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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 11:59
On sait que notre bon président est personnellement hostile à la Princesse de Clèves, il a déclaré à plusieurs reprises qu'imposer l'étude de cette oeuvre relevait du sadisme.

On perçoit moins bien combien cette attitude utilitariste à courte vue se retrouve jusque dans des endroits incongrus. Par exemple dans les commentaires un peu beaufs sur le bac philo, relevés dans Le Monde par Stéphane Vial.

Un extrait de son commentaire brillant, à lire en entier :

Et l’article de conclure :

« Alors que se rode cet exercice – hérité de l’agrégation et de l’École normale supérieure –, les élèves dont on dit poliment qu’ils sont « issus de la massification » arrivent dans le secondaire et peinent à le dominer. »

Notez l’analogie douteuse — voire discriminatoire — de l’expression « issus de la massification » avec celle, bien connue des médias, de « issus de l’immigration ». Comme si les mauvais élèves du peuple avaient émigré de leurs marges culturelles pour immigrer sur les terres du baccalauréat dont ils perturberaient ainsi l’équilibre élitiste ancestral. Résultat : beurk, avec cette massification, ils nous ont tout sali notre joli bac philo plein de superbe. La faute à qui ? La faute à la philo, pardi ! Cette saleté surannée qui n’a pas évolué !

 



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