Partager l'article ! L'Europe, c'est tous les jours Sarkozy: J'écrivais hier (un peu avant en fait, le billet était resté au frigo) que l'Europe, c'est Sarkozy ...
J'écrivais hier (un peu avant en fait, le billet était resté au frigo) que l'Europe, c'est Sarkozy tous les
jours.
Démonstration avec ce titre : l'Union se dote d'une force de réaction rapide (cf. également
Le Monde, dans une version rassurante et euphémisée).
Une agence européenne de surveillance des frontières, nommée Frontex, sera créée.
Elle regroupera 450 hommes (gardes-frontières et "experts en immigration", ces derniers recrutés au sein du ministère de l'identité nationale de leur pays sans doute), chargés de se porter
partout où se profile l'invasion.
Ces hommes pourront rejeter les clandestins ou leur accorder le droit de déposer une demande d'asile.
La France délèguerait donc à des ressortissants d'autres états européens l'instruction de demandes d'asile de clandestins éventuellement en route vers notre sol.
Tout cela amènera sans doute de gentils ouistes bienveillants à réclamer encore, et en conséquence, une harmonisation des critères (update : en fait c'est déjà en route, une autre agence est en cours de création. Nous aurons tous, les 27, les mêmes critères d'accueil des
réfugiés).
Je vous laisse apprécier comme vous l'entendrez ce Frontex qui me paraît orwellien (je renvoie vers Wikipedia, le site de l'agence Frontex
lui-même étant entièrement, comme celui de la BCE, written in European).
Quelle nécessité à ce nouveau bastringue, quelle que soit l'appréciation que l'on porte sur son rôle comme sur sa définition ?
Aucune : la subsidiarité devrait conduire à laisser les pays riverains défendre chacun sa frontière.
Mais l'intérêt réel de la chose est qu'on crée un embryon d'organisme communautaire, puis un jour les Frontex men seront non plus détachés de leur pays d'origine mais recrutés directement, on en fera une nouvelle classe de dépendants des subventions européennes, accessoirement porteurs d'armes, dotés d'hélicoptères etc...
L'Europe continue donc à progresser malgré nous, selon des modalités de progression tumorale, sans consultation aucune.
L'Europe, on en sort par où ?
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