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Vendredi 10 juillet 2009

www.Midi-Pyrénées.FR

www.Aquitaine.FR

www.Larégion.FR (c'est le Languedoc Roussillon, propriété de Septiman le terrible)

www.RhoneAlpes.FR

www.Region-limousin.FR

www.Auvergne.FR

www.Poitou-Charentes.FR

www.paysdelaloire.FR

www.Bretagne.FR

www.regioncentre.FR

www.cr-bourgogne.FR

www.franche-comte.FR

www.region-haute-normandie.COM

www.cr-basse-normandie.FR

www.iledefrance.FR

www.cr-champagne-ardenne.FR

www.cr-picardie.FR

www.nordpasdecalais.FR

www.region-alsace.EU

www.lorraine.EU

L'Alsace et la Lorraine donc. Deux régions, les seules, à avoir adopté le .EU

Indépendamment des sentiments peu amènes que j'éprouve pour l'EU justement, je trouve fascinant, symptomatique, que ces deux régions là aient fait ce choix là.

Une façon de clamer urbi et orbi que cette affaire d'union européenne est en réalité tout simplement une réconciliation franco-allemande qui a mal tourné.

La réconciliation n'a jamais vraiment eu lieu parce que l'Europe, et l'Europe n'aura pas lieu parce que la réconciliation n'a pas vraiment eu lieu.

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Samedi 4 juillet 2009
Ayant un peu de temps à tuer, je me suis assis avec un Perrier une demi heure gare de Lyon.

J'ai dû entendre trois fois une voix sinistre prévenir les voyageurs qu'en cas de fièvre, ou de voyage en zone de grippe A, il convenait de prendre des précautions que j'ai déjà oubliées (se laver les mains, voter Sarkozy, rester chez soi ?).

Je n'ai pu m'empêcher de penser à Orwell en entendant ces messages dont la diffusion implique :

- que la grippe A est un danger urgent, grave et immédiat ; plus que la connerie, les accidents de la route ou quoi que ce soit ;

- que l'espace public sonore appartient à la SNCF et à l'état qui peuvent choisir d'en faire ce qu'ils veulent, avec l'idée que puisqu'on a des gens sous la main on peut bien en profiter pour les conscientiser (certes une gare transporte des voyageurs, venant potentiellement de zones infectées, mais je doute que des trains arrivent du Mexique à  la gare de Lyon).

S'il y a danger immédiat, il y a les journaux télévisés, les courriers, le courriel, la presse, qui tous peuvent diffuser des messages de précaution précis.

J'ai eu l'impression, toute subjective je l'admets, que ces alertes sonores participaient en réalité d'une conception de la société ou chacun se doit d'être en permanence mobilisé, "attentif ensemble", vigilant.

Je ne sais pas pourquoi, mais ça ne me dit rien de bon.


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Jeudi 19 février 2009
"Monsieur le Président, je pose une question à votre conscience. Le Maréchal Pétain a-t-il, d'après vous, trahi la France ?" Alors, le maréchal Pétain se souleva un peu et quelque chose qui s'apparente à l'anxiété parut sur ses traits. Il y eut un bref silence. "Le maréchal Pétain a trahi son devoir de Français", dit M. Daladier.

26 juillet 1945, procés du maréchal Pétain, in Joseph Kessel, Jugements derniers.

Lisant ce très bon recueil de chroniques de Joseph Kessel, je me demandai quel pouvait bien être aujourd'hui le devoir d'un Français ? Tout aujourd'hui tend à nier que cette question même puisse un jour avoir un sens. Chacun sait que nous sommes européens et que l'Europe, en toute chose, fait son devoir d'américain. Reste notre devoir de contribuable, qui est encore bien excessif pour certains, qui n'ont de cesse que d'y échapper. L'armée ne concerne plus que quelques professionnels dont on déplore parfois la disparition en des contrées lointaines, mais cela ne nous concerne guère. Nous sommes parfaitement immunisés de tout devoir envers le monde (c'est encore envers les arbres, les ruisseaux et la nature que nous nous reconnaissons le plus facilement des devoirs. Ils ne nous reprocheront jamais rien.)

J'ai pourtant le sentiment d'avoir un jour pensé que la France avait collectivement manqué à son devoir de France. En 2006, lorsqu'Israël est entré au Liban, j'ai pensé qu'un de Gaulle aurait su protester. Voire qu'un Poincaré aurait envoyé des troupes, défendre un pays allié. Il y a certainement de nombreuses occasions où la France a failli à sa mission, à ses attaches, à ses alliés. Peut-être au Rwanda, au Darfour, au Congo ou dans d'autres endroits où mes connaissances géopolitiques sont très minces...

