La lettre volée, politique, lectures, Europe et humeurs diverses

Octobre 1942, Lyon

 

"Un orateur ouvrier, après avoir rappelé que la grève a toujours été un mode de libération de la classe ouvrière, a proclamé qu'elle était maintenant "l'instrument de la libération nationale". Les gardes mobiles ont enfoncé les portes de l'usine, mais, bien que menotté, l'orateur a continué : "Pour vous prouver que les temps ont changé, je demande aux gardes mobiles qui viennent d'arriver de se mettre au garde-à-vous pendant que vous, camarades, chanterez La Marseillaise. Ce qui fut fait sur commandement du capitaine des gardes mobiles.[...] Le préfet Angéli est venu sur place pour rechercher les meneurs. Un cri général lui a répondu : "il y a mille deux cent meneurs !".

 

Daniel Cordier, Alias Caracalla

Mar 3 nov 2009 1 commentaire
Beau texte.
Antoine Block - le 03/11/2009 à 01h30