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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 10:31
Bayrou défend la signature de la Charte européenne de défense des langues régionales.

C'est très      (autocensure), surtout avec cet argument : "Les langues régionales ont une tradition, une syntaxe, une longue histoire. Lorsqu'on n'évolue pas dans une communauté où ces langues sont parlées, lorsqu'on ne les pratique pas on a l'impression qu'il s'agit de survivances. Or, elles sont au contraire au coeur de notre identité", François Bayrou à  Quimper.

Voilà que les langues régionales deviennent le coeur de notre identité lors même qu'on ne les parle plus. Grâce à ce type d'arguments il y a plus d'enfants en France aujourd'hui qui apprennent le breton et l'occitan que le chinois et le japonais...

Bayrou défend des média et un enseignement en langue régionale. Fort bien.

Où iront les islamistes bretons ? les juifs occitans ? Chacun dans son école ? Une école gay bientôt, déjà ouverte aux USA, pour protéger les ados homos, bi et transgenres ?

Voilà comment, en renonçant à ouvrir le citoyen à la diversité du monde, on va enfermer chacun, dès sa naissance, dans une spécificité ranimée pour la circonstance.

Quel monde de c... on nous prépare.

Bayrou donne dans ce genre là, c'est dommage. Il n'est pas le seul, beaucoup au PS ont souhaité la signature de cette charte par exemple. A l'égard de Bayrou c'est un mauvais point pour moi, certes pas rédhibitoire...
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Commentaires

Enfin, bon, comme le savent bien tous ceux qui connaissent assez bien leur propre histoire pour savoir en quoi exactement leurs ancêtres ne sont pas gaulois ont toujours trouvé le moyen d'arbitrer par eux-même entre les différents héritages culturels dont ils se retrouvent dépositaires malgré eux.

Dispose-t-on en tant qu'individu d'assez de foi en la justesse de son propre jugement pour accepter d'occulter, et donc, de détruire, la part de ses origines qui cadre mal avec la légende des grands blancs laïcards des bassins de la Seine et de la Loire ? Cela, je ne le crois pas.

Une fois ceci posé, il est clair que celui qui m'interdira de transmettre à mes enfants l'héritage culturel qui leur revient n'est pas né. Et si c'est l'école de la république qui me l'interdit, je la combattrai.
Commentaire n°1 posté par Passant le 28/01/2007 à 14h45
Aux armes donc, citoyen !

Mais la Charte impose un interventionnisme public assez hallucinant, allant de l'enseignement pré-scolaire, primaire et secondaire à une justice en langue régionale, qui me semble totalement disproportionné avec l'enjeu mémoriel attaché aux langues régionales.

Oui, mes ancêtres étaient bretons et agriculteurs. Que je souhaite enseigner cela à mes enfants, qui vivent à Paris, fort bien. Que je revendique que l'Etat s'en charge, non.

On peut imaginer qu'une partie de l'enseignement en éducation civique aborde les langues régionales, que des associations subventionnées localement donnent des cours de langues régionales, mais aller aussi loin que financer un enseignement 100% en breton (cf. écoles Diwan), ça me semble du délire.
Réponse de Edgar le 28/01/2007 à 15h16
Là-dessus, Edgar, je sais qu'il sera difficile de concilier votre point de vue avec celui de F. Bayrou.

Je précise tout de même à toutes fins utiles, pour le lecteur, que la langue régionale dans l'enseignement ne signifie pas (!) que l'on n'y parle point français ... L'agrégé de lettres François Bayrou est pour le moins exigeant sur la maîtrise de la langue française par tous les habitants du territoire (voir sur son site, par exemple, les fiches Mayotte ou Immigration).
Commentaire n°2 posté par FrédéricLN le 28/01/2007 à 15h11
Oui-da, mais apparemment les écoles Diwan pratiquent l'enseignement par  immersion, ce qui signifie que toutes les matières y sont enseignées en breton, en maternelle et première année de primaire, puis ensuite la moitié.

J'aimerais que l'Etat en fasse autant pour l'anglais, l'allemand, le chinois ou le japonais...

Et puis, c'est typiquement un sujet qui devrait relever de la subsidiarité, même si le Conseil de l'Europe peut proclamer, à travers sa charte, de bonnes intentions.
Réponse de Edgar le 28/01/2007 à 15h51
Edgar: Je pense que nous pouvons nous comprendre.

