Commentaires

Recommander

Sélection

lalettrevolee  @  yahoo.fr

W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>
Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 00:50
Un article du Monde relate la mise en place d'une relation financière directe entre Bruxelles et une eurorégion pyrénéenne (Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en France, Catalogne, Aragon et Baléares en Espagne).

Ce n'est pas la première fois, l'Alsace ayant déjà obtenu de gérer directement avec Bruxelles ses fonds européens.Là, l'eurorégion ainsi mise en valeur est transfrontalière.

Il y a une volonté systématique de Bruxelles de fracturer les états existants, qui devrait alarmer un peu plus les opinions, à l'heure où la Belgique est toujours en panne et en passe de se scinder.

Ces regroupements artificiels (je sais que les frontières françaises sont artificielles, elles le sont toutes. Certaines plus que d'autres), encouragés à coup de subventions (quel président de région refusera de s'engager pour une opération qui peut rapporter 250 M€ en ces temps de famine budgétaire ?), donnent à l'Europe une allure de gigantesque Clochemerle. Comme le rapporte l'article :
L'atmosphère de la cérémonie a pourtant été assombrie par l'absence de la délégation de l'Aragon - qui a décidé de geler sa participation à l'eurorégion en raison d'une brouille avec la puissante Generalitad (région) de Catalogne voisine, portant sur du mobilier d'art sacré exposé à Lérida dont les Aragonais réclament la restitution...
Georges Frêche a également protesté, son franc-parler usuel lui faisant dire que l'eurorégion était un machin inutile (de la part du redécouvreur de la Septimanie, c'est tout dire). Il a raison d'un point de vue d'usager, mais tort du point devue de Bruxelles. La vision des institutions bruxelloises n'est pas à 5 ans. Il s'agit, toujours dans la lignée de la politique des petits pas, de grignoter morceau après morceau les compétences nationales. Quitte à en rajouter dans un enchevêtrement de compétences territoriales déjà complexe.

Comme l'écrit en commentaire un lecteur chez Versac (billet revenant sur Bourlanges) :

Pour la reprise de l'approfondissement européen, je ne vois guère pour l'instant que la régionalisation à venir (demain la Belgique, après-demain l'Espagne et le Royaume-Uni ?). Les nouveaux "petits" états n'ayant jamais eu accès à certaines compétences (politique étrangère notamment), ils auront je pense moins de mal à en transférer une partie à un échelon où elles sont plus adaptées (politique étrangère de nouveau).

Pour l'heure, à voir la qualité des négociations sur un budget européen en baisse, je pense comme M. Bourlanges que nous sommes arrivés à un pallier.

Rédigé par: YMB
Il a tout compris monsieur YMB : fragmenter les états en créant des sous-états qui devront tout à Bruxelles, voilà la bonne idée. Et la fragmentation belge réjouit YMB, qui y voit l'Europe du futur : chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.

Un futur bien archaïque en réalité. En même temps que Bruxelles avance ces pions, nous faisons de grands pas en arrière : l'eurorégion ainsi dessinée ressemblant beaucoup à l'ancien royaume wisigoth, en plus petit.

250px-Royaume-Wisigoths-2.png
Peut-être que ça va quand même avoir un côté réjouissant, ces évolutions, on pourra réclamer à terme un roi pour cette eurorégion, Wamba II par exemple, pour succéder à Wamba Ier, l'un des derniers rois wisigoths.

Y'a pas à dire, l'Europe, c'est formidable, et en plus c'est moderne.

Cf. un billet ancien L'Europe, machine de guerre contre les états européens.


Cf aussi chez Publius



Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Publié dans : Europe : stop ! - Partager    
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés