Sélection

lalettrevolee  @  yahoo.fr

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 22 avril 2008
Bon, après quelques journées épuisantes, voici venu le temps des vacances.

Ce blog s'interrompt au moins jusqu'au premier mai, et peut-être un peu plus si je décide enfin de finir ma note sur les Mémoires de Jean Monnet...

D'ici là je m'en vais visiter Monreale, Lipari, Syracuse, Agrigente, Erice...

Au plaisir de vous retrouver.









free music
ajouter un commentaire commentaires (3)    publié dans : Divers
créer un trackback
Mardi 8 avril 2008
Hier matin, en commentaire d'un billet sur les inégalités, quelqu'un a laissé un article du Courrier Picard sur les difficultés d'un couple de parents avec la sécu.

Leur fille, Ludivine, est atteinte d'une maladie invalidante et a besoin d'un fauteuil roulant sophistiqué. Une commission bidule a estimé, apparemment contre un avis médical et surtout en dépit du bon sens, qu'il n'était pas nécessaire d'acheter (et donc encore moins nécessaire de rembourser) un fauteuil adapté (coût de 11 000 euros).

Il y a également un article de l'Union à ce sujet.

Apparemment les parents ne demandent rien, pas d'argent, mais veulent attirer l'attention sur leur cas.

Comme c'était sur mon blog, je me sens du coup partiellement responsable de l'écho de cette campagne, je republie
donc ici l'article du Courrier Picard laissé en commentaires.

Pas trop de lecture politique de cela, sauf peut-être l'idée que quand l'administration devient inhumaine, elle sape le crédit des institutions publiques ; que la noblesse des services publics devrait résider dans le souci mis à ne pas ajouter, aux misères naturelles, celles de la paperasserie tracassière... Tiens, juste pour pimenter un peu la chose, et accélérer peut-être le dénouement, le président du Conseil général de l'Aisne, responsable de la décision de non remboursement via la Maison départementale
des personnes handicapées, est le camarade socialiste Yves Daudigny. Merci à lui, d'avance...

Et bon courage aux parents.

Il y a enfin l'adresse d'un site internet consacré à Ludivine, mais il a l'air en panne.


Voilà donc le texte en question :


Pour exprimer leur colére , ils ont sorti leur banderole . Les parents de Ludivine, 9 ans , handicapée , se battent pour leur fille ait un fauteuil roulant adapté à son lourd handicap ..

Rue Jacques Lescot à Saint-Quentin. La maison de Ludivine 9 ans .Sur la facade flotte au vent du printemps , depuis hier , une banderole blanche , celle d'un combat . << J'ai hésité à la mettre >> explique le papa. Sébastien Leroux l'a finalement fait .

Il l'a accroché ce bout de tissu ou il est inscrit LA COLERE DE TOUTE UNE FAMILLE . << on se bat pour Ludivine , pour qu'elle ait un fauteuil vraiment adapté à son handicap . CE N'EST PAS UN LUXE >> lance le pére dont le sentiment de culpabilité n'est pas long à percer .

  "si j'avais de l'argent , je lui achèterais moi ce fauteuil. Et cette histoire en resterait là !"

Mais le problème est que ce papa a dû cesser son travail suite au handicap de sa fille . << Il faut bien sûr être deux pour s'occuper d'elle >> En 2002 , cette famille Saint-Quentinoise est frappée par l'annonce de la maladie de Ludivine. Elle est atteinte d'une maladie mystérieuse sous forme de micros abcés au cerveau et insuffisance de défences immunitaire .Conséquence, aujourd'hui , elle est totalement paralysée des membres et ne parle plus suite à une très grave rechute brutale en avril 2007.

C'était une bonne vivante , elle marchait , courait , adorait jouer au foot , faire de la moto , aller à la péche etc... raconte la maman en lui essuyant le visage. Une écharpe d'une équipe de L'OM installée au-dessus du lit médicalisé de Ludivine en atteste . Désormais, Ludivine, qui voulait être une écoliére comme tout le monde , communique uniquement par clin d'oeil ou râle. C'EST UN COUP TRES DUR !!! poursuit sa mére .Ce qu'elle n'accepte pas aujourd'hui est que l'on lui refuse un fauteuil roulant CONFORT adapté vraiment à son handicap .

La maison départementale des personnes handicapées nous le refuse ! Ils nous proposent un fauteuil simple avec coque, mais j'en veux pas de ce fauteuil répond la maman. Il n'est pas adapté à ma fille poursuit le père .

Un refus catégorique nourri par l'incompréhension totale ." Un médecin justement ergothérapeute de la MDPH de LAON est passé à domicile il y a 3 mois pour voir les besoins de Ludivine , alors même que nous montions le dossier de demande pour ce fauteuil .Ce médecin était alors lui même favorable au fauteuil CONFORT plutot qu'une coque ."

Aprés examen de leur dossier en commission vendredi 28 février 2008, le couperet tombe. Le fauteuil à coque moulé à la dimension de ludivine est adopté !!! Elle sera toujours droite et dans la même position mime le papa. Le probléme est que Ludivine à des problémes neurologiques, notament des troubles de la déglutition . Elle peut s'étouffer même avec simplement sa salive !

