Jeudi 13 novembre 2008
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Les motions du PS ont fait un concours de protectionnisme européen, et le thème séduit beaucoup chez ceux qui veulent encore pouvoir compter sur l'Europe.
Et bien la réaction de la Commission à la crise financière pourrait en réveiller quelques-uns.
Selon un article du Financial Times du 12 novembre (EU urged to
accelerate reforms), la solution à la crise prônée par Joaquin Almunia, commissaire européen en charge de l'économie et des affaires monétaires, c'est.... d'accélérer la
directive services !
Voilà. Le retour de Bolkestein comme remède à la crise, ça veut dire que c'est en serrant la ceinture, en réduisant les coûts et les prix, bref, par une politique de déflation compétitive que l'on
va s'en sortir (We can mitigate the impact on the real economy if we fast-track certain structural reforms, especially those which boost demand and help reduce inflationary pressures,
supporting household purchasing power).
Tout faux évidemment. Promouvoir les réformes qui réduiront les coûts et accroîtrons lepouvoir d'achat des ménages c'est supposer que le pouvoir d'achat desdits ménages tombe du ciel. Bien
évidemment, les réformes structurelles consistent au contraire à favoriser les grands groupes et les rapprochements entre grands groupes pour réduire les coûts et la masse salariale. Bref, comme
d'habitude, du foutage de gueule grand style (le reste des proposition est tout aussi vide : contrôle accru des agences de notation - elles tremblent d'avance, financement des PME - saupoudrage de
quelques euros j'imagine)...
Je rappelle que Joaquin Almunia est ce qui se fait de mieux en matière de gauche moderne et intelligente : membre de "à gauche en Europe", ancien du PSOE etc (cf. sa notice wikipedia)...
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Bientôt les élections européennes, il importe pour les lecteurs de gauche de ne pas se faire avoir : rien de ce qui prône des solutions européennes à la crise n'est crédible et sincère. Ne vous
laissez pas avoir.
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Publié dans : Europe : stop !
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