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    <title><![CDATA[La lettre vol&eacute;e, politique, lectures, Europe et humeurs diverses (Films & musique)]]></title>
    <link>http://www.lalettrevolee.net/categorie-214438.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Films &amp; musique&quot; du blog &quot;La lettre vol&amp;eacute;e, politique, lectures, Europe et humeurs diverses&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 21:39:25 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 21:39:25 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lalettrevolee.net</copyright>            <category>Films &amp; musique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Douches froides, d'Anthony Cordier]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-34881042.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2009/df.jpg" class="noAlign" width="120" height="160">Un beau film d'Anthony Cordier. Pas un chef d'oeuvre, il manque
  un peu d'unité de ton, d'un thème plus marqué, mais</span> <span style="font-size: 10pt;">un beau film - un peu entre les frères Dardenne, pour le réalisme social, et Larry Clark pour le réalisme
  sur la sexualité adolescente.<br>
  <br>
  L'histoire d'un fils de prolo travailleur dont la rencontre avec un gosse de riche met en jeu ses études, son sport favori et sa copine.<br>
  <br>
  Il est bien clair que ceux du dessus du panier ne sont pas à armes égales avec ceux d'en dessous - pas question de nier l'existence de classes sociales :</span> <span style=
  "font-size: 10pt;">l'industriel local s'achète les beaux gosses pauvres du coin, les pèse, gère leur corps et leur carrière, comme il le fait sans doute de ses ouvriers.</span><span style=
  "font-size: 10pt;"><br>
  <br>
  On voit bien aussi comment les rapports individuels se mêlent à cela pour donner des histoires qui ne sont pas stéréotypées.<br>
  <br>
  C'est parfois un poil long, d'autres fois trop allusif, mais ça donne envie d'attendre le suivant.<br>
  <br>
  Par ailleurs, le DVD est accompagné d'un film de sortie de la FEMIS du même réalisateur, <em>Beau comme un camion</em> qu'il ne faut pas rater.<br>
  <br>
  Ce film-documentaire sur le réalisateur et sa famille est plus poignant encore que le film, sans doute parce qu'il est plus direct. Il pose des questions qui deviennent plus rares, à l'heure d'une
  société dite "sans classes" : ai-je le droit de "réussir" et de sortir de mon milieu, que devient mon frère, qui n'a pas, lui, franchi la barrière ; est-ce de ma faute ?<br>
  <br>
  Questions un peu littéraires, ou abstraites, mais dont le film fait ressortir l'acuité. Lorsqu'Antony Cordier filme son père routier qui prépare son sandwich avant de partir à deux heures du matin,
  on se dit que l'hommage est plus réussi qu'en apercevant, sur papier glacé, en une scène brève, une déclaration de Sophie Marceau : "<em>petite je voulais être routier, comme mon
  père</em>".<br></span><br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Fri, 14 Aug 2009 00:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0429eb073beea4bf1b3e48ff6f21ad09</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-34881042-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les citronniers]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-27960776.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">Un très beau film, vu hier soir en DVD.<br>
  <br>
  L'histoire d'une palestinienne qui défend son verger, qui doit être détruit pour dégager les abords de la maison de son nouveau voisin, ministre israélien de la défense.<br>
  <br>
  Le film est subtil, fin. Comme le dit le réalisateur dans les suppléments du dvd, on doit pouvoir le voir et l'apprécier quel que soit le côté (Israël ou Palestine) que l'on soutient. On voit bien
  la brutalité et l'aveuglement israélien, qui pèsent aussi sur le pays lui-même et sur les israéliens, qui se ferment peu à peu au monde. On lit aussi un aspect rétrograde de la société
  palestinienne, machiste. Au final, la sympathie pour la cause palestinienne l'emporte, de loin, et c'est tout à l'honneur de ce film israélien (co-écrit par une palestinienne, joué par des
  israéliens arabes et juifs).<br>
  <br>
  Juste après les massacres de Gaza, le film paraîtra sans doute un peu décalé : les tracasseries administratives qu'il décrit, les abus israéliens y restent mineurs par rapport à ce que l'actualité