Comment peut-on ainsi bouger Ludivine dans une coque lors de problémes de ce type ?

La coque est fixe, alors que le fauteuil confort propose diverses positions favorable à ce genre de problémes. Le pére est absolument contre cette décision , " La MDPH veut nous faire croire que le fauteuil coque c'est mieux pour elle . C'est surtout je pense une question de coût qui les a fait réfléchir ! Le fauteuil idéal adapté aux besoins de Ludivine avoisine les 11 000 euros".

N'oublions pas que c'est une enfant, elle a le droit de s'aérer, de voir autre chose. Les beaux jours arrivent, vous croyez que l'on va rester enfermés toute la journée ? Elle aime bien se promener.Il faut qu'elle soit au mieux afin d'avoir une vie PRESQUE NORMALE !

 
Ceci est l'article du courrier Picard , L'Aisne nouvelle publiera également 1 article à ce sujet , puis l'Union , FR 3 picardie .

Nous remercions fortement les médias pour leurs aide et tenons à demander au site EBAY de bien vouloir laisser cette annonce particuliére qui nous le savons sort des régles de vente, mais cela resterait humain de votre part de ne pas retirer cette annonce.

Par ailleurs , je demande à toutes personnes ayant des difficultés de financement de materiel médical de bien vouloir se joindre à nous afin de faire gagner les droits de Ludivine et les leurs !!!

 

 

addendum, le 10/4/2008 :

 

Pour exprimer leur colére , ils ont sorti leur banderole. Les parents de Ludivine, 9 ans , handicapée , se battent pour leur fille ait un fauteuil roulant adapté à son lourd handicap ..

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120898
/#

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120898/#

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120898/#

Les parents de Ludivine organise une grande manifestation SAMEDI 19 AVRIL à 14HOO place de l'hôtel de ville à Saint-Quentin dans l'AISNE avec PRESENCE DES CRS , l'action partira de la place de l'hôtel de ville, fera une halte à la sous préfecture, puis descendra rue d'Isle. Ceci afin de faire valoir les droits des personnes handicapées. Beaucoup de médias seront présents pour cette opération baptisée " UN FAUTEUIL POUR LUDIVINE " Les parents de Ludivine veulent porter plainte auprès  de la cour européenne
des droits de l'homme . Nous comptons fortement sur votre présence pour défendre les droits de Ludivine et bien sûr autres personnes dans ce cas. Déjà 450 personnes prévue à cette manifestation ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Nous vous remercions évidement fortement et comptons sur vous pour faire parvenir ce message à votre entourage .

Le N° de TEL des parents : 03.23.60.28.35 Le N°du président de UNE LUEUR D'ESPOIR 06.70.70.19.49 Adresse internet des parents de Ludivine : le.9@hotmail.fr

MERCI DE METTRE CET ARTICLE SUR VOTRE BLOG ET D'EN FAIRE PART A VOTRE ENTOURAGE MSN


ajouter un commentaire commentaires (1)    publié dans : Divers
créer un trackback
Mercredi 2 avril 2008
A la demande expresse de Valéry, et le 1er avril étant passé, je continue finalement pour quelques billets. Désolé pour les pincements de coeur attristés et pour cette farce de collégien ! Eolas avait fait plus fin.

Ca m'aura au moins permis d'avoir des commentaires de nouveaux venus ou de lecteurs cachés (les 25 abonnés par mail aux articles de ce blog peuvent aussi faire un petit coucou au passage !)

Salutations !





ajouter un commentaire commentaires (3)    publié dans : Divers
créer un trackback
Lundi 24 mars 2008
On-screen, a man was describing zombies as having dead eyes, following orders, not knowing what they do, not caring.

"you mean like Democrats?" Hope inquired.


in Kathy Reichs, Break no Bones
ajouter un commentaire commentaires (2)    publié dans : Divers
créer un trackback
Samedi 22 mars 2008
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo edgar
ajouter un commentaire commentaires (0)    publié dans : Divers
créer un trackback
Vendredi 21 mars 2008
free music
ajouter un commentaire commentaires (0)    publié dans : Divers
créer un trackback
Samedi 15 mars 2008
Quittant l'Afrique pour rentrer chez moi, où il paraît que la connexion internet est en panne, je serai déconnecté jusqu'à lundi au moins, le temps de motiver mon gentil fournisseur d'acès internet.

Quelques liens sur des articles intéressants que je n'aurai sans doute pas le temps de commenter :

- le blog de Frédéric Delorca, un démocrate opposé à la construction européenne bureaucratique. Dernièrement il a ressorti par exemple des notes de Malraux sur le Kosovo intéressantes,

- chez Jean Lévy un billet sur la situation sociale en Allemagne qui nous rappelle que les succès allemands en matière de commerce extérieur, dont on nous rebat les oreilles pour nous expliquer que l'euro n'est pas surévalué, sont obtenus grâce à une compression des salaires si excessives qu'elle finit par faire remonter la gauche de gauche (die linke) face au SPD,

- un très bon billet de Publius, qui montre que quand ça lui chante et histoire de se faire mousser, la Commission sait parfaitement faire de la politique industrielle. C'est interdit aux états parce qu'il ne faut pas laisser les enfants jouer avec des allumettes. En revanche les grandes personnes de la Commission peuvent jouer avec le feu sans se brûler. Au Kosovo on en reparlera cependant...

