Chaque année, c’'est la même histoire : à fin août, l'’écrivain français est heureux. Le reste de l'’année, il a des phrases à écrire, des chapitres à boucler, mais là, à fin août, quand son roman de la rentrée est sur la rampe de lancement, pas encore chez les libraires mais déjà imprimé, il plastronne comme un Hercule, il scintille comme un miraculé. Bientôt il
moissonnera les articles qui parleront de son livre, car il en aura, son éditeur a des relations. Il ne pense pas au Goncourt, l’écrivain français, et il a tort. Il s'imagine que le Goncourt c'est pour les autres, jamais pour lui. Il se croit au-dessus du lot. Quel prétentieux !
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