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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 00:37

"il y a le nazisme purement allemand, mais aussi un phénomène européen : l'idée de l'Europe moderne est née là, avec tous les discours d'extrême droite des années 1930. Brasillach, Drieu, Degrelle ne parlent que d'Europe, unie contre le bolchevisme. [...] Le nazisme fonctionne comme une chrétienté au Moyen Age, c'est un langage commun de société. Et à l'intérieur de ce langage commun, comme dans le communisme en URSS, il y a des nazis de gauche, des nazis de droite, des déviationnistes, des économistes pointus."

Jonathan Littell, cité par le Nouvel Obs, 3/4/2008

Prononcés face à Dany Cohn Bendit, qui n'a pas l'air d'avoir su rétorquer quoi que ce soit, pauvre giscardien vieillissant. Pourquoi diable faut-il encore supporter tant de novlangue européenne quand l'aspect tyranno-imbécile de cette construction apparaît à n'importe quel observateur cultivé ? Et pourquoi donc le Nouvel Obs n'a-t-il retranscrit que ces quelques lignes de propos de Littell qui ont l'air tout sauf anodins,et que le journaliste s'est empressé de cacher sous le tapis d'un "On suit - ou pas. Peut-être après tout l'essentiel est-il ailleurs..."

Non, désolé, l'essentiel est là, et pas ailleurs, à l'heure où l'on a imposé à la majorité du peuple français de courber l'échine devant ce qui est - ou pas ?, un avatar mal déguisé du racisme à l'état brut. Remplacez "bolchévisme" par Islam, juste pour voir.






 



Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Publié dans : Europe : stop !
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Commentaires

Un nouveau pointd e Godwin pour edgar qui décidément n'a pas peur du ridicule en puisant dans les années 40 des analogies tordues, tout simplement parce que le mot Europe figure dans une phrase. N'importe quel observateur cultivé haussera simplement les épaules devant le grand n'importe quoi de ce post.

Je vous préfère lorsque vous tentez de construire une argumentation ou une démonstration, quelqu'en soient les bases biaisiées, plutôt que de juste recourir à l'insulte comme vous le faite avec Daniel Cohn-Bendit.
 
Décidémment vous auriez mieux fait de vous en tenir à votre imposture du 1er avril.
Commentaire n°1 posté par valéry le 05/04/2008 à 06h32
Valéry :
Les lecteurs devront probablement supposer que vous seriez, vous, un "observateur cultivé".
Rassurez-vous (et nous) : si la moitié du chemin est déjà faite, la seconde, plus aride, exigera une dimension critique et modeste, encore à conquérir. Cette dernière se travaille aussi dans les livres - dans ce corps à corps de Jacob avec l'ange de l'Impensé.

Edgar : l'Europe, comme rejet de la modernité républicaine et démocratique ? Un ordre des idoles, barbare et pré-symbolique, contre de supposés barbares (russes, iraniens) ?
Commentaire n°2 posté par olyvier le 05/04/2008 à 09h22
Certes, il y avait des nazis et des fascistes dans de nombreux pays européens. Ca a commencé en Italie,en Hongrie en réaction téléguidée par le Capital, puis au Portugal, en Autriche, et bien sûr en Allemagne avec Hitler. il s'gissait de faire face à de puissants mouvements ouvriers.
La France  fut le berceau de penseurs du futur fascisme, à la fin du XIXème siècle, au moment de la grande crise économique, et de la montée du socialisme.
Avec Hitler, l'Allemagne des konzerns et des banques, trouvait le moyen de réaliser ses rêves de domination impérialiste, tant à l'Ouest qu'à l'Est de l'Europe.
Les groupes kollabos français répondaient aux intérêts des banquiers et des industriels de notre pays, tout au moins juqqu'à Stalingrad...
Amitiés.
JL
Commentaire n°3 posté par Jean LEVY le 05/04/2008 à 10h53
Valéry, tu peux offrir ton point godwin à Jonathan Littell. Cette citation n'est pas puisée dans les années 40, mais a été prononcée en 2008. A lire le papier, Cohn Bendit n'a d'ailleurs pas protesté vivement à ces origines totalitaires de l'idée européenne moderne.



Commentaire n°4 posté par edgar le 05/04/2008 à 11h06
Exact

On pourrait aussi citer "L'Europe nouvelle" de Louise Weiss (avec Benoist-Méchin, Déat, Riou) ou "Notre Temps" de Jean Luchaire....

L'Européisme tend à oublier ses racines honteuses
Commentaire n°5 posté par René Jacquot le 05/04/2008 à 12h27
Jean : et que pensez-vous des racines (aussi) prolétariennes du nazisme ? et des résistances bourgeoises à ce même nazisme ?

(ou comment se faire des copains pour pas cher).
Commentaire n°6 posté par olyvier le 05/04/2008 à 12h57
Que penser des "racines prolétariennes" du nazisme? et bien, s'il y en a, le plus grand mal! de la résistance bourgeoise? le plus grand bien. Et ça ne change rien à la nature essentiellement contre-révolutionnaire, anticommuniste du nazisme. Le langage prolétarien du nazisme est de l'ordre de la mystification. On peut définir assez brièvement le nazisme-fascisme comme une dictature de la bourgeoisie pour faire pièce à la dictature du prolétariat expérimentée en URSS (d'ailleurs l'historien Nolte le reconnait); Cette dictature de classe de la bourgeoise est aussi une dictature sur les membres de la bourgeoisie, et certains en refusent le principe, et c'est leur dignité.
Commentaire n°7 posté par gilles questiaux le 05/04/2008 à 18h59
en partie d'accord avec vous Gilles. en partie seulement.
Commentaire n°8 posté par olyvier le 06/04/2008 à 23h34
J'imagine que l'absence de réponse de Cohn-Bendit vient du fait qu'il a été suffoqué par les réflexions nauséabondes de Littell.

Concernant les "racines de l'Europe", pourquoi ne pas chercher chez Victor Hugo, qui, l'un des premiers, a demandé la création d'Etats Unis d'Europe. Ou chez Stefan Zweig qui se sentait pleinement Européen.

On peut même remonter à l'ancien régime en la personne de Sully, premier ministre de Henri IV qui appellait de ses veaux la création d'une union entre les pays d'Europe.
Commentaire n°9 posté par sav le 07/04/2008 à 14h43
Les réflexions nauséabondes de Littell ont un vrai fond historique qu'il est difficile de nier.

Qu'ensuite on puisse se sentir européen comme on est content d'être cht'i ou bourguignon, fort bien. De là à confier les clés de notre politique monétaire à Trichet et la politique budgétaire à un pacte stupide (Prodi dixit), il y a une marge !

Commentaire n°10 posté par edgar le 07/04/2008 à 15h43
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