- La Commission européenne, encore elle, qui emmerde l'Allemagne et la Suède, soupçonnées de ne pas déreglementer assez vite le secteur du jeu en ligne. L'association européenne des tripots se félicite de la décision européenne. A vomir.

- un joli billet sur l'ennui chez Causeur.


A part ça je m'abstiendrai encore pour les municipales, Bertrand passera très bien sans moi (quand bien même le résultat aurait été serré je me serai abstenu je crois). Je comprends fort bien tout ceux qui voteront pour un noniste, mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que le Traité de Lisbonne ayant été adopté par une atteinte profonde à la démocratie, les partis un peu critiques auraient dû refuser de présenter des candidats. Il y a une dimension ludique de l'élection qui rend sans doute ceci difficile (imaginez : le PCF, la LCR, LO, les Verts refusant de présenter des candidats parce qu'il a été porté atteinte à la démocratie...)

Elections, piège à ludions...







ajouter un commentaire commentaires (1)    publié dans : Divers
créer un trackback
Mardi 11 mars 2008
Je ne suis pas fier de mon billet précédent. Je ne l'ai publié qu'après hésitation, tout en me disant qu'il était nécessaire de mettre les pieds dans le plat. J'ai été étonné de lire des premiers commentaires qui ne relevaient pas l'énormité du parallèle que je faisais entre deux sujets qui ne sont pas directement reliés. Et puis j'ai lu le commentaire de Lucie, que je redoutais par avance. Je reviens donc sur ce parallèle qui a pu paraître hâtif mais qui ne l'est pas. Pour tout dire la vivacité de la réaction allemande au projet d'Union méditérranéenne me surprend. J'aimerais qu'un bon connaisseur de l'Allemagne m'explique le pourquoi de cette si virulente réaction. Pour ma part je crois que le début d'explication que j'en donne est juste : l'Europe est un substitut pour l'Allemagne à un sentiment national profond. On a longtemps souligné que l'Europe était vue par les français comme une France en grand, je crois que, tout autant, elle est vue par les allemands comme une Allemagne en plus grand. Et pour un pays qui a été privé en 1945 de certains attributs (siège à l'ONU), elle est encore plus vitale que pour la France.

Voilà pourquoi, aussi, cette sorte de retour à la case départ qui peut paraître abusif. Il n'empêche que l'histoire est parfois tragique, et qu'à vouloir l'oublier on se perd.

Je recopie donc ci-dessous ma réponse à Lucie, que j'avais initialement mise en commentaire :


Très chère Lucie,

ce billet est celui que j'ai le plus difficilement mis en ligne - et pourtant dieu sait que j'en ai écrit des bêtises. Le fait que tu sois susceptible de le lire renforçait évidemment mes préventions.

Pour autant, je n'en retirerais rien, pas une ligne. Dans les Mémoires de Jean Monnet, il relate des entretiens avec Adenauer je crois, où le chancelier allemand lui explique, à peine quelques années après l'horreur que l'on sait, qu'il faut l'europe pour canaliser le nationalisme allemand (qu'est-ce que cela prouve : rien, sinon que canaliser de mauvais instincts n'est pas les suppirmer).

J'aimerais beaucoup qu'on cesse de crier partout au nationalisme chaque fois que la France prend une initiative et qu'on pardonne systématiquement son arrogance à l'Allemagne (j'ai encore en tête l'affreuse expression de "pays du club med", assez intolérable).

Il ne s'agit pas, comme le voulait certain conseiller américain en 1945, de faire de l'Allemagne un champ de pommes de terres, ni de leur interdire toute expression. Mais comme Gus le souligne, la France est encore un état indépendant. Il se trouve malgré ce, qu'après confirmation de l'initiative Sarkozy, l'Allemagne a annulé ou reporté plusieurs rencontres au sommet avec la France, ouvrant par là une politique de la chaise vide comme la France avant le compromis de Luxembourg.

Je crois que mon argument, peut-être disproportionné, est à la mesure à la fois de l'enjeu et de l'absence de débat sur un sujet majeur concernant l'Union européenne. Si c'est un futur état unitaire, alors la réaction de l'allemagne est légitime : on ne peut pas être membre de deux états à la fois. Sauf que pas grand monde n'assume publiquement cette orientation, ce qui est contraire au règle démocratique.

Si l'Union est autre chose qu'un état unitaire, et si on s'en tient à ce dont a informé les français, la France est encore un état indépendant susceptible de prendre des initiatives en matière de politique étrangère.

Il s'agit donc d'une question profonde, qu'on ne peut oublier parce que l'Allemagne risque de bouder.

Sur la culpabilité collective, je trouve ceci "Jaspers évoque l’idée audacieuse d’une responsabilité de l’Allemand à l’égard du passé des Allemands", sur le résumé du livre La culpabilité allemande, sur le site des éditions de Minuit.