La modernité en réalité semble faite pour nous permettre de nous endormir chaque fois plus tranquille sur nos mols oreillers. Nous avons délégué la garde du monde, aux Etats-Unis, lesquels d'ailleurs l'ont sous-traitée aux plus pauvres d'entre eux. En tant qu'individu privé, je dois m'en féliciter. Comme citoyen, français ou pas,  j'ai parfois des doutes...

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Jeudi 27 novembre 2008

Ne me demandez pas où c'est, je ne sais pas, c'est dans le Nord.

Je suis juste tombé sur un papier d'un universitaire consacré aux Pays du Pévèle et à leur renouveau. L'homme est émerveillé du retour à la terre  - qui accompagne le projet européen, avec une introduction qui procède de toutes les idées creuses de notre époque :

"La vague de la mondialisation croissante génère une aspiration au local ; parler de son terroir et s’investir dans celui-ci est porteur de sens. Le démembrement de certaines contrées en divisions administratives imposées par la révolution française, n’a pas forcément décapité les liens culturels des hommes à leur pays. Sans ses tutelles anciennes, le territoire retrouve ses points d’ancrage ; la société civile s’empare de ce lieu de vie et le façonne en s’appuyant sur ses ressources. Les acteurs de la vie locale, à l’instar de l’entreprise, ont besoin de visibilité pour anticiper et agir."

Il y a tout là dedans : le rejet de la Révolution française, avec la fine allusion à la guillotine ; la société civile - cette vaste blague ; la mention des entreprises comme seuls acteurs de la vie locale. Il ne manque que l'Europe, qui n'apparait pas dans le papier cité.

Mais, en quelque sorte, il ne manque plus qu'elle : la France, structure étatique, est assimilée à la guillotine et ce ne sont pas les pays du Pévèle (36 000 habitants), qui vont affronter la mondialisation (d'ailleurs le site internet de ce pays annonce, à l'heure où je rédige ce billet, une quinzaine de la sorcellerie et l'arrivée du téléthon.)




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Jeudi 30 octobre 2008
Lu dans Le Monde un article sur des photos de Lee Miller. Cette photographe de mode a ramené des clichés de la libération de Buchenwald, qui figurent dans une exposition consacrée à l'ensemble de son oeuvre.

Petit détail, les photos de camps de concentration n'ont pas été exposées telles quelles, comme les autres photos, mais reproduites comme sur les magazines dans lesquelles elles ont été publiées.

Explications du commissaire de l'exposition : "Je ne me sentais pas à l'aise à l'idée de montrer des photos aussi horribles avec une approche esthétique, au côté de chefs-d'oeuvre surréalistes soigneusement encadrés, prêtés par les plus grands musées. J'ai préféré donner le contexte de leur publication." Il ajoute, ravi : "D'ailleurs, ces images ainsi présentées n'ont suscité aucune polémique."

La directrice de l'exposition enfonce le clou : "La mise en page et le texte d'origine sont essentiels pour lire et comprendre ces photographies. Il est important de faire la différence entre ces images de guerre destinées à être publiées, et les expérimentations formelles auxquelles Lee Miller s'est livrée par le passé."

Quelle erreur ! Comme si la photo ne devait jamais remuer des souvenirs douloureux, comme si jamais un artiste ne devait perturber son public autrement que par des provocations bébêtes toutes répéttives après l'urinoir de Duchamp.

Le fait de publier ces photos sur des pages de magazine plutôt que dans leur format normal est une façon de rassurer le spectateur, de dater l'horreur de ces images pour le convaincre "qu'aujourd'hui ça n'existe plus".

Quelle baffe à Lee Miller elle-même, qui écrivait, à propos de ces photos « je fais des documents, pas de l’art » (lire un bon article sur une de ses photo de gardiens de camp à Buchenwald). C'est une façon de lui donner raison, soixante anées après, elle qui écrivait à son magazine, en envoyant ses photos : " Je sais que vous ne montrerez pas mes clichés". Elle avait tort sur le moment, mais raison aujourd'hui : ces photos ne sont plus montrables sans un cadre destiné à alerter le spectateur sur l'historicité de ces documents.

Cela me rappelle la controverse à propos des photos d'André Zucca dans l'exposition "les parisiens sous l'occupation" (lire le commentaire de l'exposition chez Embruns, qui concède que le titre est mal choisi mais que l'exposition n'était pas ambigue, et lire aussi son récit de Paris sous l'occupation, illustré des photos de Zucca).

Il avait été reproché aux organisateurs de l'expo de ne pas avoir assez prévenu les spectateurs du fait que Zucca avait publié dans Signal, revue collaborationniste. Pourtant, les photos de Zucca étaient parlantes. Les passants ont l'air inquiet, quand ils n'ont pas une étoile juive et se hâtent de traverser la rue sous l'oeil du photographe ; et les images de drapeaux nazis éclatants dans Paris suffisaient à frigorifier quiconque.