Maintenant, je vais vous donner un cas très concret :

Les programmes d'histoire de classe de 5ème prétendent que la Kabylie appartient au monde arabo-musulman. L'enseignant d'histoire, une bonne petite blanchette chrétienne laïcarde refoulée, qui a bûché son programme et qui se dresse sur ses ergots du haut de son mérite républicain ne veut pas en démordre : c'est ce qu'elle a appris, donc, c'est la vérité.

Nombre de kabyles considèrent ne pas appartenir au monde arabo-musulman. Comme dirait Mme Royal, sur ce point précis, ils estiment être les meilleurs experts de ce qui peut les concerner charnellement. J'espère que vous concevrez que même si Jacques Chirac décrétait que la Kabylie appartient au monde arabo-musulman, ils se torcheraient le cul avec le décret de Mr le Président.

Vous êtes un parent avec du sang kabyle, mais un faciès tel que personne ne s'en rendrait compte si vous ne le dites pas. Vous avez enseigné à vos enfants leur histoire, et vous espérez qu'ils en retiendront des principes de tolérance, de patience, d'amour, mais aussi de respect pour ceux qui ont accueilli parmi eux certains de vos ancêtres, dans le cadre de vieilles histoires complexes dont on fait de beaux romans. Vous ne souhaitez pas faire chier qui que ce soit : vous faites quoi ?
Commentaire n°3 posté par Passant le 28/01/2007 à 16h25
Je pense que la charte européenne ne vise pas ce cas là.

Pour ce que vous évoquez, il y a plussieurs points :

1. il serait normal que l'enseignement de l'histoire ne soit pas une version simplifiée en fonction de nos relations diplomatiques,

2. ce qu'on peut dire de juste sur la Kabylie ne vaut pas enseignement de la langue kabyle. je ne crois pas que ce soit à l'éducation nationale française de mettre en place des cursus systématiques en kabyle, même si je n'ai rien contre le fait que des collectivités locales subventionnent des cours de kabyle, sous forme de volontariat, lorsque c'est justifié par une demande locale.
Réponse de Edgar le 28/01/2007 à 17h13
Ce n'est pas parce qu'une injustice a commis beaucoup de dégâts dont certains irréparables qu'il faut persévérer dans le crime.

Bazyrou a entièrement raison sur ce point : le jacobinisme doit enfin être rejeté dans les poubelles de l'Histoire pour que l'on puisse oublier son odeur nauséabonde que vous semblez affectionner.

Qu'est-ce que ça peut vous faire si des personnes souhaitent vivre pleinement leur identité régionale ? Pour quoi vouloir à tout prix les amputer de cette partie d'eux même pour imposer brutalement la seule identité "nationale". Cette attitude totalitaire doit être rejetée dans notre pays comme elle l'est dans la plupart des démocraties modernes.
Commentaire n°4 posté par valery le 28/01/2007 à 16h56
Votre vocabulaire est complètement hors de propos :

"vivre pleinement leur identité régionale" : ça peut me faire si j'habite Rennes et que quelqu'un décide que les tribunaux rendront la justice en breton, comme l'exigerait la logique de la charte poussée à son terme.

ça peut me faire si j'estime que l'argent public est mieux employé à des cours d'anglais en maternelle que de basque

Il ne s'agit pas "d'amputer" qui que ce soit, juste de discuter de la juste place à accorder à l'enseignement des langues régionales. Est-ce que vous "m'amputez" parce que je suis zoroastrien et que l'éducation nationale refuse d'enseigner cette religion ? jusqu'à quel point souhaite-t-on aller dans cette logique paradoxale qui consiste à vouloir que l'Etat renforce et soutienne l'identité de chacun, dans ce qu'elle a de plus particulier.

Quand à imaginer que j'aie voulu "imposer brutalement" quoi que ce soit, cela ne vise qu'à vous placer à bon compte dans une posture de sauveur de la démocratie. Jusqu'à qualifier cela d'attitude totalitaire, ce qui relève autant de la mauvaise foi que d'autres qualificatifs que je préfère ne pas employer.