Lorsque Sarkozy s'exprime en Afrique, chacun est attentif à ce qu'il n'y ait pas, de la part de la France, de relents trop colonialistes dans le discours. Et l'on s'indigne à juste titre de la bêtise de son discours sur le paysan africain.

Lorsque l'Allemagne prétend s'opposer à la coopération entre la France et des pays en voie de développement, elle doit être attentive à ne pas sembler considérer que certains pays ne méritent pas que l'on s'attarde sur leur sort.

Il ne s'agit en aucun cas de considérer que les allemands, individuellement, sont coupables de quoi que ce soit, ce qui serait absurde. Il s'agit de rappeler que les officiels allemands, lorsqu'ils expriment une position collective, ont, à mon avis, pour longtemps encore, un devoir particulier de clarté absolue dans leur expression, et d'attention toute particulière à l'unité du genre humain, pour faire vite.

Jankelevitch a refusé de parler allemand après la guerre, un français dont j'ai oublié le nom vient de refuser une médaille allemande parce qu'il a perdu sa mère dans la deuxième guerre mondiale, tu ne peux pas empêcher, parce que nous sommes humains, que la mémoire collective dure longtemps.

Et parce que c'est un fait, l'Allemagne, dans son propre intérêt, se doit, non pas de plier aux caprices de Nicolas Sarkozy systématiquement, mais d'être encore plus fine, subtile, posée que nombre d'autres pays.

Je suis en partie convaincu que cette histoire d'Union européenne, dans laquelle nous sommes empêtrés, est le fruit d'un réglement incomplet, inachevé, hâtif, de la deuxième guerre mondiale. S'il faut revenir là pour dénouer cette situation, sans doute y a t-il matière à débattre.

Voilà. Quelques idées décousues, inachevées, incomplètes, maladroites, mais que, au jour d'aujourd'hui, je crois justes.

Tu as peut être bien plus réfléchi sur ce sujet que je n'ai pu le faire, mais sache, en tout cas, que je n'ai pas fait ce lien à la légère, ni avec la volonté de blesser individuellement, mais avec la conviction que ce que nous sommes nous dépasse souvent, et que nous avons, chacun, des identités à la fois individuelles, mais aussi collectives, à assumer.

Jeter nos vieilles identités nationales en décidant que nous sommes tous européens, donc blanchis à neuf (et cela ne vaut pas que pour le nazisme, il y a également la colonisation par exemple), relèverait de la plus grande naïveté.

J'espère, non pas t'avoir convaincue de la justesse de mon argumentation, simplement d'avoir fait passer le sentiment qu'il ne s'agit pas là de propos inconsidérés. Peut être cela te convaincra-t-il de la nécessité de les rejeter encore plus violemment, je ne l'espère vraiment pas.


Bises.
ajouter un commentaire commentaires (3)    publié dans : Divers
créer un trackback
Mardi 1 janvier 2008
Meilleurs voeux pour 2008 !

Cette semaine, comme pour la précédente, je n'ai que sporadiquement accès à une connexion, d'où des billets très courts, voire pas de billets dans les deux ou trois prochains jours.
 
Excellente année en tout cas.

Que Sarko se rende supportable,
que Ségo tombe amoureuse d'un producteur australien de chabichou,
que l'Union européenne soit un instrument à notre service, et non l'inverse,
que Balmeyer retrouve son accent ,
bonne installation parisienne à Olivier,
que les taurillons deviennent pubères,
qu'Antoine puisse licencier tranquille sans entraves européennes (ici deuxième degré),
bonnes municipales à Malakine,
salut aux kiwis-1,

bref : encore meilleurs voeux !




 
ajouter un commentaire commentaires (4)    publié dans : Divers
créer un trackback
Samedi 8 décembre 2007
Quelques liens en vrac, aujourd'hui, un peu de repos :


- un haut fonctionnaire européen qui craque et demande un référendum, auquel il voterait non,

- un blog dont je suis très fier car directement responsable de sa création : ça n'empêche pas Nicolas (pas de rapport direct avec Sarko, c'est une vieille chanson de l'auteur de l'Internationale !). J'avais chroniqué un livre de l'auteur, et avais suggéré, compte tenu de son style, qu'il ouvre un blog. La suggestion lui est revenue et a été mise en oeuvre. Jean Lévy est un ancien syndicaliste auteur de plusieurs bouquins, ce blog fait de lui sans doute un des doyens de la blogosphère française !