Je suis perplexe devant de telles précautions. On a l'impression que le spectateur n'est admis à se faire sa propre opinion qu'à regret, que les organisateurs de ces événements, ou qu'une partie de la conscience collective, souhaiteraient réserver ces souvenirs à l'interprétation savante. Je crois pour ma part que les passants d'aujourd'hui sont adultes et aptes à juger par eux-mêmes de la portée de ces photos. Et le sucès des Bienveillantes est là pour confirmer que le public veut comprendre.

*

Je fais un lien entre ce type de comportements et les vendeurs d'Europe, qui, à grand coup de marionnettes et de propagande bétifiante, essaient de nous faire oublier qu'il s'agit de démocratie et de raisons d'Etat, et que la plupart du temps ces affaires là sont douloureuses, et difficiles. Un anti-européen avant moi avait une autre exigence vis-à-vis de l'information à apporter aux citoyens et une haute idée de la capacité du citoyen moyen à comprendre les enjeux du monde.









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Vendredi 23 mai 2008
Un courrier m'informe qu'en tant qu'employeur d'une employée de maison, je pourrais devenir électeur aux prud'homales.

En effet, "si vous employiez un ou plusieurs employés de maison au 28 décembre 2007, vous pouvez, si vous le souhaitez, vous inscrire" me dit cette notice, annexée à un courrier signé Xavier Bertrand, ministre du travail.

Plus loin, on m'indique cependant que "si vous êtes également salarié, vous ne pouvez vous inscrire que si vous avez plus de trois employés de maison"...

Si j'ai bien tout compris, un rentier qui emploie une femme de ménage est électeur. Un salarié qui emploie une femme de ménage ne l'est pas. Un salarié, pour devenir électeur doit avoir quatre employés de maison : une femme de ménage, une nounou, un chauffeur et une manucure sans doute !

Là, au moins, on sera sûr qu'il bénéficie du bien nécessaire à la formation d'un jugement éclairé.

Parfois on se dit que même en 2008 le XIXème siècle n'est pas mort...




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Jeudi 8 mai 2008
Quand j'étais enfant, Issanka c'était la fête. La fête annuelle du Parti communiste de l'Hérault. L'occasion de passer deux jours à déambuler avec mon frère, pendant que les parents refaisaient le monde, entre les stands, quelques pièces en poche. C'était un grand espace ombragé, où, au milieu, coulait une rivière - authentique.

Sous le chapiteau des livres, j'ai descendu quelques piles de Mafalda, de Adèle Blanc Sec et autres BD jugées propres à éveiller les esprits critiques. Il y avait des réfugiés chiliens qu'on acclamait, des groupes de femmes algériennes qui venaient chanter, sous la pluie.

Mes parents étaient communistes. Je ne sais pas bien quand ça leur a passé. Peut-être qu'en 81 ils étaient finalement contents de l'élection de Mitterrand, alors que les cadres du parti étaient plutôt indifférents voire hostiles. Peut-être que de rouler en Lada fatigue, à la longue.

Mais, pour répondre à Gilles Questiaux, qui s'interrogeait il y a quelques jours sur des expressions supposément teintées d'anticommunisme employées ici : non, pas moi.

Quand je parle de Libé qui se transforme en Pravda pro-Ségolène, personne ne peut penser que la Pravda n'était pas avant tout un journal conforme à la ligne du parti. Et si je raille le centralisme démocratique c'est plus par méconnaissance de ce que cela était réellement.

Je n'ai jamais accroché à l'idée communiste. Je suis à l'inverse de Badiou : il prône le communisme et se raccroche, un peu par résignation, à l'exigence démocratique. Pour moi le communisme est une belle idée dont l'échec a été trop patent pour que l'on tente de le ressusciter. La démocratie reste un idéal valable, au contraire.

Pour cela, je suis toujours amusé et content quand des lecteurs communistes laissent des commentaires sympathiques ici. Je ne suis pas membre de la famille mais je me sens cousin. Pas envie du tout d'être membre - j'ai de toute façon le membership difficile, je suis assez individualiste -, mais content de recevoir un amical coucou.

Voilà, pour répondre à Gilles. En toute camaraderie.


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Dimanche 4 mai 2008
Ce matin, visite de l'expo Babylone au Louvre. J'avais naïvement imaginé que le Louvre étant gratuit et l'expo payante, il y aurait moins de monde. Pas de chance, c'est l'inverse : il y avait forte affluence.

L'expo est intéressante et présente de superbes pièces : fragments d'écriture, statuettes, bijoux... J'ai aimé aussi les aspects fantasmatiques de Babylone, dans la mémoire occidentale, plus racontés par les commentaires muraux que par des oeuvres malheureusement. Sauf pour la Tour de Babel, où de nombreux tableaux sont là, peu d'illustrations, par exemple de Babylone comme incarnation du mal papiste pour les protestants par exemple.

