment de trop. Cela équivaut d'ailleurs à six jours de morts en Irak, en moyenne, qui sont également de trop. Et le précedent secrétaire général de l'ONU avait rappelé, en 2004 (cf. article du Guardian), que l'intervention américaine en Irak était illégale.

Entendez-vous souvent des officiels protester contre cet état de fait ? Vous voyez des banderoles demandant un retrait d'Irak ? A l'heure où l'on s'apprête à envoyer quelques troupes supplémentaires en Afghanistan, à la demande des USA, j'ai presque tendance à penser que l'on devrait crier plus fort contre cela que contre deux ou trois Tibet simultanés... C'est toujours plus facile d'aller balayer devant la porte des autres apparemment.

Bref, sur la Chine, fallait pas y aller si l'on voulait lier sport et démocratie. Maintenant qu'on y est c'est un peu extravagant de découvrir que, non, la Chine n'est pas un pays convenable.

Et l'on a vraiment l'impression que, de Darfour en Bétancourt
  en passant par la banderole anti cht'i et le SMS du président (reviens/j'annule), les médias se laissent balloter par l'actualité la plus évidente, fournie pré-mâchée, en oubliant d'aller regarder ce qui se passe ailleurs et qui peut avoir un poids bien plus important pour notre avenir collectif.



 





 
 

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Mardi 8 avril 2008
Hier matin, en commentaire d'un billet sur les inégalités, quelqu'un a laissé un article du Courrier Picard sur les difficultés d'un couple de parents avec la sécu.

Leur fille, Ludivine, est atteinte d'une maladie invalidante et a besoin d'un fauteuil roulant sophistiqué. Une commission bidule a estimé, apparemment contre un avis médical et surtout en dépit du bon sens, qu'il n'était pas nécessaire d'acheter (et donc encore moins nécessaire de rembourser) un fauteuil adapté (coût de 11 000 euros).

Il y a également un article de l'Union à ce sujet.

Apparemment les parents ne demandent rien, pas d'argent, mais veulent attirer l'attention sur leur cas.

Comme c'était sur mon blog, je me sens du coup partiellement responsable de l'écho de cette campagne, je republie
donc ici l'article du Courrier Picard laissé en commentaires.

Pas trop de lecture politique de cela, sauf peut-être l'idée que quand l'administration devient inhumaine, elle sape le crédit des institutions publiques ; que la noblesse des services publics devrait résider dans le souci mis à ne pas ajouter, aux misères naturelles, celles de la paperasserie tracassière... Tiens, juste pour pimenter un peu la chose, et accélérer peut-être le dénouement, le président du Conseil général de l'Aisne, responsable de la décision de non remboursement via la Maison départementale
des personnes handicapées, est le camarade socialiste Yves Daudigny. Merci à lui, d'avance...

Et bon courage aux parents.

Il y a enfin l'adresse d'un site internet consacré à Ludivine, mais il a l'air en panne.


Voilà donc le texte en question :


Pour exprimer leur colére , ils ont sorti leur banderole . Les parents de Ludivine, 9 ans , handicapée , se battent pour leur fille ait un fauteuil roulant adapté à son lourd handicap ..

Rue Jacques Lescot à Saint-Quentin. La maison de Ludivine 9 ans .Sur la facade flotte au vent du printemps , depuis hier , une banderole blanche , celle d'un combat . << J'ai hésité à la mettre >> explique le papa. Sébastien Leroux l'a finalement fait .

Il l'a accroché ce bout de tissu ou il est inscrit LA COLERE DE TOUTE UNE FAMILLE . << on se bat pour Ludivine , pour qu'elle ait un fauteuil vraiment adapté à son handicap . CE N'EST PAS UN LUXE >> lance le pére dont le sentiment de culpabilité n'est pas long à percer .

  "si j'avais de l'argent , je lui achèterais moi ce fauteuil. Et cette histoire en resterait là !"

Mais le problème est que ce papa a dû cesser son travail suite au handicap de sa fille . << Il faut bien sûr être deux pour s'occuper d'elle >> En 2002 , cette famille Saint-Quentinoise est frappée par l'annonce de la maladie de Ludivine. Elle est atteinte d'une maladie mystérieuse sous forme de micros abcés au cerveau et insuffisance de défences immunitaire .Conséquence, aujourd'hui , elle est totalement paralysée des membres et ne parle plus suite à une très grave rechute brutale en avril 2007.

C'était une bonne vivante , elle marchait , courait , adorait jouer au foot , faire de la moto , aller à la péche etc... raconte la maman en lui essuyant le visage. Une écharpe d'une équipe de L'OM installée au-dessus du lit médicalisé de Ludivine en atteste . Désormais, Ludivine, qui voulait être une écoliére comme tout le monde , communique uniquement par clin d'oeil ou râle. C'EST UN COUP TRES DUR !!! poursuit sa mére .Ce qu'elle n'accepte pas aujourd'hui est que l'on lui refuse un fauteuil roulant CONFORT adapté vraiment à son handicap .

La maison départementale des personnes handicapées nous le refuse ! Ils nous proposent un fauteuil simple avec coque, mais j'en veux pas de ce fauteuil répond la maman. Il n'est pas adapté à ma fille poursuit le père .