- une revue très intéressante. Je suis tombé par hasard, en kiosque, sur la Revue internationale des livres et des idées. C'est une bonne surprise (raté le numéro 1, mais il y un article sur la gauche de la gauche qui est intéressant). Pour cinq euros, c'est d'une qualité comparable au Débat, à Commentaires ou autres revues trois fois plus chères (c'est un format moins luxueux évidemment, type Monde Diplo). Pas tout lu, car les articles sont fort longs, mais le premier papier, de Judith Butler sur Hannah Arendt était intéressant et celui sur Leibniz/Spinoza passionnant. L'iconographie est superbe. Pour l'orientation générale, c'est plutôt gauche de gauche, celle qui ne "trahit" pas et pour qui Blair/Sarko/Ségo même combat. Pas mal d'articles sur ou venant d'universitaires américains.







ajouter un commentaire commentaires (0)    publié dans : Divers
créer un trackback
Mardi 27 novembre 2007
 9 novembre 1989, un jeudi, fin d'aprés-midi. Je suis assis au milieu d'une grosse centaine de mes congénères, dans l'amphi Chapsal. Nous sommes à Sciences-Po, rue Saint Guillaume, en train d'écouter Alfred Grosser.
Tous les jeudi, même heure, il commente l'actualité avec un recul et une culture qui font que - alors que ce cours est facultatif, commun à toutes les années, et ne fait pas l'objet de contrôles - l'amphi est toujours plein.

Une demi-heure environ après le début, alors que le professeur s'exprime avec sa voix un peu moqueuse, Alain Lancelot, directeur de l'institut, entre dans l'amphi, au premier rang, un papier à la main. Il interrompt  Grosser en s'écriant, "Alfred, ça vient d'être annoncé, le mur est tombé".

Après un blanc de quelques secondes, les premiers applaudissements fusent, quelques-uns se lèvent (pas moi), ont la larme à l'oeil (moi), l'enthousiasme est unanime. Pour obtenir une telle manifestation de joie en 1981, il aurait fallu que Mitterrand et Giscard fussent élus simultanément. Lancelot ressort, et tous les visages se concentrent sur Alfred Grosser, imperturbable, qui s'est arrêté de parler pour nous regarder.

Pas ému, en apparence, le professeur  allemand, réfugié en France à 8 ans, en 1933, qui a consacré sa vie aux relations franco-allemandes, reprend la parole. "Je suis content de votre réaction", enchaîne-t-il, "mais je ne suis pas sûr qu'elle soit partagée". Il poursuit par un exposé des réticences probables de la France face à la réunification, citant Mauriac et son "j'aime tellement l'Allemagne que je préfère qu'il y en ait deux".  Après notre enthousiasme spontané, le professeur reprenait son analyse impeccable et éclairée.

*


Dix huit années après ce moment de joie collective , l'Europe ne nous propose plus qu'interdits et  ratiocinations, et je n'ai pas peur de dire que nous ferions mieux d'en rester là.
ajouter un commentaire commentaires (8)    publié dans : Divers
créer un trackback
Dimanche 7 octobre 2007
Récemment, un album de photos a été reçu par le mémorial de l'holocauste, aux  Etats-Unis, envoyé par un ancien soldat américain qui l'avait rapporté d'Allemagne. Il s'agit d'un album photo de Karl Höcker, devenu adjoint SS du commandant d'Auschwitz en 1944.

L'album a été mis en ligne, et on peut donc le feuilleter intégralement. Pas de photos insoutenables, pas de cadavres. Juste les moments de détente entre gardiens du camp, avec les copines infirmières, le chouette docteur Mengele, Höss, toute une chouette bande de copains.

Pourquoi ce ton léger ? Parce que, profondément, je crois que là est la force, le danger et le secret du nazisme : à aucun moment il ne s'est donné pour ce qu'il était, une idéologie de mort, infâme. Non, ce que l'on vantait aux foules c'est ça, cette complicité, cette chaleur humaine, cette simplicité des relations, l'amour des chiens - une photo montre un gentil chien donnant la patte.

Et ça, ça peut suffire à abuser des braves gens, pour peu qu'ils aient suffisamment faim. Voilà ce que je retire de ma lecture de La mort est mon métier, le récit de Robert Merle : pour peu qu'il y ait femme et enfant à faire manger, pour peu que l'on ait éduqué quelqu'un dans le manque absolu d'esprit critique, tout est possible.

Le Journal d'un allemand, de Sebastian Haffner montre bien alors la séduction déployée par le nazisme. Le chapitre final, la vie au camp de formation militaire, fait appel à un sens de la solidarité, de la nature, un grégarisme chaleureux auquel on peut se laisser piéger, n'importe quand.

C'est pour cela, en sens inverse, que je n'ai aucune envie de lire les Bienveillantes. Je ne crois pas qu'il ait été nécessaire d'être un détraqué sexuel pour devenir abject. Malheureusement, l'abjection a frappé n'importe qui, des masses prises dans un contexte où l'on pouvait manger, retrouver un travail à condition d'oublier qu'il était payé par l'assujettissement des juifs, des tziganes, des homosexuels, de la gauche et bientôt des pays voisins.

Voilà pourquoi, finalement, ces photos joyeuses sont presque aussi insoutenables que celles de cadavres ou de prisonniers décharnés. Elles éclairent notre humanité sous un mauvais angle.






ajouter un commentaire commentaires (6)    publié dans : Divers
créer un trackback
Samedi 6 octobre 2007
cosandey-poche.jpgSur la recommandation d'un ami, j'avais lu l'ouvrage de David Cosandey, "Le secret de l'Occident" et en avais rédigé une note de lecture enthousiaste. C'est un des meilleurs ouvrages historiques et économiques qu'il m'ait été donné de lire récemment.

