La lettre volée, politique, lectures, Europe et humeurs diverses

Le Kurier, un quotidien autrichien, annonçait que le plan de sauvetage de la Grèce serait financé
par l'Allemagne pour 20 milliards d'euros (via Eurointelligence), et par la France pour 10 milliards d'euros.

L'Allemagne entendrait financer cette aide sous forme de garanties pour moitié et pour une autre moitié sous forme d'achat de dette grecque.

Le plan sera de toute façon confidentiel, ce qui peut se comprendre car sitôt un seuil de soutien fixé les marchés pourraient avoir l'intention de tester la capacité du système européen à aller au delà.

On relèvera seulement avec intérêt que l'Union européenne nous coutera donc cette année plus d'une quinzaine de milliards d'euros (5 étant le minimum de ce que cela nous coûte officiellement, plus 10 pour la Grèce en attendant le reste).

Il ne s'agit pas de regretter que la solidarité entre états nous coûte cher : il y a des dépenses que l'on se grandit parfois à accepter.

Il faut simplement constater
que ces dépenses sont consenties en pure perte : les efforts qui sont demandés simultanément à la Grèce, à l'Irlance, du Portugal et à d'autres sont le moyen le plus sûr de maintenie la zone euro dans la crise et dans la faible croissance qui en font la zone du monde la plus apathique. Lire à ce sujet ce bon article d'un économiste keynésien, Marshal Auerback.
Lun 15 mar 2010 2 commentaires
Mon analyse, construite en partie sur la tienne, en réponse à la proposition actuelle du M-PEP concernant la « désobéissance européenne » :


http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8545#p8545

Merci pour le temps passé à alimenter ton blog avec les informations pertinentes que tu déniches.


 
gilles - le 15/03/2010 à 22h28
Franchement, j'en doute fort. C'est encore un bluff des eurocrates pour rassurer les marchés. C'est trop vague, les nouvelles sont souvent contradictoires d'un journal à l'autre, et, finalement, on nous a déjà dit quatre ou cinq fois dans ces derniers mois qu'il allait y avoir un plan de sauvetage pour la Grèce. Ça vire à la pantalonnade -- il n'y aura pas de sauvetage, simplement car malgré que Merkel puisse réussir à camoufler le sauvetage, ça ne passera pas par le tribunal constitutionnel allemand et le Bundestag.

Je crois, d'ailleurs, que c'est pour cette raison que Merkel est tellement disposée à parler d'un sauvetage -- elle sait bien qu'il n'arrivera jamais.
Euromaque - le 16/03/2010 à 17h48