Réponse de Edgar le 28/01/2007 à 17h23

Ce qui me semble essentiel dans les langues régionales, c'est "à qui elles ne s'adressent pas" et "ce qu'elles ne disent pas ": elles ne disent pas bienvenue au travailleur immigré sénégalais qui va devoir surmonter un obstacle de plus, elles ne disent pas bonjour à cet obscur en uniforme qu'on appelle Préfet et dont la charge est d'assurer l'égalité de tous.


Ce sont des langues d'exclusion et de recul, ce sont les langues d'un nous mythique débarassé de cet autre encombrant.

Commentaire n°5 posté par olivier le 29/01/2007 à 10h30
@olivier : je n'étais pas allé jusque là mais au fond tu as parfaitement raison
Commentaire n°6 posté par edgar le 29/01/2007 à 14h39
"Ce sont des langues d'exclusion et de recul, ce sont les langues d'un nous mythique débarassé de cet autre encombrant."

à ce moment là autant tous parler anglais ou esperanto !
Commentaire n°7 posté par valery le 29/01/2007 à 17h01
sauf que l'usage du français n'a rien de mythique aujourd'hui valery, contrairement à celui du breton ou du basque, qui ont besoin de l'UE pour les secourir.

idem pour l'anglais ou l'esperanto, qui ne peuvent prétendre remplacer le français demain matin.
Réponse de Edgar le 29/01/2007 à 19h05

Je ne comprendrai jamais ce manque d'ouverture, sinon ce complexe si français face à la diversité du monde.
Good save the minority languages (humour !)

Commentaire n°8 posté par Eurominority le 29/01/2007 à 17h20
que god les save, très bien, que la Commission le fasse...
Réponse de Edgar le 29/01/2007 à 18h50
Idem pour l'anglais ou l'esperanto, qui ne peuvent prétendre remplacer le français demain matin.

Euh, l'espéranto n'a jamais eu et n'aura jamais pour but de remplacer le français. Ca me parait évident, mais au cas où ça ne l'est pas pout tout lemonde, ce principe a été gravé dans le marbre dès le premier congrès universel d'Espéranto à Boulogne sur Mer en 1905 :

Déclaration de Boulogne sur Mer (1905)
Commentaire n°9 posté par jmfayard le 29/01/2007 à 21h40
L'esperanto c'est Valery qui l'avait cité. En effet, l'esperanto n'est pas promu par la Commission, laquelle pousse l'anglais via les langues régionales.
Réponse de Edgar le 29/01/2007 à 22h20
"la Commission, laquelle pousse l'anglais via les langues régionales."

Vous êtes vraiment un bouffon...
Commentaire n°10 posté par valery le 30/01/2007 à 13h29
Valery, le prochain qualificatif de ce genre sera supprimé. Vous êtes gentil, mais il y a plein de gentils blogs européens, donc restez-y si les autres vous défrisent.

Il suffit de voir le site de l'EBLUL pour constater que la défense théorique de 60 idiomes aboutit en pratique à ne s'exprimer qu'en...anglais, vs la solution qui aurait consisté à s'appuyer sur trois ou quatre langues "européennes".
Réponse de Edgar le 30/01/2007 à 14h13
Sur ce dernier point. Evidemment, ça serait bien que les institutions européennes se donnent un jeu limité de langues de travail, par exemple celles qui sont soit langue officielle de 10% au moins des Etats, soit parlées comme première langue par au moins 10% des Européens.

Mais évidemment, en tant que francophone, j'ai un intérêt dans l'affaire.
Commentaire n°11 posté par FrédéricLN le 30/01/2007 à 21h02
Il me paraît de plus en plus clair que pousser 60 idiomes et dialectes est le plus sûr moyen d'imposer l'anglais comme lingua franca (sic) de 60 tribus et communautés.
Réponse de Edgar le 30/01/2007 à 21h22
Vous êtes gentil mais le multilinguisme a un coût considérable. Toutes les organisations ne peuvent pas se permettre de traduire tout leur site dans plusieurs langues. La plupart des organisations au niveau européen choisissent de le faire en anglais - qu'on le veuille ou non la lingua franca de notre temps - et font des liens vers les sections nationales pour permettre aux internautes de bénéficier d'informations dans leurs langues.
Commentaire n°12 posté par valery le 30/01/2007 à 21h18
CQFD. Tu as regardé les sections nationales de l'EBLUL ? Moi oui. Pour la Catalogne (française, sic)  tu tombes sur un site d'alpinisme...
Réponse de Edgar le 30/01/2007 à 21h27