J'ai échangé d'ailleurs avec David Cosandey, citoyen suisse sympathique et curieux des affaires françaises et européennes, qui m'a signalé récemment la parution de son ouvrage en poche, dans la collection Champs Flammarion.

J'espère que cela donnera à l'ouvrage la renommée qu'il mérite et dont il n'a sans doute pas encore pleinement bénéficié. J'ai acheté la nouvelle version, dont le dernier chapitre a été actualisé, et avais l'intention de rendre compte de ces ajouts, comme de celui d'une préface assez dense, par un géographe.

Vu le stock de livres à finir et de comptes rendus à rédiger, je vais remettre cela à plus tard mais je souhaitais sans trop tarder faire un petit coup de (modeste) publicité à un livre qui mérite plus d'attention (ça devrait plaire à Kevin qui m'a l'air d'un scientifique rationaliste, non ?).

Ne pas se laisser abuser, enfin, par un titre légèrement trompeur à mon sens : quand on parle habituellement de l'Occident, on fait référence à des valeurs. L'ouvrage, de ce point de vue est fort matérialiste : le secret de l'Occident c'est la chance d'avoir bénéficié de conditions favorables, et la "culture" occidentale selon David Cosandey n'est pour pas grand chose dans notre supériorité économique et technologique actuelle.






ajouter un commentaire commentaires (2)    publié dans : Divers
créer un trackback
Samedi 22 septembre 2007
Lisant ce papier de l'Observatoire de l'Europe, je comprends que la France a accepté que la population des TOM ne compte pas dans le calcul du poids des votes au Conseil européen et du nombre de députés au Parlement européen.

Est-ce que quelqu'un de plus compétent que moi peut valider ce point ?





ajouter un commentaire commentaires (2)    publié dans : Divers
créer un trackback
Mardi 7 août 2007
gp.jpg

Après quelques jours de repos, me revoilà au travail. Redémarrage progressif de ce blog.

Quelques impressions de l'actualité perçue depuis la plage :

    - étonné par la polémique sur les infirmières bulgares. Il est évident qu'il y a eu négociations. Le PS ne se grandit pas en cherchant querelle au gouvernement sur le sujet. Ce qui est amusant c'est de voir qu'après ses exploits pour blanchir Total en Birmanie, Kouchner rejoue le rôle du préposé au "circulez y'a rien à voir". Mais là ça ne lui rapporte pas 25000 euros mais un poste de ministre, c'est mieux ;

    - ce gouvernement est véritablement obscène, comme toute la  cochonnerie néolibérale dont nous sommes abreuvés à longueur de journée. Les expatriés qui reviendraient grâce au bouclier fiscal seront accueillis comme des résistants authentiques, alors qu'ils mériteraient plutôt, pour les fraudeurs, quelques journées de prison ; et le président se paie des vacances  à 50 000 euros offertes par un ami qui lui veut du bien et s'étonne que l'on s'étonne. On se souviendra que de Gaulle remboursait les croissants de ses petits-enfants lorsque ceux-ci venaient goûter à l'Elysée, et on pourra juger ainsi la dégradation de l'éthique publique. Blair a eu les mêmes problèmes que Sarko d'ailleurs, à croire que chez tous les néoconservateurs  le goût du clinquant l'emporte sur le reste.


Bon, à plus tard, et merci pour les commentaires reçus ces 15 derniers jours, à part une publicité abusive pour un blog, pas de troll à déplorer...






ajouter un commentaire commentaires (8)    publié dans : Divers
créer un trackback
Samedi 21 juillet 2007
plage.jpg

Vacances déconnectées pendant  quelques jours. Confiant dans la sagesse de mes lecteurs et dans la faible fréquentation de ce blog, je laisse les commentaires ouverts.

Au plaisir de retrouver mes lecteurs habituels dans deux à trois semaines !

Plein de bonnes choses à tous.



ajouter un commentaire commentaires (2)    publié dans : Divers
créer un trackback
Dimanche 24 juin 2007
Un sondage en ligne,  inséré comme un message publicitaire  dans l'édition en ligne du New York Times, pose en gros cette question au lecteur  :

bomb-iran.jpg
Quelques questions intermédiaires permettent d'amener le lecteur à répondre oui, sauf à passer pour un demeuré.

Par exemple :

Pensez-vous que l'Iran représente une menace supérieure à l'Irak de Saddam Hussein ? [de là à dire qu'il s'agit d'une vraie menace cette fois-ci...]

J'ai répondu à toutes les questions dans un sens pacifiste, puis à la dernière question (avez-vous voté Kerry ou Bush lors de la dernière présidentielle), j'ai coché "Bush". Je crois que l'ordinateur sera perplexe...

Surprise, après avoir répondu, on a droit à un conseil pour notre sécurité. Il s'agit d'acheter une radio fonctionnant à l'huile de coude (une sorte de mini-pompe intégrée), pour pouvoir continuer à écouter Fox après que les armes de destruction massives de Saddam Hussein auront détruit les USA.