Aucune référence non plus à Adèle Blanc-Sec, lors même que figure une petite statuette du démon Pazuzu, qu' elle eut à affronter via la secte de ses admirateurs.


Et puis, quelque chose m'est apparu, par son absence bientôt entêtante : rien sur l'Irak.

Dans les commentaires muraux qui jalonnent l'expo, c'est à peine si l'Irak est cité une fois, presque par hasard. Dans les notices accompagnant les objets, la provenance est, pour l'Irak : "Babylonie". Pour les provenances d'Iran en revanche, c'est bien "Iran", et non "Perse". Il y a comme une volonté, peut-être inconsciente, de gommer absolument toute référence à l'Irak, tout au long de l'exposition.

J'aurais pourtant bien vu quelques passages sur l'Irak d'aujourd'hui et Babylone, qu'en reste-t-il ? Et puis, pour une exposition organisée par trois musées européens, j'aurais bien vu aussi, tout de même, un petit rappel sur les pillages du musée de Bagdad. Cf. ce qu'écrivait la Libre Belgique à l'époque :

"L'Irak actuel correspond à l'ancienne Mésopotamie, berceau des civilisations de Sumer, d'Akkad, de Babylone et d'Assyrie. Dans ses musées et sur plus de 10000 sites archéologiques, le pays recèle des quantités fabuleuses d'objets qui retracent les pages d'histoire écrites entre le Tigre et l'Euphrate.

Le musée archéologique de Bagdad renferme des objets qui remontent à Babylone et à Ninive, des statues sumériennes, des coupes et des casques d'argent du cimetière d'Ur, des bas-reliefs assyriens et 5000 tablettes où sont portées les plus anciennes écritures connues. Fermé au début de la guerre du Golfe, en 1991, le musée avait rouvert ses portes il y a six mois seulement, après avoir «survécu» aux bombardements de ces trois dernières semaines."


Chez Swissart :

"des experts américains du Moyen-Orient avaient en effet alerté depuis des mois le Pentagone sur les richesses inestimables des musées irakiens et les risques de pillage en cas de guerre, rapporte lundi le "Washington Post".
En janvier, des universitaires, des directeurs de musées, des collectionneurs et des marchands d´art avaient eu une réunion au Pentagone pour expliquer ces risques aux responsables américains, a indiqué McGuire Gibson, professeur à l´Institut d´études orientales de l´université de Chicago.
"

Du coup, l'exposition m'a paru creuse et mensongère, et j'en suis sorti irrité. Ne reste aujourd'hui de Babylone, selon les musées européens organisateurs, que les fouilles réalisées par les archéologues occidentaux, un film de DW Griffith "le premier à réconcilier le mythe babylonien et sa réalité" selon l'expo... et puis rien. Le dernier contact avec l'Irak actuel s'arrête à 1958, avec un superbe projet de Frank Lloyd Wright commandé par la famille royale d'Irak chassée peu après par le parti Baas. A croire que les conservateurs n'aiment que les rois...

Babylone a dû s'envoler, perdue à jamais dans les méandres de la mémoire. L'Irak d'aujourd'hui n'est qu'un vaste champ de pétrole dont il convient de se répartir la gestion. Mais de cela, pas un mot au Louvre.

A croire qu'il est encore bien lourd le fardeau de l'homme blanc.




Le site de l'exposition




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Mercredi 9 avril 2008
Bon, je risque de recevoir un mail courroucé, mais j'assume.

A lire l'avalanche incroyable d'informations sur le Tibet, sur le nombre de fois où la flamme s'est éteinte ou pas, sur l'opportunité d'envoyer ou pas nos athlètes là bas
, on pourrait avoir l'impression que nous frôlons la guerre mondiale et que nos athlètes courront en Chine un danger mortel.

(Ségolène s'est encore illustrée dans cette affaire, elle louait la promptitude des tribunaux chinois il y encore peu de temps, comme le rappelle Valeurs Actuelles. Voilà ce que déclarait en Chine il y a un an celle que d'aucuns voudraient nous infliger encore en 2012 « C'est d'ici que viendra la survie et l'invention du nouveau modèle de développement », celui du « développement durable », avait déclaré la candidate, « c'est notamment avec la Chine qu'il faut tracer des voies pour l'avenir ». « La Chine est en quelque sorte notre nouvelle frontière, il faut surmonter les craintes, maîtriser la mondialisation, imposer des règles communes et défendre une nouvelle forme de développement »
)

Je crois donc qu'on court surtout le risque d'être parfaitement ridicules.

