La lettre volée, politique, lectures, Europe et humeurs diverses

Le très bon et caustique blog Berlaymonster a créé, afin d'unifier les populations européennes dans leur expression, une injure enfin transnationale : "kuñardocz".

Naturellement, c'est un peu proche de "connard" et d'aucuns pourraient donc voir, dans cette tentative abusive d'imposer un terme français dans la construction d'un vocabulaire européen, une sorte de métaphore de la construction européenne d'antan, un retour aux sources honnies, du quasi gaullisme linguistique.

Point de mesquinerie, ne boudons pas notre plaisir.

C'est une première européenne, et si apparemment un blogueur irlandais exilé à Londres l'a déjà employé, je me flatte d'accéder à l'immortalité en étant le premier blogueur français à l'écrire. Yes !

Je n'ai pas  encore choisi de victime, à qualifier de kuñardocz ; j'ai peur que l'expression soit trop nouvelle pour que l'honneur ainsi fait à son destinataire soit apprécié à sa juste valeur...

Un volontaire ?

En tout cas n'hésitez pas à employer ce premier eurojuron, c'est la voie du progrès.

PS : non, le titre de ce billet ne m'a pas été soufflé par Prodi. Honni soit qui mal y pense...







Jeu 8 nov 2007 3 commentaires
Mais voyons Edgar, tu réinventes la poudre !

Des inujures réellement supranationalistes ça existe déjà : pourquoi crois-tu que ce petit anusulo /annoussoulo/ [1] de Zamenhof a inventé l'espéranto espèce de kreteno /krénno/ [2] ?

(Bon c'est plus une langue mondiale qu'européenne mais pour des caniches comme nous tout ça se confond dans l'universel)

[1] de anuso pour "trou du cul" et "ulo" pour homme
[2] crétin
légende : mot /prononciation/ la sybllabe accentuée étant soulignée
jmfayard - le 09/11/2007 à 00h41
Tu as bien compris JM qu'une langue universelle c'est très dégradant. Même les turcs et les roms vont pouvoir l'utiliser.

Restons entre kuñardocz bien de chez nous...
edgar - le 09/11/2007 à 10h29

Aïe tu as raison, d'autant plus que le système de formation de mots de l'espéranto par agglutination ressemble diablement à celui de nos têtes de turcs.

Le bon côté c'est que pouvoir parler sur un pied d'égalité avec ces étranges étrangers permet de se rendre compte qu'il n'y a pas moins de crétins chez les autres que chez nous.

Jean-Michel Fayard - le 09/11/2007 à 11h48