L'Europe promeut la diversité linguistique. C'est normal pour l'institution représentant tous les Européens. Ensuite, concernant les langues (et les dialectes, c'est vrai que le français est un dialecte francilien de la langue d'oïl), l'anglais a une vocation internationale. Allez à Pékin, à Amsterdam ou à Bombay et adressez vous à vos interlocuteurs en français, je pense que vous viendrez vite à l'anglais, au risque de vous retrouver en "minorité" rapidement. Le fait de faire de l'anglais la langue internationale n'est pas une volonté de nuire. Au contraire, cela permet de s'ouvrir aux autres, d'apprendre sur leur culture en utilisant une langue commune. Contrairement aux siècles passés où seulement l'élite européenne utilisait le français, aujourd'hui il est donné la possibilité grâce à un enseignement efficace de l'anglais à chacun de pouvoir discuter avec son voisin d'autres pays européens. Cet état de fait, ne remet nullement en cause la diversité linguistique de l'Europe. Les 60 langues parlées en Europe ont toute leur place, que ce soit le catalan, le français, le breton ou l'allemand. Elles sont la preuve de la vitalité de notre continant. La diversité linguistique contribue à faire de l'Europe la plus belle oeuvre qui nous ait été donnée de voir depuis les conflits mondiaux. Qui souhaiterait aujourd'hui revenir en arrière ? Personne. Le XXIe siècle sera le siècle de la communication et de la diversité !


 

Commentaire n°13 posté par Euromin le 30/01/2007 à 22h19
Poil au nez !
Réponse de Edgar le 30/01/2007 à 22h39

La Republique francaise est une ideologie et elle crie Egalite.  L'egalite c'est le droit de parler sa propre langue et non pas une langue imposee par ceux qui definissent ce qu'egalite veut dire!


Forcer la langue francaise sur les regions qui ont une autre langue traditionnelle comme sur les colonies, c'est refuser le droit humain de base. Ce n'est pas si loin de l'ideologie nazie.   


 

Commentaire n°14 posté par Bernez le 08/03/2007 à 10h45
Vous parlez la langue que vous voulez, à ma connaissance.
Réponse de Edgar le 08/03/2007 à 11h34
Je partage à 100% le point de vue de Bernez.

@edgar : une langue pour rester vivante doit bénéficier d'établissements qui l'enseignent et dans les régions où elle est pratiquée de politiques publiques visant à garantir la possibilité de l'utiliser dans la vie quotidienne. En France, le génocide culturel commis par la "République" a eu pour résultat que peu de citoyens parlent encore la langue de leur région : il s'agit donc désormais de mener une politique de préservation du patrimoine plus que de multilinguisme mais même une telle politique est refusée par les jacobins qui nous gouvernent. Il est temps de les virer !
Commentaire n°15 posté par valery le 08/03/2007 à 14h44
Ben voyons. On a des braves gens qui passent leur temps à injurier la République, qui viennent ensuite quémander des subventions au nom d'un génocide qui n'existe que dans leur tête. Comme a dit Chirac à Maggy, et pourquoi pas nos co...lles sur un plateau ?
Réponse de Edgar le 08/03/2007 à 14h51
Je suis aussi contre cette Charte, qui va très très loin, est le produit de technocrates bruxellois et de groupes de pression régionalistes, tous d'accord pour affaiblir les Etats en les grignotant par le haut et par le bas. Comment faire une politique sans union et pouvoir au niveau national ??
Commentaire n°16 posté par Jérémie le 14/04/2007 à 00h12

@ Euromin :


"L'Europe promeut la diversité linguistique. C'est normal pour l'institution représentant tous les Européens."


L'Europe n'a pas à se mêler d'affaires internes des Etats-membres, comme les langues "régionales". De plus, la Commission ne représente pas les Européens : elle n'est pas composée d'élus.


"Ensuite, concernant les langues (et les dialectes, c'est vrai que le français est un dialecte francilien de la langue d'oïl), l'anglais a une vocation internationale."


