Les nouveaux députés européens découvrent leurs sources d'information...
Les nouveaux députés européens découvrent leurs sources d'information...
Cher Ami,je suis accablé et intérieurement furieux.Voila des mois que les Chinois font tuer les gens à Darfour et à Burma, et nous ne disons pas un mot.Et voici qu'ils sont encore plus démonstratifs et directs au Tibet.Et que font Sarkozy, Merkel, Hillary, Obama et EDGAR? [facétie edgarienne : j'attends d'être élu !]Rien, car nous avons besoin de leurs casseroles à Bon prix,sans nous rendre compte qu'ils savent bien qu'en la bouclant nous nous préparons à entrer dans un monde globalisé sous Ethos et Direction Chinoises, plutot qu'Européano-Chrétienne ou Européano-Lumières libérales. Ce qui est la même chose.Les Jeux Olympiques constituent une célébration religieuse mondiale depuis 1000 Avant JC. Elle exprime avec joies et avec coeurs et corps nos convictions profondes, sensibles et sentimentales. C'est Notre Religion Occidentale.Or nous décidons de remettre solennellement (et sans nous rendre compte) aux apparatchiki de Peking.Je suis particulièrement triste pour vous et de vous: La lettrevolée se concentre sur les affaires françaises pour me rappeler que depuis la défaite de Louis XIV en 1715, la France est obnubilée par son nombrilisme afin d'oublier des siècles de diminution internationale. La France ne s'occupe jamais du monde et va de Munich à Munich.Quand L'Europe sera balkanisée, grace à la continuité pluri-séculaire de la politique française, on se vendra un peu mieux au chinois, et les intellectuels français clameront que les françaises sont des putes bien plus aguichantes que les putes allemandes et les américaines, et que les Chinois préfèrent venir chez nous et payer 1 Renminbih de plus qu'aux USA et 0.5 Renminbih de plus qu'en Allemagne (en moyenne).Et pour être totalement laïque nous soulignerons qu'en matière de prostitution aux chinois, nous ne ferons pas de différence entre hommes et femmes, adultes et enfants. Car nous sommes des scientifiques sans superstition et savons que tous les êtres "humains" sont des bios sans différence.Vive la France, Vive la Science, Vive La Raison.hélas,francis
«ORB (Opinion Research Business), which has conducted polls in Iraq since 2005, released the findings of a survey of 1,461 adults across the country. Among other questions, it asked: "How many members of your household, if any, have died as a result of the conflict in Iraq since 2003 ( i.e., as a result of violence rather than a natural death such as old age)? Please note that I mean those who were actually living under your roof."
»Of those responding, 78 percent said their households had experienced no violent deaths, 16 percent had experienced one death, 5 percent two deaths, 1 percent three deaths or more. Given the number of households in the country, 4,050,597 according to 2005 census figures, this works out to nearly 1.2 million deaths.
(…)
»Opinion Research Business is not a left-wing or antiwar group, but an established polling organization, founded in 1994 by Gordon Heald, who headed Gallup Britain from 1980 to 1994. Its customers include the huge mining concern Anglo American, the Bank of Scotland, and the Conservative Party. Its non-executive director is Geoffrey Martin OBE, currently special adviser to the secretary general on strategic relationships of the British Commonwealth.
»The ORB survey was based on face-to-face interviews conducted between August 12 and August 19 among a nationally representative sample of 1,720 adults (of whom 1,461 responded), with a standard margin of error of 2.4 percent. Random sampling was used to select those interviewed in 15 of Iraq's 18 provinces.»
Bref, il y a une utilisation politique de l'indignation, à laquelle je me refuse lorsqu'elle sert de façon trop évidente des intérêts bien établis et pas forcément honnêtes. J'ai protesté, de
mémoire, contre les rafles d'étrangers en France, chaudement approuvé, en commentaires, les réactions indignées d'Eolas face à une décision judiciaire récente d'expulsion d'un père dont le fils est atteint de leucémie
(même si Eolas sur les questions européennes est à l'opposé de mes positions, avec des arguments d'autorité peu réfléchis, à mon sens), évoqué les joies de l'assurance santé aux USA, souligné les pubs équivoques de
Abercrombie & Fitch...
Bon, voilà. Je crois que même si je plaide coupable de n'avoir en tête que deux ou trois thèmes de prédilection (l'Europe, les USA, la France, les questions économiques trop peu souvent), je ne
peux pas passer pour un obsidional complet. Je trouve simplement que l'européisme n'est pas un internationalisme, c'est un nationalisme de plus, bien souvent refoulé (les turcs et les pays de
la méditerranée en savent quelque chose).
Francis est, lui, convaincu, et c'est ce dont nous avons longuement débattu, que les Lumières ne se conçoivent pas sans le christianisme, et que donc sans remise à l'honneur du christianisme
nous sommes perdus et l'économie capitaliste avec (ce qui est commun à beaucoup de catholiques de gauche, convaincus que l'économie a besoin d'un supplément d'âme. Je crois que le personnalisme
est assez proche de ce à quoi Francis semble adhérer).
