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Samedi 15 septembre 2007 6 15 /09 /Sep /2007 00:14
Lorsque je  me cassai un bras au collège, ma prof de français écrivit ce vers de Lamartine sur mon plâtre - elle m'aimait bien.

J'ai donc trouvé que baptiser  une nouvelle série de billets "objets inanimés" serait un clin d'oeil à cet épisode. J'y décrirai des objets que j'aime, des achats dont je suis plus ou moins contents.

Je vais ranger mon billet sur la Wii dans cette catégorie, d'autres arrivent sur IDTGV, ma brosse à dent électrique, mon meuble Conforama (non, pas mon nombril, il n'est pas à vendre), ou autres objets bizarres.

D'ici là, j'ai eu, avec retard, la curiosité de trouver le texte complet du poème de Lamartine, Milly ou la terre natale.

Apparemment Lamartine était adepte des longs poèmes, qui les rendent presque illisibles j'imagine - je n'ai même pas lu celui-ci en entier, quand c'est trop long j'ai besoin d'imprimer. Je dois avouer que c'est quand même superbe.

Un extrait, pour les amateurs, le début et la suite sont sur Wikisource :

Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide, 

Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer?

J'ai vu des cieux d'azur, où la nuit est sans voiles,
Dorés jusqu'au matin sous les pieds des étoiles,
Arrondir sur mon front dans leur arc infini
Leur dôme de cristal qu'aucun vent n'a terni!
J'ai vu des monts voilés de citrons et d'olives
Réfléchir dans les eaux leurs ombres fugitives,
Et dans leurs frais vallons, au souffle du zéphyr,
Bercer sur l'épi mûr le cep prêt à mûrir;
Sur des bords où les mers ont à peine un murmure,
J'ai vu des flots brillants l'onduleuse ceinture
Presser et relâcher dans l'azur de ses plis
De leurs caps dentelés les contours assouplis,
S'étendre dans le golfe en nappe de lumière,
Blanchir l'écueil fumant de gerbes de poussière,
Porter dans le lointain d'un occident vermeil
Des îles qui semblaient le lit d'or du soleil,
Ou, s'ouvrant devant moi sans rideau, sans limite,
Me montrer l'infini que le mystère habite!

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