Un très bon Harry Bosch. Un
serial killer arrêté en flagrant délit de transport de morceaux de cadavres s'engage à résoudre quelques crimes non résolus si le procureur s'engage à ne pas requérir la mort contre lui.C'est excellemment fait, rythmé et tout. Harry Bosch me fait de plus en plus penser à Clint Eastwood. Lisez d'ailleurs ce qu'écrit Alexandre Clément sur PolarNoir (même si je ne suis pas aussi sévère que lui sur La Défense Lincoln, que j'avais bien aimé) au sujet de ce dernier épisode de la série des Bosch :
Quand on pense à Connelly, on pense d’abord à ses personnages, aux histoires bien calées qu’il concocte, mais on ne parle jamais de son style. C’est normal, car le bon style dans un roman policier c’est celui qu’on ne voit pas. Et chez Connelly, le style ne se voit pas. Et pourtant, on pourrait parler pendant des heures de son style. Son originalité peut se décliner en trois volets :
- d’une part, il représente une synthèse entre le roman à énigme et le roman de détective, façon Chandler. Et d’une certaine manière il est l’héritier de Chandler. Ce n’est pas un hasard si c’est très « californien ».
- d’autre part, il y a une minutie qui donne un côté hyperréaliste à son écriture. Une minutie incroyable dans les détails accompagne le déroulement de l’enquête et donne corps à sa logique inexorable. De ce côté-là, on pourrait dire qu’il est sur la même longueur d’onde que la série The Shield, autre objet noir californien.
- enfin il y a une étude approfondie des caractères sous l’angle psychologique, la solitude, la crainte des objets qui nous entoure et nous paralysent, la difficulté à exprimer des sentiments simplement et sans excès.
Bref, hautement recommandable.



Etonnant polar. Il est à la fois 30% trop long et réussit à
rester intéressant.
Un excellent polar,
assez récent (2003). Il est court (250 pages) et change des machines américaines à grand spectacle.
Dans la catégorie des livres à grand spectacle,
celui-ci fait très bonne figure. L'auteur a passé trois années à étudier la vie de Léonard de Vinci et les querelles internes à l'église catholique à la renaissance.
Excellent polar. Conditions favorables aidant, je l'ai descendu
en une nuit (un "can't put it down", un vrai).
Chacun a des problèmes au boulot,
d’argent, de couple, d’enfants, de parents, multiples, complexes et enchevêtrés. Un bon polar vous fait croire, pendant quelques heures, que le seul problème qui importe pour l’heure est de
retrouver un serial killer, un tueur à gages, un comploteur ou tout autre élément d’une combinaison propice à créer l’intrigue.
De la daube. Mais j'ai du mal à ne pas finir les
bouquins que je commence.
Pas vu le film, mais j'ai lu le livre.
Un polar très travaillé, de façon soignée. Le commandant
Verhoeven, 1,45 mètres de haut, y est aux prises avec un tueur en série cultivé. L'univers du polar est mis à contribution, dans une sorte d'hommage révérencieux. Heureusement, on ne s'ennuie pas
car toutes les techniques sont utilisées pour relancer le suspense : goût de la traque, tension croissante, embrouilles, et soupçons au sein de l'équipe d'enquêteurs.
Un polar longuet, sur fond de franc-maçonnerie. Un journaliste ayant enquêté sur la franc-maçonnerie et un maçon sous pseudonyme ont écrit ce polar un peu ramolli.
Une étudiante en histoire de l'art, Finn Ryan découvre une esquisse qu'elle attribue à Michel Ange. Elle est
immédiatement chassée par le directeur du musée qui l'emploie, lequel directeur ne tarde pas à mourir assassiné, tout comme de nombreux amateurs d'art. Poursuivie, elle forme un couple avec
Michael Valentine (un peu deus ex machina) pour enquêter sur ces disparitions. L'intrigue est décousue, les actions s'enchaînent sans qu'une explication véritable en soit donnée à la
fin. Mais l'histoire repose sur certains faits authentiques ou supposés, en tout cas au sujet desquels on peut trouver une abondante documentation : le fils caché de Pie XII, la dispersion
d'oeuvres d'art volées par les nazis.
Dominique Manotti, qui a écrit quelques bons polars («
Pas mal. Un polar plaisant, où un tueur copie le scénario d'un jeu vidéo mettant
en scène un tueur en série. Le problème est que le jeu n'est même pas encore sorti officiellement, que les meutres s'accumulent et qu'il y en a en tout 17...
Hieronymus Bosch est de retour au
Un polar pas mal fait. Une commissaire de la région lyonnaise enquête sur un crime, classé cinq années auparavant. L'intérêt du roman est qu'il est écrit par une commissaire, qui donc, sans se forcer, décrit d'une façon qu'on imagine réaliste l'ambiance d'un commissariat. En revanche, les personnages ne sont pas inoubliables, l'intrigue est correctement tissée, mais sans suspense insoutenable. Correct et classique, sans plus.
Encore un roman de gare (l'auteur cite lui même l'expression encore plus précise d' "
Les précédents polars de Denis Lehane m'avaient beaucoup plu : des personnages profondément humains, des intrigues au carré, rythmées - l'univers du polar habituel. Ici, Lehane applique une recette classique en plongeant des acteurs-type du polar (deux détectives) dans un univers autre : un bagne pour prisonniers mentalement dangereux.
Désolé, mais ce roman d'espionnage exceptionnel n'existe pas en français ! L'Histoire d'André Szara, journaliste soviétique juif dans les années 30, est pourtant un grand livre.
Paru en français sous le titre "
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