A ce compte là, l'anglais aussi est un dialecte : celui né au fil du temps dans le sud de la Grande-Bretagne, dialecte londonien ! Le français aussi est, comme l'anglais, une langue internationale : il est parlé sur 5 continents, dans 30 pays, par 175 millions de personnes; or il y a 64 millions de Français, donc la majorité des francophones ne sont pas Français, c'est dire si notre langue est internationale !


"Allez à Pékin, à Amsterdam ou à Bombay et adressez vous à vos interlocuteurs en français, je pense que vous viendrez vite à l'anglais, au risque de vous retrouver en "minorité" rapidement."


Imaginez que vous pourrez parler à n'importe qui en anglais n'importe où, et c'est vous qui allez vite vous retrouvez en minorité ! Vous ne connaissez pas la Chine moyenne...


L'anglais est effectivement aujourd'hui hégémonique dans la communication internationale; on ne le nie pas, on dit que c'est un problème dont il faudra venir à bout !


"Le fait de faire de l'anglais la langue internationale n'est pas une volonté de nuire. Au contraire, cela permet de s'ouvrir aux autres, d'apprendre sur leur culture en utilisant une langue commune."


Cela permet surtout aux Anglo-saxons de faire l'économie de l'apprentissage des langues, soit des milliards, et de bénéficier d'une rente linguistique considérable : séjours linguistiques, aura de leurs université, de leur magazines scientifiques, de leur pensée intellectuelle, de leur culture, etc !


 "Contrairement aux siècles passés où seulement l'élite européenne utilisait le français, aujourd'hui il est donné la possibilité grâce à un enseignement efficace de l'anglais à chacun de pouvoir discuter avec son voisin d'autres pays européens."


Il faut une langue commune, mais il est anormal que ce soit l'anglais : il n'y a aucune raison que les Anglais, leur culture, leur pensée, leur langue soit à ce point favorisés. On veut faire une Europe européenne, ou une Europe anglaise ? On a choisi l'euro comme monnaie, ou le dollar sous prétexte que c'était la monnaie internationale ?


On parlait plus haut de l'Espéranto. Pourquoi cette solution sérieuse et rationnelle n'est-elle jamais sérieusement étudiée ? Pourquoi tant de préjugés ?


"Cet état de fait, ne remet nullement en cause la diversité linguistique de l'Europe. Les 60 langues parlées en Europe ont toute leur place, que ce soit le catalan, le français, le breton ou l'allemand."


Toutes les langues à égalité, au même niveau, indistinctes : français, breton, basque, espagnol, allemand, picard, etc. et l'anglais, supérieur à tout ça, chapeaute l'ensemble : quel beau tableau ! ... On comprend que les Anglo-saxons en rêvent, cela assoierait leur suprématie, car on règne mieux en divisant. Et quand en plus on peut le faire en se donnant bonne conscience, en faisant croire qu'on se bat pour les minorités opprimées... Mais je ne comprends pas que des Français, ou des Allemands, etc. en rêvent.


"Qui souhaiterait aujourd'hui revenir en arrière ? Personne."


Absolument, ne revenons pas aux langues régionales. Il faut sans oute éviter qu'elles ne disparaissent, mais il ne faut pas les rerépendre artificiellement, par plaisir de diviser, ce que veut la Charte des langues. Vous l'ignorez sans doute, mais en France il n'y a pas de minorité régionale opprimée : le français est la langue maternelle ultra-majoritaire partout, donc aucune population "locale" n'est désavantagée par l'emploi unique du français, qui est la condition de l'unité de notre République, sans laquelle il n'y aurait pas de France. Mais ça, vous ne semblez pas le comprendre... Beaucoup d'étrangers, de fonctionnaires européens, et même de Français ! ne comprennent rien à la France !

Commentaire n°17 posté par Jérémie le 14/04/2007 à 00h54
Ma famille est catalane, ma grand-mère n'avait PAS LE DROIT de parler catalan même dans la cour de récréation. Aujourd'hui, je ne comprends quasiment pas ce que disent les personnes âgées qui parlent toujours cette langue...

Alors que l'Etat aujourd'hui assure la survie des langues régionales, y compris en finançant des écoles où tout l'enseignement est fait dans cette langue, en acceptant des CAPES de langue régionale, en proposant (deux heures par semaine...) des options au collège, je suis pour.

