La lettre volée, politique, lectures, Europe et humeurs diverses
La cathédrale Saint Pierre de Rabat, avec ses deux minarets
Il n'empêche que les réactions à ce vote permettent de relever pas mal de bêtises.
Dominique Paillé, pour l'UMP, qui distingue les religions qui étaient là avant la laïcité et les autres - qui auraient moins de droit.
Daniel Cohn Bendit qui estime que la majorité n'a pas raison - on se demande qui doit avoir raison alors ? Les CRS-SS ?
Et finalement j'envie les suisses d'être un pays capable de se doter à lui-même une loi applicable. C'est à peine croyable, à l'heure où l'Europe se dote d'un clown président instauré par un régime refusé par la France, les Pays-Bas et l'Irlande.
Le président de l'Europe en vacances en Australie
Ce qu'une majorité apeurée a fait en Suisse, une autre le défera. Au moins les suisses ont-ils une raison de continuer à s'intéresser à la chose politique. Un article du Temps de Suisse considère même que pour cette raison, pour leur attachement à la démocratie, les suisses pourraient rester encore longtemps en dehors de l'Union européenne - qui ne saurait tolérer que des décisions sérieuses et effectives viennent de la populace.
Surtout qu'il restent là où ils sont, querelleurs et libres.
Post scriptum : merci à Laurent K pour l'article.
Gérard, l'article très intéressant de Taguieff m'avait échappé - manque de temps, ce qui explique aussi l'aspect plus provocateur que réflexif de mon billet. Je vous remercie de permettre d'approfondir un peu.
Tout est une question de proportion. Une loi pour interdire des minarets dans un pays qui en recense quatre est idiote. Je suis contre le voile dans les lieux publics (écoles, mairies, tribunaux) et contre l'interdiction absolue de la burqa.
Pour ce qui est de la réflexion sur l'identité nationale, je récuse la façon dont le débat est engagé. Je laisse à Braudel et à d'autres le soin d'essayer de définir l'ineffable, pour reprendre un terme de taguieff. Besson n'a pas le droit de poser des questions comme "quel est le problème des intellectuels, des sociologues et des historiens avec l'identité nationale". Cette question est à vomir et on ne peut pas discuter avec des gens qui engagent un débat de telle façon, surtout en se prévalant de l'autorité que leur confère les institutions républicaines.
Pour conclure, je souscris pleinement à l'argumentation de taguieff : la France a une identité et il est imbécile de la nier. Mais cette identité doit être défendue d'abord sur un terrain juridique : l'identité française c'est celle des citoyens français. cette citoyenneté est menacée bien plus par les institutions européennes que par les 583 burqua recensées par les RG. cela vous ne voulez pas le voir, je crois.
Tout est une question de proportion. Une loi pour interdire des minarets dans un pays qui en recense quatre est idiote. Je suis contre le voile dans les lieux publics (écoles, mairies, tribunaux) et contre l'interdiction absolue de la burqa.
que l'espace public appartiene à tout le monde et donc que personne ne peut se l'approprier, qui râle quand il trouve au sommet des plus belles montagnes et, hélas de plus en plus souvent, des croix et autres calvaires, signes évidents d'une volonté de colonisation des territoires, ( pourquoi pas, alors, tous les symboles de toutes les religions et familles ...
Encore un effort cependant et vous comprendrez enfin ce qu'est véritablement l'immigration aujourd'hui, comment l'islam est irréformable (voir aujourd'hui la déclaration de Mohamed Hilout et celle de l'imam sévissant à Bordeaux) et pourquoi les verts s'assemblent.
Parce qu'enfin être contre l'Europe (le machin de Bruxelles) c'est bien, j'applaudi, mais pour faire quoi à la place ?
Ceci je suppose ne vous à pas échappé :
http://www.surlering.fr/article.php/id/5315
La France, et le monde international que nous espérons, vous et moi n'est pas si différent, en tout cas je suis convaincu qu'il ne seraient idyliquement peuplés de déistes exclusifs et iconoclastes ... je crois que c'est ce bastion qu'il faut abbatre en premier, même s'il faut s'allier avec les ennemis suivants.