Blague à part, Bush, au plus bas dans les sondages, après l'Afghanistan et l'Irak, préparerait-il quelque chose en Iran ?...


radio.jpg
ajouter un commentaire commentaires (2)    publié dans : Divers
créer un trackback
Samedi 2 juin 2007
James Nachtwey est l'un des plus grands photographes de guerre, donc l'un des plus grands photographes vivants.

nachtwey2.jpg

Il a reçu un prix décerné par une fondation américaine, pour distinguer des personnes dont il serait important d'écouter leur voeu. La fondation leur donne 100 000 dollars et les aide à réaliser un voeu (cf. ici).

Le discours de Nachtwey, ponctué d'un ensemble de photos retraçant 25 ans de carrière, est magnifique et impressionnant. A l'entendre, on comprend une partie de l'histoire américaine, mais aussi des motivations du photographe qui risque sa vie pour faire connaître une situation la plupart du temps inacceptable. Nachtwey est même parti sur certains reportages sans aucune commande, finançant son travail sur son argent, pour pouvoir couvrir des situations qu'il contribua à faire connaître au monde.

J'ai aimé le recul impressionnant de Nachtwey, sa vision morale et politique forte, le fait aussi qu'il porte aussi son regard sur son propre pays. Il y a beaucoup de moments émouvants, mais aussi une philosophie de la vie, du rôle du témoignage, de l'humain face au politique, remarquables.

La vidéo ci-dessous retranscrit la conférence de réception de son prix donnée par James Nachtwey. C'est en anglais. Mais, comme la maison ne recule devant aucun sacrifice, et parce que ça vaut vraiment la peine, vous en trouverez ci-dessous un essai de traduction-minute. C'est un peu mot à mot par moment, il y a quelques expressions qui m'ont échappé, mais je crois que l'ensemble ne trahit pas trop la pensée et l'expression de Nachtwey.

N'hésitez pas à me signaler des erreurs ou omissions, je corrigerai cela - idéalement j'aurais pu mettre cette page en wiki quelque part...

J'ai indiqué les minutages d'apparition de chaque photo, pour que le lecteur puisse recaler lecture et image. La vidéo peut aussi être téléchargée sur le site de TED (j'ai l'impression que le lecteur intégré sur ma page ne fonctionne que sur explorer).


Bonne séance !







« Ayant passé ma carrière à rester invisible, me tenir devant une audience est à mi-chemin entre une expérience extra sensorielle et celle d'un daim pris dans les phares d'une voiture.

Vous m'excuserez donc de violer l'un des conseils donné par les organisateurs, j'espère que je ne serai pas frappé par la foudre.

Je commencerai par vous parler des idées qui ont fait de moi un reporter photographe. J'étais étudiant dans les années 60, une époque de rebellion et d'idéalisme. La guerre faisait rage au Vietnam, le mouvement pour les droits civiques naissait, et les images eurent une influence profonde sur moi. Les hommes politiques disaient une chose, les photographes nous en disaient une autre. Comme des millions d'autres américains, je préférais croire les photographes.

Ils ont aidé à vaincre la guerre et le racisme. Leurs photos ne se sont pas contentées d'enregistrer l'histoire, elles ont fait l'histoire. Leurs photos ont créé d'abord une communauté d'esprit, puis ont défini le sens commun, de telle façon que le changement devenait non seulement possible mais inévitable.

J'ai pensé que les informations libres transmises par les reporters et spécifiquement les reporters d'image, peuvent éclairer sur les gains et les coûts de différentes politiques. Elles peuvent montrer les résultats de bonnes décisions. Elles peuvent aussi, en montrant les résultats de mauvaises politiques, nous inciter à réviser notre jugement.

Elles ramènent à hauteur humaine des débats qui pourraient apparaître idéologiques ou trop globaux. Ce qui se passe sur le terrain concerne des individus pris un par un, et la photo est là pour donner leurs points de vue. Elle donne une voix à ceux qui n'en ont pas, et, en retour, stimule le débat public en empêchant les forces en présence de contrôler complètement les opérations. Grandir dans ce contexte donnait une idée de l'importance d'une information libre, pour que fonctionne comme il se doit une société libre et dynamique.

L'information est un commerce et, pour survivre, doit être en plus un commerce rentable. Il faut cependant trouver un équilibre entre les exigences du marketing et la responsabilité du journaliste. Les problèmes d'une société ne peuvent être résolus que s'ils sont identifiés. Plus généralement, la presse est une industrie de service, et le service qu'elle fournit est la conscience. Toute histoire ne doit pas être bonne à vendre, il y a aussi un moment pour donner. C'est dans cette tradition que je voulais m'inscrire.

Voir la guerre soulevait une telle émotion que la presse d'image devenait partie prenante des conflits. Je voulais devenir photographe pour devenir photographe de guerre. J'avais aussi l'idée qu'une photo qui dirait la vérité sur la guerre serait une photo opposée à la guerre.

Je veux donc vous revenir avec vous sur les situations dans lesquelles jai été impliqué au cours des 25 dernières années.