C'est un plus de mon point de vue, et un choix offert à qui le veut, pas une obligation...
Commentaire n°18 posté par Axel le 14/04/2007 à 16h58
La république française a eu pendant longtemps une volonté véritable de tuer ses langues régionales, et quand on me dit qu'il n'y a jamais eu d'oppression des minorités linguistiques, je me permets de rigoler. Mes grands-parents avaient l'interdiction totale de parler le breton, leur langue maternelle, à l'école, sous peine de punitions corporelles et d'humiliations. C'était une autre époque, certes, mais le fait est que la france a tenté d'assassiner ses langues. IL N'EST PAS TROP TARD POUR LES SAUVER, et le bilinguisme est une solution efficace et souhaitable. Peut-on sérieusement, sans faire de double pensée, souhaiter que sa culture et sa langue soient préservées face à la prédominance internationale de l'anglais, et réfléchir d'une manière complètement différente quand on parle de langues régionales ? Merde, ce sont des gens comme vous qui parlent ces langues, qui les aiment, qui les vivent, et qui souhaitent les transmettre. Et arrêtez de prétendre de manière hypocrite qu'une langue peut survivre lorsqu'elle n'est ni enseignée ni encouragée... surtout après ce que l'état français leur a fait subir sur les 50 dernières années. Qu'est-ce qui définit une langue selon vous ? Le nombre de locuteurs ? S'il n'y a aucune autre solution pour sauver notre culture face à la fermeture d'esprit des bouseux de paris, alors je choisirai l'indépendance. Aussi vrai que j'aime le français, je veux qu'on sauve Babel avant tout. À bon entendeur, je ne vous insulte pas mais le cœur y est.
Commentaire n°19 posté par Gloss le 22/01/2012 à 22h50

Je vous rassure gloss, le coeur y est pour moi aussi.

qu'on finance des cours de breton au collège, lycée, à la fac, fort bien. qu'on crée un système comlpet parallèle au système normal me semble délirant. comme cette agence pour l'emploi en occitan que l'on trouve à toulouse.

si vous ne saisissez pas la nuance et ne l'acceptez pas, je ne m'étonne pas que vous confondiez un républicanisme probablement trop autoritaire et un "bourreau".

 

Commentaire n°20 posté par edgar le 23/01/2012 à 18h46

C'est amusant les passions qu'on déchaîne dès qu'on cause des idiomes régionaux. C'est aussi effrayant de constater à quel point le petit refrain sur « la diversité », la « tolérance », et tous ces beaux sentiments laissent rapidement la place à une haine glaçante de la France républicaine, jacobine, totalitaire, génocidaire, et j'en passe. Repentance, quand tu nous tiens !

 

Mais tout cela, ce sont des balivernes. La France, ce n'est pas, et ça n'a jamais été, le Bassin Parisien, ça c'est la Neustrie. Je note à ce sujet dans les premiers commentaires une définition racialiste, pour ne pas dire raciste du Français (« les grands blancs laïcards des bassins de la Loire et de la Seine » si je me souviens bien). La France est une synthèse, du Nord et du Midi, de l'Est et de l'Ouest. Les régionalistes se trompent lourdement lorsqu'ils imaginent que la soumission des différentes régions du pays ressemble à la conquête d'un empire colonial. Tout cela s'est fait lentement, progressivement, subtilement. Et le français a progressé bien avant l'école de la III° République ! Dès la fin du Moyen Âge, le français remplace les autres langues d'oïl, il est langue de chancellerie (si, si) du duché de Bretagne avant même le mariage d'Anne et de Charles VIII. D'ailleurs rappelons que le « breton » n'est pas la langue « nationale » de la Bretagne : le gallo, dialecte d'oïl, est parlé depuis les origines, désolé...

 

Bien sûr, les Bretons, Basques, Alsaciens, Provençaux, Languedociens (car l'Occitanie, ça n'existe pas, ni historiquement, ni culturellement, c'est une invention moderne, pour soutenir des revendications politiques), Corses sont devenus Français, mais ne croyons pas que le processus est à sens unique : la France est aussi bretonne, basque, alsacienne, provençale, languedocienne, corse que « parisienne », n'en déplaise à certains.

