Dimanche 19 août 2007
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J'avais retracé les débats britanniques sur le siège britannique au Conseil de sécurité (le siège français
apparemment importe peu aux hommes politiques français, comme aux media).
Laurent_k (que je salue au passage) n'ayant pas trouvé les textes de référence, je suis tombé sur ce billet fort intéressant
sur eureferendum.
Les textes en question, nous apprend ce billet, sont donc les articles III-296. 2 et III-305. 2 du défunt TCE :
2. The Minister for Foreign Affairs shall represent the Union for matters relating to the common foreign and security policy. He or she shall conduct political
dialogue with third parties on the Union's behalf and shall express the Union's position in international organisations and at international conferences.
When the Union has defined a position on a subject which is on the United Nations Security Council agenda, those Member States which sit on the Security Council shall
request that the Union Minister for Foreign Affairs be asked to present the Union's position.
Le billet d'Euroreferendum ajoute que certains opposants britanniques avaient exagéré, en concluant de ces articles que le Royaume perdait son siège. J'avais été plus prudent en mentionnant que
nous perdrons l'effectivité de notre siège.
C'est comme tout le reste en ces matières européennes : les termites rongent le bois jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'il n'y a plus de chaise, mais les termites n'annoncent jamais qu'elles attaquent
la chaise. Monnet appelait ça la politique des petits pas.
Le billet mentionné ajoute, ce qui est aussi intéressant, que l'article III-305.2 crée ainsi, en toute discrétion, un représentant de l'Union européenne au Conseil de sécurité de l'ONU. C'est pas
merveilleux ? On pourra y mettre un autre ancien secrétaire général de l'OTAN, comme Solana.
Dites, les gentils partisans de l'UE, ça ne finit pas par vous dégoûter cette accumulation de rapts silencieux et anti-démocratiques ? Ne trouvez-vous pas qu'il y a quelque chose d'admirable dans
la façon dont les britanniques ont, au moins, le mérite de poser les problèmes ?
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Publié dans : Europe : stop !
Mais je ne sais pas si l'on peut hurler à l'atteinte à la démocratie. C'est pas très démocratique cette histoire de membres permanents définis par le statut de vainqueur de la seconde guerre mondiale ...
Il reste la possibilité d'un désaccord, auquel cas nous voterons comme nous l'entendrons et le représentant de l'UE restera à la maison, non ?
L'étape suivante de l'avancement triomphal de l'europe consistera donc à marteler que les représentants nationaux n'ont plus d'utilité, puis la PESC sera à majorité de moins en moins qualifiée, sur un nombre de sujets croissants.
Tant et si bien que les représentants nationaux finiront par sauter.
Mieux vaudrait plaider pour un siège allemand.
La méthode des petits pas, ce n'est pas impossible, mais j'ai du mal à croire que même les plus pro-européens des responsables politiques aient envie de se se voir confisquer leur politique étrangère. Je ne vois pas grand monde accepter une majorité qualifiée sur ce domaine là.
Vous pouvez compte sur le club des européens, ceux qui n'ont rien d'autre à faire que de demander plus de pouvoirs à bruxelles (parce qu'ils y sont), pour jouer ce jeu.
Regardez Kouchner en Irak : tout à perdre et rien à gagner à aller se foutre là bas. N'empêche qu'il y va, et content en plus.
Pour la servilité on trouve touours du monde.
Sur le caractère démocratique, tu as pu lire sur Open-Europe, le recueil des citations des dirigeants de l'UE.
Un tel cynisme, public et assumé, du fait de la certitude d'impunité médiatique litteralement vendu l'UE fait froid dans le dos.
Giscard disait bien que le siège à l'ONU était en question dans le TCE. Le TCE bis étant une reprise quasi intégrale oui, la question se pose....