La lettre volée, politique, lectures, Europe et humeurs diverses
Une brève pour signaler un article d'Aude Lancelin qui relève la dernière
bourde de BHL. Sans doute conscient de la vacuité de son oeuvre, BHL dans son dernier ouvrage s'en prend à Marx, Hegel et Kant. Manque de bol, il cite en référence contre Kant un ouvrage satirique
de Jean-François Botul, pseudonyme de Frédéric Pagès, du Canard Enchaîné...
extrait : "A la page 122, [BHL] dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de « La Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».
Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d’après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé. Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l’autorité du cuistre."
extrait : "A la page 122, [BHL] dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de « La Critique de la raison pure », « le philosophe sans corps et sans vie par excellence ».
Il en sait des choses, Bernard-Henri Lévy. Le néo-kantisme d’après-guerre. La vie culturelle paraguayenne. Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé. Pas plus que ses conférences dans la pampa, auxquelles BHL se réfère avec l’autorité du cuistre."
Lun 8 fév 2010
4 commentaires
Très bon! Le name-dropper est démasqué une nouvelle fois!
Merci pour le lien!
Merci pour le lien!
Brumes - le 08/02/2010 à 23h20
Je voudrais faire remarquer, pour élargir le débat, que cette façon d'attaquer Kant sur le fait qu'il n'a pas eu de vie sexuelle fut une mode philosophique qui débuta quand Edgar et moi
trainions sur les bancs de sciences po en 1990, et qui était lié à l'humeur post 68arde montante dans l'université (Derrida a créé le Collège international de philo en 1984). Tous les partisans de
la philo facile, en sachet cuisson 3 minutes au micro onde, d'Onfray à BH Lévy, ont enfourché ce thème ridicule. Evidemment critiquer le célibat de Kant, c'est oublier qu'à peu près tous les
philosophes depuis Platon prônent l'abstinence sexuelle (sauf les dissidents comme les cyniques), et que même les plus favorables au retour au corps comme Nietzsche, se faisaient appeler "Il
piccolo santo" du côté de Turin...
fd - le 08/02/2010 à 23h32
Cela confirme ce qu'on savait déjà...
On peut lire ceci sur BHL : L'homme qui ne s'est jamais trompé.
On peut lire ceci sur BHL : L'homme qui ne s'est jamais trompé.
des pas perdus - le 09/02/2010 à 10h20
"Eh oui. Ce livre de Jean-Baptiste Botul, paru en 2004 aux éditions des Mille et une Nuits et intitulé « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant » (titre génial !), je l’ai souvent cité. Je l’ai commenté devant les Normaliens de la rue d’Ulm, le 6 avril dernier. Et je l’évoque donc, à nouveau, dans « De la guerre en philosophie » qui est le fruit de cette conférence. Or il s’avère que c’était un canular. Un très brillant et très crédible canular sorti du cerveau farceur d’un journaliste du Canard Enchaîné, au demeurant bon philosophe, Frédéric Pagès. Et je m’y suis donc laissé prendre comme s’y sont laissé prendre, avant moi, les critiques qui l’ont recensé au moment de sa sortie ; comme se laissés prendre, autrefois, Pascal Pia et Maurice Nadeau au faux Rimbaud inventé par Nicolas Bataille et Akakia-Viala ; et comme se sont laissé prendre tant de lecteurs émérites aux faux Gary signés Ajar ou au faux Marc Ronceraille inventé, de toutes pièces, par Claude Bonnefoy qui alla jusqu’à lui consacrer un volume de la prestigieuse collection « Ecrivains de toujours ». Du coup, une seule chose à dire – et de bon coeur. Salut l’artiste. Chapeau pour ce Kant inventé mais plus vrai que nature et dont le portrait, qu’il soit donc signé Botul, Pagès ou Tartempion, me semble toujours aussi raccord avec mon idée d’un Kant (ou, en la circonstance, d’un Althusser) tourmenté par des démons moins conceptuels qu’il y paraît. Le canular étant, comme vous savez, une tradition normalienne j’avoue même éprouver un certain plaisir à m’être laissé piéger, à mon tour, par une mystification aussi bien ficelée." Bernard henry lévy http://laregledujeu.org/2010/02/08/876/vive-jean-baptiste-botul-bhl/