 

On nous joue le couplet du « Ouin ! Snif ! On m'ampute de ma riche identité régionale ! ». Moi qui ai des racines en terre de langue d'oc comme en terre de langue d'oïl, qui aime la Bretagne tout autant que l'Alsace, j'ai pu constater que chaque région conserve une bonne part de son âme, de son charme et même de sa spécificité (architecturale, gastronomique)... Tout en parlant français ! Promenez-vous dans un village de Provence et dans un village d'Alsace : qui osera dire qu'il n'y a aucune différence ? Chaque région de ce pays est française, à sa manière, différemment de ses voisines et de « Paris », mais les Parisiens ne sont pas plus français que les Méridionaux, les Bretons ou les Bourguignons. La langue française et notre histoire commune, surtout depuis la Révolution, nous donnent notre unité, qui a fait notre force dans l'histoire, et la grandeur de notre nation. Chacun a le droit d'être fier de sa région d'origine, chacun a le droit de cultiver ses racines (et de parler la langue qui lui plaît en privé). Moi qui en ai dans plusieurs belles provinces de ce pays, je n'en renie aucune. Ce qui m'attriste, c'est que certains veulent m'amputer d'une partie de la richesse de mon identité française, en séparant l' « Occitanie » de la France par exemple. Pourtant si demain la Provence, la Lorraine ou la Gascogne étaient menacées, j'irai les défendre par solidarité nationale.

 

La culture française, ce n'est pas la culture « parisienne » ou « francilienne », c'est aussi une riche synthèse : en absorbant diverses régions, le pays leur a emprunté des traits culturels. La langue française elle-même a emprunté des mots au breton ou aux langues d'oc. Avec la ratification de la Charte des langues régionales, certains osent parler d' « ouverture culturelle ». Je leur conseille d'aller sur un marché de Barcelone et de parler en castillan à un marchand, ils pourront mesurer l' « ouverture culturelle » que génère le régionalisme...

 

Et puisque les défenseurs des langues régionales sont friands d'histoire, ils feraient bien de réviser les classiques : en 1789, aux États généraux bientôt proclamés Assemblée nationale, il y avait des Bretons, des Alsaciens, des Provençaux, des Languedociens, des Auvergnats, des Basques, des Francs-Comtois... élus par les trois ordres. Ces gens-là ont proclamé l'unité de la nation et rédigé la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen en français, manifestant ainsi le rôle prépondérant de cette langue dans la destinée d'un peuple qui se voulait désormais libre. L'expansion du français a historiquement accompagné (et en partie encouragé) le progrès de la liberté, de l'égalité devant la loi (si, si), de l'instruction, de la démocratie, du niveau de vie. Alors parler du « fascisme jacobin », d'une époque de Ténèbres durant laquelle les pauvres locuteurs d'idiomes régionaux étaient pourchassés par la police politique de la « Reichpublique », c'est un mensonge pur et simple. Par contre, je suis convaincu que le caciquisme et le clientélisme, bref le retour du féodalisme, s'accommoderaient très bien des langues régionales. D'ailleurs, la décentralisation « girondine » depuis les années 80 n'a cessé de renforcer les « barons » locaux de tout bord. Alors si certains pensent que les « néo-girondins » incarnent la modernité...  

Commentaire n°21 posté par nationalistejacobin le 23/01/2012 à 21h45

Moi je voudrais bien que le tourangeau "Nationaliste jacobin" arrête de se cacher derrière son pseudo.

Commentaire n°22 posté par Alain le 23/01/2012 à 23h00

@ Alain

Et qu'est-ce que ça changerait, franchement? De plus, je ne suis pas plus "Tourangeau" qu'autre chose, d'ailleurs je ne me suis jamais défini comme tel.

Commentaire n°23 posté par nationalistejacobin le 23/01/2012 à 23h05

Recherche circulaires ministèreilles, articles de journaux, discours à l'assemblée nationale ou dans un conseil général concerant l'interdiction de l'usage des patois ou idiomes régionaux.

Je ne connais que le texte sur la grande et la petit patrie et un passage d'un discours de Jules Ferry.

Merci aux contributeurs.

Commentaire n°24 posté par Gérard Couvert le 26/01/2012 à 09h35
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