Lundi 3 décembre 2007
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Dans un entretien au Monde, Jean-Louis Bourlanges pleure l'ambition européenne perdue.
Pas mal de remarques intéressantes, d'autres discutables, et une vraie bombe intellectuelle : l'Europe ce n'est pas la paix.
J'ai fait le test deux ou trois fois pendant la campagne du TCE, en interrogeant des pro-oui sur les apports de l'Europe. Dans 100% des cas, "la paix" (puis rien, le vide ; l'euro parfois,
d'un air interrogatif..)
Or, voilà ce que répond Bourlanges à l'interrogation du Monde, "oui mais quand même l'Europe c'est la paix ?!" :
Je suis de ceux qui pensent que ce n'est pas l'Europe qui a fait la paix, mais la paix qui a fait l'Europe. Je reconnais le caractère scandaleux du propos
puisqu'il signifie, à rebours de ce que pensent les Français, que c'est la Pax Americana, la sécurité et la sérénité qu'elle a apportées aux Allemands, aux Français, aux Italiens et aux
Bénéluxiens qui leur a permis de s'engager sans crainte sur la voie du rapprochement et de l'intégration.
J'ajouterai que, dans le cas français, la force de dissuasion a certainement contribué à notre tranquilité en métropole.
Bref, autant pour les défenseurs d'une Europe sans qui ce serait la guerre immédiate, les flamands égorgeant les wallons, l'Allemagne envahissant la France, Monaco bombardant San Marin... Un
argument fallacieux de plus qui tombe.
Je reviendrai sur un ou deux autres points de cet entretien...
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Publié dans : Europe : stop !
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