  récente nous a montré. Mais le réveil de la femme du ministre israélien, qui comprend d'un seul coup, pour la désapprouver, la brutalité de son pays, ressemble à la réaction des israéliens
  découvrant <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-27289023.html">le massacre de la famille d'un médecin</a>, en direct à la télévision.<br>
  <br>
  <br>
  Bref, un film à voir.</span><br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
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      </object>
    </div><br>
    <b><a href="http://www.dailymotion.com/swf/x5r4qe">F-A Les citronniers</a></b><br>
    <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/cinemaleclub">cinemaleclub</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Feb 2009 14:09:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9019a54ca490808df1f7b13cd3de31c8</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-27960776-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bienvenue chez les Ch'tis, requiem pour une France défunte]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-22296666.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">Profitant d'une programmation permettant un rattrapage, j'ai donc pu voir en juillet <em>Bienvenue chez les Ch'tis</em>.<br>
  Point de vue cinéma, c'est moins bon que <em>la Grande vadrouille</em>, dans le genre, mais c'est visible (j'aurai du mal à oublier la scène avec Galabru).<br>
  <br>
  Ce qui est étonnant c'est que ce film moyen ait fait un tel score, deuxième film le plus vu en France.<br>
  <br>
  Remarquons d'abord que le premier film est le <em>Titanic</em>. A croire que les films catastrophe attirent les foules.<br>
  <br>
  Quel&nbsp;navire coule donc dans <em>Bienvenue chez les Ch'tis</em> ?<br>
  <br>
  C'est la France qu'on a aimé et qu'on risque de voir disparaître, celle de l'unité nationale et des services publics.<br>
  <br>
  Le film&nbsp;joue sur&nbsp;des ressorts profonds de la vie sociale française, dont font partie les grands services publics. On peut en effet faire valoir que les quatre héros du film sont, dans
  l'ordre, la Poste, la SNCF, la gendarmerie et les autoroutes. Or, ces services sont en voie d'extinction. Avec la privatisation des autoroutes qui est achevée, celle,&nbsp;rampante de la Poste,
  celle de la SNCF qui suivra&nbsp;- pour la gendarmerie, ce sera plus long -, ils n'ont plus de service public que le nom.<br>
  <br>
  Dans <em>les Visiteurs</em>, c'était la continuité historique du pays qui était en scène, de façon positive. Avec <em>Bienvenue chez les Ch'tis</em>, c'est un adieu à la continuité territoriale que
  l'on reçoit.<br>
  <br>
  Comme en Belgique, et grâce à l'Europe, tout le monde sent bien que bientôt ce sera chacun pour soi et chacun chez soi : les Ch'tis au nord et ceux qui ont l'assent au sud, les kenavo à l'ouest
  et&nbsp; les adichats à Bordeaux...<br>
  <br>
  Comme dans Titanic, il y a quelques survivants à la fin. Les gars du Nord resteront entre eux, et les marseillais de même. Le roman national est fini, il restera de sympathiques régions où l'on
  sera entre soi (entendu une émission délirante il y a quelques mois sur France Inter, où des auditeurs du Nord se querellaient à propos des lieux de tournage du film, qui ne respectaient pas la
  vérité identitaire de la région...) Demeurera aussi comme une nostalgie pour un pays uni.<br>
  <br>
  Le film n'exprime consciemment rien de cette situation de fracture nationale, il est donc difficile d'en faire une&nbsp;oeuvre militante. Je l'ai vu pourtant comme un film profondément attaché à
  une unité dans la diversité, française, déjà complexe à faire vivre au quotidien, et que Bruxelles prétend régenter depuis un point unique. Une sorte de chant du cygne, parfaitement reçu par les
  spectateurs.</span><br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 06:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">37699fceb42da1e460d1059532e2dede</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-22296666-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Wanted, un film avec de vrais morceaux de fascisme dedans...]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-22149802.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">L'été, les salles de cinéma de stations balnéaires offrent un choix limité. C'est l'occasion d'accompagner les enfants voir des films calibrés pour eux.<br>