Il y a tout d'abord un bon moment que les jeux olympiques sont une machine à fric invraisemblable. Pour les amoureux de la liberté, on rappellera qu'on ne pouvait pas rentrer dans les stades à Athènes aux jeux de 2004  avec une boisson autre que produite par le groupe Coca-Cola
. Le plus simple pour les démocrates véritables c'est donc de ne pas regarder les jeux, où qu'ils se déroulent...

La Chine ensuite ne s'est pas réveillée il y a quinze jours pour devenir un pays brutal et non démocratique. Amnesty international
estime que le chiffre officiel de 1010 exécutions de condamnés à mort en 2006 est probablement sous-estimé d'un facteur 7 ou 8. Et l'on sait que nombre de ces condamnations peuvent être bien plus politiques que criminelles. Donc il ne fallait pas faire les jeux en Chine, point.. Ou alors estimer que le sport est au dessus de tout cela, mais alors c'est encore le cas.

Il y a certes le cas du Tibet et des brutalités policière chinoises là bas. On peut discuter sur la sinitude du Tibet et sur la nécessaire indépendance, ou non, de cette zone - indépendance que le Dalaï-Lama, intelligemment, ne demande d'ailleurs pas. Mais l'enthousiasme pour cette région ne semble pas réellement spontané. D'après plusieurs témoignages rapportés notamment par un blog de la droite la plus modérée, ce sont par exemple des tibétains qui se sont engagés dans des violences à l'égard de  chinois.

Le Dalai Lama est-il si gentil que l'on doive aussi invariablement le préférer aux chinois ? Un livre publié par l'université du Texas, co-rédigé par un militaire américain et un ancien directeur à la Heritage Foundation (difficile pourtant de trouver plus réactionnaire que cette institution, c'est pas le Réseau Voltaire ni Indymédia), the CIA's secret war in Tibet, explique comment le Tibet recouvre "une guerre secrète [contre la Chine] payée d'un sang tibétain sponsorisé par la CIA".



Je ne suis pas sûr que le Dalai-Lama, sorte de Ladi Di de la religiosité mondiale, ne soit pas avant tout un féodal voulant retrouver sa couronne héréditaire et ses gens, dont on ne sait pas bien s'il les traitait correctement.

Pour ce qui est des brutalités chinoises, il y a peut être eu dans les 200 morts au Tibet, selon les organisateurs 
tibétains. Ces morts sont évidemment de trop. Cela équivaut d'ailleurs à six jours de morts en Irak, en moyenne, qui sont également de trop. Et le précedent secrétaire général de l'ONU avait rappelé, en 2004 (cf. article du Guardian), que l'intervention américaine en Irak était illégale.

Entendez-vous souvent des officiels protester contre cet état de fait ? Vous voyez des banderoles demandant un retrait d'Irak ? A l'heure où l'on s'apprête à envoyer quelques troupes supplémentaires en Afghanistan, à la demande des USA, j'ai presque tendance à penser que l'on devrait crier plus fort contre cela que contre deux ou trois Tibet simultanés... C'est toujours plus facile d'aller balayer devant la porte des autres apparemment.

Bref, sur la Chine, fallait pas y aller si l'on voulait lier sport et démocratie. Maintenant qu'on y est c'est un peu extravagant de découvrir que, non, la Chine n'est pas un pays convenable.

Et l'on a vraiment l'impression que, de Darfour en Bétancourt
  en passant par la banderole anti cht'i et le SMS du président (reviens/j'annule), les médias se laissent balloter par l'actualité la plus évidente, fournie pré-mâchée, en oubliant d'aller regarder ce qui se passe ailleurs et qui peut avoir un poids bien plus important pour notre avenir collectif.



 





 
 

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Samedi 22 mars 2008
avec un objet que vous n'oseriez pas coller sur votre frigo même si votre petit-fils favori l'avait fait...

Ah l'Europe... Terre de Pininfarina, Philippe Starck, du Bauhaus et tant d'autres mouvements stylistiques importants (continuez à chercher sur Wikipedia).


Et maintenant ... (roulements de tambour)



Ca :

e1.jpg

Il s'agit du dessin gagnant du grand concours pour la future pièce commémorative des dix ans de l'euro.

Elle a été créée par George Stamatopoulos (cinq ans et demi ?), et représente, nous dit-on, la continuité entre le troc des hommes préhistoriques, évoqués par le dessin primitif, jusqu'à l'euro, dernier maillon d'une longue chaîne d'échanges commerciaux.

Heu, George. L'euro n'a que dix ans, pas dix millions d'années.

Pour préparer l'avenir, il serait bon d'ajouter à cette pièce commémorative une série de billets, pour lesquels nous proposons les dessins ci-dessous.