4:10 En 1981, j'ai été en Irlande du Nord. 10 membres de l'IRA, prisonniers, suivaient une grève de la faim pour protester contre leurs conditions d'emprisonnement.

4:20 La réaction dans les rues a été celle de conflits violents. J'ai compris que les frontières de la guerre étaient là où les gens vivent.

4:30 Ensuite j'ai été en Amérique centrale où des conflits issus de la guerre froide se poursuivaient. Au Guatémala, pays contrôlé par une oligarchie d'origine européenne, une guerre violente était menée contre une rebellion locale. Et là je vis une image illustrant la façon dont furent menées ces guerres de conquête en Amérique latine, par la bible et le fusil – le sabre et le goupillon.

5:02 un guerillero mortellement blessé au Nicaraga.

5:07 Un tank de la garde de Somoza, détruit, laissé comme monument dans un jardin de Managua et transformé par l'énergie et l'esprit d'un enfant

5:19 Au même moment, une autre guerre civile au Salvador prenait les populations en otage

5:25 Depuis 1981 je couvre régulièrement le conflit israelo-palestinien. Ici c'est une photo de la deuxième intifahda en 2000. Il y avait à nouveau des pierres et des cocktails molotov.

5:40 le soulèvement s'est transformé en conflit armé. L'un des moments les plus durs a été la destruction d'un camp palestinien à Jenine.

5:54 sans la volonté politique de faire la paix, les tactiques répondent aux tactiques, la haine à la vengeance, et la violence s'entretient.

6:08 Dans les années 90, après l'effondrement de l'URSS, la Yougoslavie se divisa selon des frontières ethniques et la guerre opposa serbes, croates et bosniaques. Ceci est une scène de combats de rues, voisins contre voisins, une chambre à coucher, lieu intime où s'engendre la vie, devient un champ de bataille.

6:32 Une mosquée en Bosnie, détruite par l'artillerie serbe, utilisée comme morgue improvisée.

6:40 [pas de commentaire]

6:48 Des soldats serbes morts après une bataille

6:55 Cet endroit était auparavant un jardin public. Le soldat bosniaque qui me protégeait me dit que tous ses amis étaient enterrés là.

7:05 Au même moment, en Afrique du sud, après la libération de Nelson Mandela, la population noire entamait la dernière étape vers sa libération.

L'une des choses que j'ai dues apprendre comme journaliste fût de savoir quoi faire de ma colère. Je devais utiliser cette énergie pour en faire quelque chose qui éclaircirait mes idées au lieu de les obscurcir.

7:30 Au Transkei, je suivis un rite de passage vers l'âge adulte au sein d'une tribu côtière. Des adolescents vivaient seuls, leur corps blanchis à la craie. Après plusieurs semaines, ils lavent la craie et deviennent des hommes responsables. C'était un vieux rituel qui symbolisait bien à l'oeuvre les changements à l'oeuvre en Afrique du Sud.

7:52 Des enfants de Soweto jouent au trampoline

8:01 Ailleurs en Afrique, c'était la famine. En Somalie le gouvernement s'était effondré et la guerre civile surgît. Les fermiers étaient chassés de leurs terres.

8:15 les récoltes étaient détruites, le bétail vendu. La faim était utilisée comme arme de destruction massive, primitive mais très efficace : des centaines de milliers de victimes, exterminées lentement et douloureusement.

8:30 La communauté internationale répondit par une aide massive, sauvant d'autres centaines de milliers de vies. Des troupes américaines arrivèrent pour protéger les convois d'aide, mais furent peu à peu involontairement impliquées dans le conflit et durent partir après une tragique bataille à Mogadiscio.

8:46 Au sud soudan, un autre conflit vit la même utilisation de la famine comme arme génocidaire. Là encore, les ONG, sous la bannière des Nations-Unies, tentèrent des aides massives et sauvèrent des milliers de vies. Je suis un témoin, et je veux que mon message soit honnête et non censuré. Je veux aussi qu'il soit percutant, éloquent, et qu'il rende justice à la vie des gens que je photographie.

9:11 Cet homme était dans un camp de réalimentation et on lui apportait toute l'aide qu'il pouvait encore recevoir. Il n'avait en vérité plus rien. C'était presque un squelette, et pourant, il trouvait encore le courage et la volonté de se déplacer. Lui n'avait pas abandonné, et si lui n'abandonnait pas, qui, en dehors de camp, oserait perdre espoir ?

9:42 En 1994, après avoir couvert les élections en Afrique du Sud pendant trois mois, j'assistai à la prestation de serment de Nelson Mandela. C'est l'événement le plus enthousiasmant auquel il m'a été donné d'assister. Il offre un exemple de ce que l'humanité peut faire de mieux. Le lendemain, je partais pour le Rwanda. C'était comme un ascenseur pour l'enfer. Cet homme venait juste d'être libéré d'un camp hutu, il m'a laissé le photographier un long moment, tournant même sa tête vers la lumière, comme s'il voulait que je le voie mieux. Je crois qu'il savait ce que les cicatrices de son visage diraient au reste du monde.

10:22 Cette fois-ci, peut-être découragée ou déboussolée par les