Partager l'article ! Bientôt, grâce à l'Union européenne : Vive Wamba II !: Un article du Monde relate la mise en place d'une relation financière directe entre Bruxel ...
| Juin 2012 | ||||||||||
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L'atmosphère de la cérémonie a pourtant été assombrie par l'absence de la délégation de l'Aragon - qui a décidé de geler sa participation à l'eurorégion en raison d'une brouille avec la puissante Generalitad (région) de Catalogne voisine, portant sur du mobilier d'art sacré exposé à Lérida dont les Aragonais réclament la restitution...Georges Frêche a également protesté, son franc-parler usuel lui faisant dire que l'eurorégion était un machin inutile (de la part du redécouvreur de la Septimanie, c'est tout dire). Il a raison d'un point de vue d'usager, mais tort du point devue de Bruxelles. La vision des institutions bruxelloises n'est pas à 5 ans. Il s'agit, toujours dans la lignée de la politique des petits pas, de grignoter morceau après morceau les compétences nationales. Quitte à en rajouter dans un enchevêtrement de compétences territoriales déjà complexe.
Il a tout compris monsieur YMB : fragmenter les états en créant des sous-états qui devront tout à Bruxelles, voilà la bonne idée. Et la fragmentation belge réjouit YMB, qui y voit l'Europe du futur : chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.
Pour tes amis européens, la grande cause à combattre c'est la Nation.
C'est la Nation, l'idée de Nation, le désir de Nation qui sont la cause de tous les maux, de tous les totalitarismes, de toutes les guerres... (idée fort commode qui permet de ne pas trop penser le fascisme comme le faisait Pasolini par exemple, ou l'antisémitisme...).
La Nation, c'est la guerre. L'Europe, c'est la paix. Et réciproquement.
L'européen se trouva donc fort dépourvu intellectuellement lorsque la bise communautaire s'est abattue sur nous.
L'européen, sous le tir du snipper croate, bosniaque ou serbe, assure ne pas comprendre, ne RIEN comprendre (souvenons-nous du café du commerce des années 90) et plein de bonne volonté envoie le meilleur des siens : Kouchner.
L'européen ne peut pas penser la haine tribale de ces Wambas II qu'on nous promet,
trop occupé qu'il est à chasser le national,unique obsession.
Car il faut toujours, inlassablement, dépecer le Moloch (URSS, Yougoslavie, France et la hideuse et haïe Grande-Bretagne).
Là où pourrait s'interroger, et c'est mon deuxième point,
c'est que ces Moloch ont TOUJOURS un rapport avec l'Allemagne.
Ben oui, l'Allemagne, la très amie Allemagne... qui n'a plus de Moloch pour elle-même (elle a même sacrifié son mark) mais encore quelques intérêts et une conscience de soi.
Autre problème : les européens ont appris la géo-politique au patronage du mercredi (ou du jeudi pour certains) et donc ils ne peuvent soupçonner que derrière l'enrobé du concept, il y ait aussi violence et conflit qui dure, qui dure un peu plus longtemps.
Du très très très regretté Fred Chichin à tes amis européens, je rappelle cette phrase : "on n'a pas que de l'amour..."
Pour la reprise de l'approfondissement européen, je ne vois guère pour l'instant que la régionalisation à venir (demain la Belgique, après-demain l'Espagne et le Royaume-Uni ?). Les nouveaux "petits" états n'ayant jamais eu accès à certaines compétences (politique étrangère notamment), ils auront je pense moins de mal à en transférer une partie à un échelon où elles sont plus adaptées (politique étrangère de nouveau).
Pour l'heure, à voir la qualité des négociations sur un budget européen en baisse, je pense comme M. Bourlanges que nous sommes arrivés à un pallier.