Ces coupures sont appelées respectivement : "ma maison", "mon papa" et "la voiture à papa" :


notes.JPG

*

Voilà, billet intégralement pompé, mais traduit par mes soins, chez les adorables caustiques de Berlaymonster.

Commentaire d'un visiteur de BerlayMonster :
C'est extraordinaire. Cela exprime à merveille le caractère infantile de l'Union.

Ditto !






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Lundi 10 mars 2008
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Jeudi j'étais à -12°, aujourd'hui +40°. Entre les deux, mon coeur balance.


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Pas beaucoup d'abstentions en attendant, pour ce premier tour des municipales. Il faut dire que l'abstention est un choix difficile : peu commentée autrement qu'en termes de "c'est la faute à la météo", elle a un parfum de vacances buissonnières qui ne fait pas très citoyen. Et puis c'est difficile de ne pas se sentir participer, même de façon minime, à ce grand défouloir qu'est l'élection.

Pour le deuxième tour je m'abstiendrai quand même. Le PS a l'air bien parti pour un écart de plus en plus grand, entre Ségolène et son appel au Modem et Hollande qui a l'air de se remettre en selle... Pas envie d'avoir l'air de les encourager à continuer comme ça... Si je pouvais voter Mélenchon, je le ferais demain - pour Asselineau sur Paris, il n'a pu finir sa liste.

Billet de retour complètement décousu et anarchique, histoire de dire que je reviens mais doucement...

Par exemple avec une nouvelle rubrique "extraits", de passages de bouquins que j'ai aimé. C'est la lecture bientôt finie du livre extraordinaire de Vassili Grosmman, Vie et Destin, qui m'a donné cette idée.





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Samedi 23 février 2008
J'aime bien Capital (le magazine papier). Les  reportages y sont souvent fouillés, factuels.

Je suis tombé sur un article déprimant, dans le numéro de janvier, sur "les meilleures entreprises où débuter".

D'où il appert que j'ai tout raté.

Pas comme Alexia, pour laquelle un recruteur s'émerveille : "Alexia est déjà en charge de grands comptes. C'est une spécificité de de Xerox de faire rapidement grimper les meillleurs". Là on se sent rester en bas de l'escalier.

Après Alexia, c'est au tour d'Alexis de prendre la route vers la gloire, car "chez l'Oréal, [il] est en train d'apprendre des méthodes de travail d'une rigueur exceptionnelle. Une rude école, mais qui lui ouvrira toutes les portes"...

Ici c'est derrière la porte qu'on se sent abandonné.

Et ainsi de suite avec une petite série de portraits tous plus brillants les uns que les autres. Je me dis que je devrais arrêter Capital, à mon âge ça ne peut me donner que des regrets.

Et puis, parmi les bonnes entreprises du secteur bancaire où débuter, dans le secteur du trading, je tombe sur ça :

"meilleur choix : la Société générale est devenue ces dernières années une référence mondiale : son département "dérivés actions", concentration de polytechniciens surdoués, est dirigé par Christophe Mianné, la star de la spécialité. L'implantation d'une grosse salle de marchés à Paris fait exception à la règle qui voudrait que tout se passe à Londres. Les jeunes brassent vite des millions, mais ils sont toujours bien encadrés..."

Finalement, je crois que je vais pouvoir rouvrir la porte, remonter l'escalier, et racheter Capital...








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Mercredi 6 février 2008
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Trouvé chez Monolecte (le lien est sur le bulletin). Je suis très tenté mais d'une part je pense pouvoir voter UPR dans mon arrondissement, et, d'autre part, en étant abstentionniste, je compte bien faire grincer quelques dents dans ma section PS (je ne doute pas que les listes sont soigneusement épluchées). Ah, recevoir un appel mielleux entre les deux tours : "et comment camarade, tu vas pas voter ?". Ben non camarade, je ne vote pas. Pas PS en tout cas.

Post Scriptum : la maison Monolecte ne reculant devant aucun sacrifice a même mis en ligne une version en PDF à imprimer chez soi.

Addendum : La maison Monolecte étant décidemment extraordinaire a même produit une version plus châtiée de ce nouveau bulletin. Et précise que la main du précédent bulletin est une création du Syndicat National de l'Edition Phonographique.

soft.jpg








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Lundi 4 février 2008
Grand concours organisé par l'Union des trous du c... , on peut choisir le dessin de la future pièce de deux euros.

Plein de surprises :

- on va être assez forts pour prendre un dessin avec un texte en anglais alors que les britanniques sont en dehors de la zone euro ?

- est-ce le seul endroit où le suffrage universel peut s'exprimer valablement ou à la fin il y a encore une ratification parlementaire ?

Voilà l'Europe de demain : des gadgets démocratiques et le vide derrière. Vertige...