  <br>
  J'ai donc vu Wanted (choisis ton destin) avec Edgar junior I - 11 ans. La mise en scène est trépidante, à la Matrix, c'est ultra-violent et sans aucun humour. A déconseiller. Ce qui est fascinant
  en revanche c'est le scénario. L'histoire d'une secte millénaire de tueurs professionnels. Ces braves gens reçoivent l'ordre de tuer x, y ou z et doivent s'exécuter sans se poser de questions (une
  belle scène où l'on apprend qu'il vaut mieux ne pas se poser de questions : <em>Un de tué, mille de sauvés</em>). La morale ultime est d'ailleurs que quand l'ordre vient de se tuer soi-même, faut y
  aller direct.<br>
  <br>
  Bref, beurk. J'ai essayé de discuter de cela avec Edgar junior : rien. Le film est génial et j'ai rien compris...<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/wanted.jpg" class="CtreTexte" width="442" height="224"><br>
  <br>
  Après coup, j'ai lu qu'</span><span style="font-size: 10pt;"><a href="http://www.cinemovies.fr/news_fiche.php?IDtitreactu=3328">Angélina Jolie</a></span><span style="font-size: 10pt;">, l'une des
  tueuses du film, est passionnée par la philosophie ultra-individualiste d'Ayn Rand. Pas étonnant dans un film qui a l'air tourné par l'armée américaine pour favoriser ses recrutements...<br>
  <br>
  Quelques critiques ont relevé le côté puant du film. Isabelle Régnier, au <a href=
  "http://lemonde.fr/cinema/article/2008/07/15/wanted-choisis-ton-destin-un-sous-produit-de-matrix-a-l-ideologie-douteuse_1073407_3476.html">Monde</a>, parle "d'idéologie douteuse" et conseille
  d'éviter le film, Pierre Murat chez Télérama trouve le scénario <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/wanted-choisis-ton-destin,348870,critique.php">contestable</a> mais s'emballe pour les
  cascades. Chez <a href="http://www.20minutes.fr/article/240867/Cinema-Wanted-Choisis-ton-destin-quand-Angelina-Jolie-coache-un-assassin.php">20 minutes</a> ils ont tout compris : "<em>Un film au
  rythme palpitant qui donnerait envie à une nonne de devenir tueuse</em>."<br>
  <br>
  Bon. Je ne sais combien d'ados sont sortis enthousiasmés de ce film, avec dans un coin de la tête l'idée qu'il vaut mieux obéir et tirer que réfléchir et comprendre... Ca fait moins de bruit que
  trois mauvaises lignes de Siné mais je suis persuadé qu'à terme c'est bien plus nocif...<br>
  <br>
  En comparaison, le retour de la Momie III a été une excellente surprise : un scénario tout aussi inepte que celui de Wanted, mais un humour qui sauve le tout et rend la chose visible, un soir
  d'été.<br></span><br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 10:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0704d040d98d669f7d71f5cb49805fae</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-22149802-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Concerto pour violon, Tchaikovski]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-20644826.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">Pour la fête de la musique !<br>
  <br>
  Je suis habitué à Zino Francescati au violon, mais je ne le trouve pas en vidéo.</span><br>
  <br>
  <div id="embed13585">
    
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 19:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6679d4edf664de6dd5be2f1777a4f4d9</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-20644826-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, de Jean Yanne]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-15651237.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2">Une vraie capsule spatio-temporelle ce film.<br>
  <br>
  Il faut se plonger avec délice dans ce voyage au pays de quand papa et maman étaient jeunes, avec des cols pelle à tarte et des jupes bleues pétard sur collant rose.<br>
  <br>
  J'ai eu un choc d'ailleurs,en le visionnant. Je fredonnais de temps en temps, "<em>dans les bras de jésus, toute la nuit je danse</em>", sans savoir d'où ça venait. Ben c'est là, dans une scène
  excellente.<br>
  <br>
  Les acteurs ont l'air de se bidonner à l'idée de faire un tel film, Daniel Prévost est très bon, Paul Préboist louche à souhait, Serrault est sobre et Blier plane.<br>
  <br>
  <img width="372" height="410" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18//beau.jpg" class="CtreTexte" alt="beau.jpg"><br>
  <br>
