Samedi 5 avril 2008
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"il y a le nazisme purement allemand, mais aussi un phénomène européen : l'idée de l'Europe moderne est née là, avec tous les discours d'extrême droite des années 1930. Brasillach,
Drieu, Degrelle ne parlent que d'Europe, unie contre le bolchevisme. [...] Le nazisme fonctionne comme une chrétienté au Moyen Age, c'est un langage commun de société. Et à l'intérieur de ce
langage commun, comme dans le communisme en URSS, il y a des nazis de gauche, des nazis de droite, des déviationnistes, des économistes pointus."
Prononcés face à Dany Cohn Bendit, qui n'a pas l'air d'avoir su rétorquer quoi que ce soit, pauvre giscardien vieillissant. Pourquoi diable faut-il encore supporter tant de novlangue européenne
quand l'aspect tyranno-imbécile de cette construction apparaît à n'importe quel observateur cultivé ? Et pourquoi donc le Nouvel Obs n'a-t-il retranscrit que ces quelques lignes de propos de
Littell qui ont l'air tout sauf anodins,et que le journaliste s'est empressé de cacher sous le tapis d'un "On suit - ou pas. Peut-être après tout l'essentiel est-il ailleurs..."
Non, désolé, l'essentiel est là, et pas ailleurs, à l'heure où l'on a imposé à la majorité du peuple français de courber l'échine devant ce qui est - ou pas ?, un avatar mal déguisé du racisme à
l'état brut. Remplacez "bolchévisme" par Islam, juste pour voir.
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Publié dans : Europe : stop !
Je vous préfère lorsque vous tentez de construire une argumentation ou une démonstration, quelqu'en soient les bases biaisiées, plutôt que de juste recourir à l'insulte comme vous le faite avec Daniel Cohn-Bendit.
Décidémment vous auriez mieux fait de vous en tenir à votre imposture du 1er avril.
Les lecteurs devront probablement supposer que vous seriez, vous, un "observateur cultivé".
Rassurez-vous (et nous) : si la moitié du chemin est déjà faite, la seconde, plus aride, exigera une dimension critique et modeste, encore à conquérir. Cette dernière se travaille aussi dans les livres - dans ce corps à corps de Jacob avec l'ange de l'Impensé.
Edgar : l'Europe, comme rejet de la modernité républicaine et démocratique ? Un ordre des idoles, barbare et pré-symbolique, contre de supposés barbares (russes, iraniens) ?
La France fut le berceau de penseurs du futur fascisme, à la fin du XIXème siècle, au moment de la grande crise économique, et de la montée du socialisme.
Avec Hitler, l'Allemagne des konzerns et des banques, trouvait le moyen de réaliser ses rêves de domination impérialiste, tant à l'Ouest qu'à l'Est de l'Europe.
Les groupes kollabos français répondaient aux intérêts des banquiers et des industriels de notre pays, tout au moins juqqu'à Stalingrad...
Amitiés.
JL
On pourrait aussi citer "L'Europe nouvelle" de Louise Weiss (avec Benoist-Méchin, Déat, Riou) ou "Notre Temps" de Jean Luchaire....
L'Européisme tend à oublier ses racines honteuses
(ou comment se faire des copains pour pas cher).
Concernant les "racines de l'Europe", pourquoi ne pas chercher chez Victor Hugo, qui, l'un des premiers, a demandé la création d'Etats Unis d'Europe. Ou chez Stefan Zweig qui se sentait pleinement Européen.
On peut même remonter à l'ancien régime en la personne de Sully, premier ministre de Henri IV qui appellait de ses veaux la création d'une union entre les pays d'Europe.
Qu'ensuite on puisse se sentir européen comme on est content d'être cht'i ou bourguignon, fort bien. De là à confier les clés de notre politique monétaire à Trichet et la politique budgétaire à un pacte stupide (Prodi dixit), il y a une marge !