*

Bon, à part ça, je suis vaguement écoeuré par le grand silence frisé et vaguement honteux de la blogosphère polie, on ne croirait pas que nous n'avons plus de constitution depuis cet aprés-midi. Je trouve les billets sur les fesses de carla et autres joyeusetés un brin décalés.

Finalement, le plus digne ce soir c'est sans doute le si décrié Jean-Luc Mélenchon.










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Lundi 4 février 2008
Sur le conseil d'Olyvier, j'ai écouté Moscovici sur le site internet de France Inter, interrogé par les auditeurs (au passage, télécharger une émission sur Inter c'est pas simple).

C'était savoureux : pas un auditeur pour soutenir sa position parfaitement mensongère et jésuite, incompréhension à peu près totale de la part des auditeurs. Réponse de Mosco limite arrogante et énervée, faite de jésuitisme et de mensonge (encore un mensonge ouiste, qui ne sera guère relevé) :

Jésuitisme  : on s'abstient sur la Constitution, et on vote  oui sur le Traité. C'est la position ridicule du PS (nous irons au Congrès dit même Moscovici, nous abstenir et "manifester notre mauvaise humeur" : de qui se moque-t-il ? Il croit que Sarko va pleurer ?)

Mensonge ensuite : si le PS avait réussi à bloquer la modification de la Constitution, ça n'entraînera pas de référendum. C'est évidemment faux. Si la modification de la Constitution avait été bloquée par le PS, il aurait fallu un référendum pour modifier la Constitution et adopter le Traité.

Moscovici et le PS dans son ensemble ont pris les électeurs pour des imbéciles, j'ai eu l'impression ce matin, à entendre les auditeurs unanimes, qu'il va le payer dans les urnes aux municipales. En tout cas je l'espère, et il est certain que le PS n'aura pas ma voix.





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Samedi 26 janvier 2008
Aujourd'hui c'est bricolage...


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Vendredi 25 janvier 2008
Aujourd'hui pas d'Europe, j'ai une indigestion, mais je reste EN GREVE



Ces derniers temps j'ai appelé à en signer beaucoup,  mais je ne signerai pas la pétition qu'Amazon organise pour poursuivre sa livraison gratuite, après avoir reçu un mail d'Amazon m'appelant à la mobilisation.

Economiquement, c'est une entorse à la loi Lang, point barre. Lorsqu'Amazon offre les frais de livraison, alors que vraisemblablement le transporteur ne lui fait pas cadeau des frais d'envoi, ça veut dire que c'est le prix du livre qu'Amazon réduit, de façon dissimulée.

Et c'est une atteinte claire à la loi Lang, pas trop la peine d'y revenir. Ou alors il faut dire clairement que la loi Lang n'est pas bonne. Or les petits libraires n'ont pas les moyens de faire de telles promotions.

Je commande régulièrement sur Amazon, notamment mes doses de polars, sur amazon UK, mais je partage entièrement les protestations de Irène Lindon et Françoise Nyssen, dans le courrier des lecteurs du Monde d'hier (que je repompe ici, de toute façon le Monde n'a pas l'air d'inclure le courrier des lecteurs dans ses archives).

Et je ne crois pas, face aux protestations des acheteurs en ligne, que l'on puisse être aisément attiré par un livre sans l'avoir touché, parcouru, feuilleté.

Moins de librairies, ce serait, à coup sûr, moins de livres vendus.


 

Pour la librairie

En attaquant la librairie sur la question des frais de port dans Le Monde du 19 janvier, en traitant les libraires de poujadistes, de lâches qui s'enrichissent grâce à leurs remises et sans prendre aucun risque puisqu'ils peuvent retourner leurs invendus, Thierry Wolton se trompe, bien qu'il adopte un point de vue malheureusement partagé par nombre de consommateurs, pour qui le livre se réduit aux titres dont on parle dans la presse et les médias, ceux qui composent les listes des meilleures ventes et se vendent facilement pendant un temps, puis sombrent dans l'oubli.

Ils sont loin d'être honteux ni négligeables, ces titres-là. Tous les éditeurs se réjouissent de les publier et tous les libraires de les vendre, du plus petit au plus important, y compris, bien entendu, les sites Internet, dont Amazon n'est pas le moindre et qui, pour cette raison, peut ne pas facturer le port dans les commandes qu'il sert. Cela permet de faire du livre un produit d'appel, le temps de se débarrasser des libraires moins riches qui ne peuvent faire face. Pour autant, il n'est pas sûr que ces livres enrichissent le patrimoine.

En revanche, il existe un nombre considérable d'ouvrages qui n'ont pas cette destinée parce que, pour les remarquer, il faut les avoir lus et avoir pris du plaisir à s'interroger sur les questions qu'ils posent - que ce soit en littérature ou en non-fiction. Ceux-là, on les découvre grâce à la vitrine d'un libraire, à leur exposition sur les tables, qui permet au lecteur intéressé de les feuilleter, voire d'en parler avec le libraire qui a pris soin de les recommander. Ouvrages qui, sans cela, n'auraient pas eu la moindre existence. Mais qui peuvent, grâce aux libraires, parvenir ensuite sur des sites en ligne.

