Parfois je me prends de passion pour un billet, et je suis prêt à laisser dix commentaires tant qu'il me reste un argument. Comme le coucou, je fais alors mon nid chez les autres. C'est dommage quand même tous ces beaux arguments qui se perdent pour mon blog ! J'inaugure donc un noue velle catégorie de ce blog, "chez les autres", qui renverra à ce qui se passe ailleurs, sur des billets aux commentaires enflammés...
Je résume donc deux échanges récents.
L'un avec
Cacambo (il a, comme Versac, repris un
personnage de notre littérature classique pour trouver son pseudo - j'ai cherché, spontanément je pensais que c'était une variation autour de la rue Cambon, siège de la Cour des comptes...), sur le sujet de la mobilité des fonctionnaires.
En gros, contrairement à l'éloge de la mobilité public/privé repris par notre anonyme ami, je suis pour une mesure simple : les fonctionnaires qui vont dans le privé doivent démissonner, point. Il y a une vingtaine de commentaires sur son
billet initial, et j'ai conclu en constatant qu'il y avait peu de différences entre un fonctionnaire qui veut conserver ses avantages acquis et un cheminot attaché à sa retraite (sauf que généralement c'est le premier qui traite le second d'immobile - ou de moule).
Au passage, en relisant les commentaires, je me suis rendu compte que j'avais parfois emmêlé les commentaires de Cacambo avec ceux de Boah, qui passait par là.

L'autre avec
Diego Melchior, qui avait rédigé un billet assez sidérant sur (en gros) "
la nation, une erreur historique" (billet au passage chaudement
recommandé par Dominique Reynié, l'homme pour qui nonisme = nazisme). J'ai un peu discuté avec Diego, fort civil, auquel j'ai essayé de faire valoir que c'était bien de projeter l'Europe pour tous, mais que la Nation avait pour elle quelques références. Il m'a renvoyé à
11 lignes (dans wikipedia, sur l'état "post-moderne") qui sont censées justifier l'angélisme des Reynié, Negri et autres Quatremer, pour lesquels le plus simple face au chahut des Nations est de supprimer les nations. Ca me fait irrésistiblement penser au Didi de Tintin, qui voulait lui couper la tête pour l'aider à trouver la voie. Au passage, on apprend comme de bien entendu que le modèle pour l'Europe est bien l'Empire (austro-hongrois pour Melchior, qui reconnait que le multiculturalisme local était assis sur un autoritarisme certain).
Voilà, deux échanges intéressants en tout cas, dont je ne voulais pas priver mes lecteurs !
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