Pour ma part je ne crois pas à un Dieu personnel, ni impersonnel d'ailleurs. Je crois en la conception du monde telle décrite par Spinoza, dont le résumé personnel que j'en fais est : la nature
est, et elle nous englobe. C'est d'ailleurs sur le fait que la nature nous englobe que je peux rejoindre des croyants : ils ont profondément besoin de limiter les égarements humains par quelque
chose d'extérieur. Pour ma part, je crois que c'est la conscience de notre finitude, de notre entendement limité, qui doit nous conduire à la prudence et au rejet du dogmatisme (ce pour quoi je
n'ai jamais accroché aux prétentions scientifiques de Bourdieu, ni au marxisme scientiste et historiciste).
Bref, comme toujours, je suis en désaccord avec mon ami Francis, mais je suis content qu'il ne relâche pas sa vigilance sur ce que j'écris, et toujours content de discuter avec un interlocuteur
qui ne s'évanouisse pas dès lors que l'on ne s'incline pas devant la très sainte Europe et qui recherche encore et toujours à penser par lui-même.
A bientôt Francis donc, toujours avec grand plaisir.
Edgar
J'aime bien que des vieux billets restent dans cette liste, signe que peut-être ils ne sont pas complètement nuls, comme par exemple celui sur La raison des nations, de
Pierre Manent, que quelqu'un (pas moi !) a mis en lien à l'article Pierre Manent de Wikipédia ; ou le Grand échiquier, livre qui gagne à être connu.
Ce que j'aime surtout c'est que les commentaires ont décollé, enfin.
Il y a un peu plus d'un an je notais avec surprise qu'un éminent, courageux et frondeur blogueur ouiste m'avait mis
sur son blogroll. A ce moment là j'en étais à 59 commentaires. Depuis on en est à 1929 !
Au delà des chiffres, ce sont ces commentaires qui font le plus plaisir. Olivier comparait ce blog à un troquet au comptoir duquel se retrouvent quelques habitués - nettement moins nombreux
que la froide masse de visteurs anonymes de passage - mais qui pimentent par leurs débats les billets les plus divers.
Salut à eux donc, à Kevin, à Balmeyer, à Justin, à Maup (qui vient "d'arriver"), à Frédéric LN (qui vient de repartir, je plaisante il est fort occupé), à Antoine, à JM Fayard, à Valéry aussi,
(comme notait M. on se complète, comme le yin et le yang. S'il n'était pas là il me manquerait.), Malakine aussi, John Reed, Yves Duel (l'autre snob ?), Eric. J'en oublie évidemment, mes excuses
par avance. Le café Edgar a d'ailleurs battu ses records avec 50 commentaires pour un billet commentant un article
remarquable (ici chiffon rouge) d'une universitaire de Rennes.
Le blog est une drogue. Après moult tâtonnements, j'ai trouvé une formule de publication qui limite les débordements sur mon emploi du temps : un billet par jour, qu'il pleuve, vente ou
grève.
Idéalement j'aimerais faire moins de billets mais plus fouillés. C'est difficile. Notamment parce que je ne me passe pas de l'habitude de jeter quelques lignes sur les sujets qui me tiennent à
coeur. Ceci au détriment d'un exercice que j'aime particulièrement, celui des commentaires de lectures. Par exemple j'ai la suite des Mémoires de guerre en retard, j'ai pourtant fini le
tome 2, aussi passionnant que le premier. Mais une bonne fiche de lecture c'est deux, trois, quatre heures de rédaction. Et l'expérience montre que ce sont les moins commentées (même si les stats
font apparaître que dans la durée ce sont parmi les plus lues). J'ai aussi La trahison des élites de Jennar à terminer... Le bouquin est très bon, factuel, il faut que je termine de
rassembler mes notes sous forme lisible. Et puis j'ai attaqué les passionnantes mémoires de ... Jean Monnet.
Bref, ce ne sont pas les idées de billets qui manquent pour la suite.
Contrairement à ce que je lis sur d'autres blogs, j'ai fait très peu de rencontres dans la vraie vie du fait de La lettre volée. Une seule en réalité, avec une star du web qui fait un peu intermittent du spectacle en ce moment. Mais je dois un déjeuner à Olivier et, qui sait, je finirai peut-être par faire une
apparition à la République des blogs. Profondément je trouve cependant dans l'écriture, même bloguesque, c'est à dire trop souvent approximative, la possibilité de creuser mes idées bien plus que
dans de vraies conversations, même et surtout imbibées !
Puisque j'aborde enfin des questions de qualité, je reconnais volontiers que certains titres, notamment anti-européens, sont parfois un peu survendeurs. Mais je m'autorise cette licence parce
qu'il suffit d'ouvrir n'importe quelle radio pour avoir un robinet de commentaires bien pensants (je ne m'y attarde pas, mais exemple récent sur France (Europe ?)
Inter : un sondage sort, donnant 63% de français qui veulent un référendum et 68% en faveur du Oui. Annonce de France Inter : "68% des français sont en faveur
du traité de Lisbonne, mais Nicolas Sarkozy ne fera pas de référendum conformément à ses engagements de campagne... C'est moi où on frise Orwell là ?). J'espère que malgré ces titres et une
expression parfois un peu rapide, les lecteurs réguliers constatent que j'essaie dans la mesure du possible, de réfléchir autour de faits précis, concrets, vérifiables, et de ne pas rembarrer
trop abruptement les lecteurs à l'avis contraire.
Bon, j'arrête là ces considérations nombriliques, mais c'est pas tous les jours qu'on est millionnaire ! Encore merci à vous, amis lecteurs !
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