  Il y a quelques rares passages un peu mous, mais l'ensemble est rythmé, et outre la sensation de remonter le temps, on découvre qu'après la libération des médias en 1981, le retour à l'ordre est de
  rigueur. Les médias de 2008 ont l'air aussi tenus que ceux des années Giscard.<br>
  <br>
  Il suffit de remplacer radio par télé/radio/presse pour trouver formidablement contemporaine cette satire d'une radio aux ordres.<br>
  <br>
  Et comment ne pas trouver une ressemblance au minimum physique entre l'excellent Jacques François (à droite sur la photo, face à Bernard Blier) et le non moins savoureux Patrick le Lay, l'homme du
  temps de cerveau disponible - à croire que la formule sera gravée sur sa tombe, sorte de viatique pour l'infini.<br>
  <br>
  <img width="480" height="318" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil-1972-reference.jpg" class="CtreTexte" alt=
  "tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil-1972-reference.jpg"><br>
  <br>
  Jean Yanne se donne un rôle un peu facile, d'homme prêt à affronter toutes les vérités, et en même temps lucide, désespéré, et, dans une impasse : entre le PC manipulateur et des riches qui font
  tout pour se rendre conformes au mot de Napoléon sur Talleyrand, pas étonnant que Yanne se soit réfugié en Californie. Au moins sans doute savait-il là-bas pourquoi il se sentait étranger. Il reste
  que, par delà les facilités, certaines idées, comme tester les produits dont la radio va faire la pub, seraient d'application marrante...<br>
  <br>
  <br></font>
  <div align="center">
    <a href="http://www.tivimi.fr/default_gen_cchannel=8&amp;cplaylist=44&amp;cmedia=18787122.html"><font size="2">La bande annonce</font></a>
  </div><font size="2"><br>
  <br>
  <br></font><br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 22:59:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f644102d118ceaa4fcfd3d20b2bdd166</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-15651237-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[American Dreamz, de Paul Weitz et Il était une fois dans l'Oued, de Djamel Bensalah]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-13756649.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2"><em>American dreamz</em> est une comédie grinçante assez sympathique. On y suit les aventures croisées d'un présentateur de jeux télévisés (Hugh Grant) et d'un président des USA qui
  a tout de Georges Bush. Ledit président est en effet effrayant de bigoterie, mis en pilotage automatique par son conseiller qui lui souffle ses discours <em>via</em> une oreillette, totalement
  déconnecté des réalités.<br>
  <br>
  <img alt="dreamz.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/dreamz.jpg"></font> <font size="2"><br>
  <br>
  Même si la fin est évidemment gentillette, on sent une envie de mordre, heureusement pas toujours contenue, qui est assez&nbsp; jubilatoire. Le monde réel sur lequel Bush ne se pense que rarement
  est évoqué avec un réfugié irakien dont la mère est morte sous les bombardements. Film quand même américain, ce réfugié&nbsp; est assez vite fasciné par un peuple qu'il devrait haïr. Gentillet,
  mais pas toujours facile de trouver un vite à voir avec les enfants !</font> <font size="2"><br>
  <br>
  Toujours dans les films "familiaux", j'ai beaucoup aimé</font> <font size="2"><em>Il était une fois dans l'Oued</em>. Les acteurs y sont d'abord bons, à commencer par Julien Courbey. Le sujet parle
  de la double appartenance des immigrés du Maghreb en France, à la culture française d'une part, et à leur culture d'origine d'autre part. On y sent la difficulté posée pour les générations nées en
  France. Au delà de cette trame sociale, parsemée de quelques gags, il y a eu pour moi le choc des images. N'ayant jamais mis un pied en Afrique du nord, j'ai découvert, grâce à des vues aériennes
  splendides, émouvantes même, la beauté d'Alger, d'Oran. La dimension sympathique du film est ici dépassée et renvoie à la situation tragique de ceux qui ont dû, en 1962, tout quitter, choisir,
  comme l'écrit Camus, entre leur mère et leur patrie.<br></font><br>