C'est la librairie de qualité et elle seule qui est en mesure de proposer un choix d'ouvrages que personne n'attend et qui, s'ils sont rarement rentables, font l'honneur d'une profession. Sans ce travail des libraires, bien des ouvrages de qualité ne pourraient être publiés ou ne le seront plus.

Alors, dans dix ans, quand on s'interrogera sur le retard intellectuel de la France, certains regretteront sûrement ces libraires qui menaient un combat d'arrière-garde en défendant la culture.

Irène Lindon                                     Françoise Nyssen

PDG des Editions de Minuit

                                                        PDG des Editions Actes Sud
 


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Samedi 12 janvier 2008
Lisant à mon fils de cinq ans un livre de Goldorak (le robot de l'espace, tome 1 - à l'attaque,  chez GP  Rouge et Or, 1978), je me demandais pourquoi est-ce que cela pouvait autant passionner un enfant ?

Puis je prends note que Goldorak n'est pas un personnage, mais le robot que pilote Actarus, l'un des héros. Donc, comme Spiderman, ça raconte aux enfants comment on peut se transformer pour devenir plus fort (j'avais lu une critique de Spiderman où un parallèle était fait entre l'émission de jets de toile par le jeune Parker et d'autres types d'émissions adolescentes, bref, passons).

J'en étais là de mes pensées lorsque je tombe sur le passage suivant :

Le pacifique jeune homme qui ne voulait rien savoir des questions spatiales se transforma en un instant en un homme de l'espace. Il entra dans une caverne d'où sortait une cascade, rejoignit son engin caché, mit en marche les réacteurs et l'instant d'après se retrouva dans les airs...

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Bon, caverne humide, engin, décollage dans les airs, j'ai peut être l'esprit mal placé. Il faudrait que la série ressorte en DVD pour juger de la pertinence de cette analyse... Jusqu'à aujourd'hui elle est coincée pour de sombres histoires de droits de diffusion...




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Jeudi 10 janvier 2008
j'ai d'abord une pensée particulière pour ceux qui souffrent, qui sont dans la solitude, dans l'abandon, ou qui ont connu au cours de l'année 2007, des drames ou des épreuves.

Je vous souhaite que l'année 2008 vous apporte de l'espoir et un nouveau départ dans la vie, et j'en suis sûre, cela va vous arriver.


Pardon, ce n'est pas Madame Soleil, c'est Ségolène Royal qui tirait les cartes des français pour ses voeux 2008. Il paraît qu'elle brigue le Secrétariat général du PS, et que des gens censés travaillent pour elle librement. Remarquez, quand on croit aux bienfaits de l'Union européenne, on peut s'attendre à ce qu'en 2008 les aveugles voient et les sourds entendent. Je sais, le cynisme c'est pas bien, mais des fois ça protège...

irma.jpg





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Lundi 7 janvier 2008
Vue la baisse des commentaires intervenue pendant les vacances, j'en déduis que bien des lecteurs étaient éloignés d'un ordinateur.

Vous voilà donc maintenant avec plein de temps libre, au boulot, et vous allez donc pouvoir rattraper le temps perdu !

Je vous propose une sélection des parutions récentes, en laissant de côté les billets-minute, parfois rédigés à la hâte pour tenir un rythme quotidien. Donc, lisez, ou re-lisez (chez les gens bien, on ne lit jamais, on re-lit. Tous les ministres qui partent en vacances emmènent la recherche du Temps perdu, pour le relire, c'est connu), relisez donc :

un billet sur l'Union Méditerranéenne, cet intéressant projet,

une citation de Stefan Zweig sur les humanistes, épatante,

Un billet sur la future libéralisation du marché des soins, merci l'Europe,

le long billet sur les symboles de l'Europe.

Naturellement, vous pouvez tout lire, c'est gratuit, mais ceux-là sont plus travaillés.

Pour la suite, je suis un peu débordé en ce moment, et je songe à ne publier qu'un jour sur deux (les jours pairs si je suis flemmard, les jours impairs si je suis courageux : je ne sais si vous y aviez songé mais il y a plus de jours impairs que de jours pairs dans l'année. Vertigineux, non ?)

On verra bien. En tout cas, bon retour au travail, meilleurs voeux encore pour 2008, et au prochain billet. Ce sera peut-être sur les primaires US (j'aurais préféré Edwards, et je suis fasciné par la capacité des médias à tout réduire à une histoire simple, en l'espèce le duel Obama/Clinton.)




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