  <img alt="oued.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/oued.jpg"><br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Dec 2007 00:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">39ade13ad4f9a60c8264cc456c77a4c2</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-13756649-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Warriors, Peter Kosminsky]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-13701856.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2">Extraordinaire film, qui suit une compagnie britannique de la Forpronu&nbsp; pendant une mission en Yougoslavie, en 1992-1993.<br>
  <br>
  On y perçoit l'horreur véritable des massacres tribaux intervenus là, les assassinats de voisins, les guerres de conquête territoriale menées la nuit, hameau par hameau. Au milieu de cela, la
  mission britannique est là pour observer et ne doit en aucun cas interférer. Pour les jeunes militaires britanniques, armés&nbsp; et civilisés, ces promenades au milieu des massacres deviennent
  insoutenables.<br>
  <br>
  <img width="499" height="298" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2007/warriors.jpg" class="CtreTexte" alt="warriors.jpg"><br>
  <br>
  Pour le spectateur, comme pour eux, le contraste entre la violence de la guerre civile et la paix britannique est très dur. Je regardais ce film avec à côté de moi mon fils de trois semaines, ça
  ajoute à l'horreur du spectacle.<br>
  <br>
  A la fin, un documentaire rapide, pas mal fait, revient sur l'histoire de cette guerre (texte intégral sur <a href="http://archives.arte-tv.com/fiction/warriors/ftext/histoire.htm">le site
  d'Arte</a>). Le commentaire indique un moment que "</font><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><em>Chacune des 6 républiques s'empressent de devenir Etat indépendant, de se faire
  reconnaître internationalement, et, à l'exception de la Slovénie et de la Macédoine, de se faire la guerre</em></font><font size="2">". La guerre pour arrêter les frontières de ces nouvelles
  entités au plus près des clivages ethnico-religieux.<br>
  <br>
  Curieux, je fais une rapide recherche <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yougoslavie#Dislocation_de_la_Yougoslavie">Wikipédia</a>, confirmée et précisée apparemment chez des <a href=
  "http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=379&amp;Itemid=108">québécois</a>, qui m'indique que ce sont le Vatican, puis l'Allemagne et l'Autriche qui ont
  ouvert la boite de Pandore en reconnaissant la Croatie, alors même que l'Union européenne (celle qui nous rend plus forts), discutait une position commune.<br>
  <br>
  <br>
  L'idée m'est venue un instant que quelques fonctionnaires allemands du ministère des affaires étrangères auraient pu figurer parmi les criminels de guerre qui ont ensuite été poursuivis. J'ai
  enfoui en moi cette idée absurde</font> <font size="2">(notamment je pense que JMFayard aura sans doute des précisions &amp; références sur ce sujet)</font><font size="2">. Puis j'ai repensé à
  l'actuel conflit belge, qui conserve un côté folklorique mais dont on doit espérer qu'il ne s'enflamme pas.<br>
  <br>
  Et puis j'ai repensé à la <a href="http://ec.europa.eu/justice_home/unit/charte/fr/charter-preamble.html">Charte européenne</a> des Droits fondamentaux, qui commence comme ceci "<em>Les
  <strong>peuples</strong> de l'Europe, en établissant entre eux une union sans cesse plus étroite, ont décidé de partager un avenir pacifique fondé sur des valeurs communes. [...] L'Union contribue
  à la préservation et au développement de ces valeurs communes dans le respect de la diversité des cultures et des traditions des peuples de l'Europe, ainsi que de l'identité nationale des
  <strong>États</strong> membres</em>".<br>
  <br>
  Qui sont ces "peuples" ainsi distingués des "Etats" ? Un peuple européen et des Etats, j'aurai compris, des Etats associés j'aurai compris aussi, mais "des peuples" et "des Etats" sans associer les
  uns aux autres dans une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bijection">bijection</a> stricte, je n'aime pas du tout, j'y vois source à des problèmes futurs. Et je conserve en tête que l'idée de
  <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-5348512.html">guerre aux nations</a> n'est pas absente. Le film montre bien ce qui arrive pourtant quand on joue avec le feu.<br>
  <br>
  Bref, le film vaut d'être vu à deux titres. Le premier, c'est qu'il fait ressortir l'horreur des guerres - peut-être trouverait-on moins de supporters de la guerre en Irak si l'on pouvait de visu
  en constater les conséquences. Le deuxième c'est qu'il incite, dans l'appréhension des débats actuels européens, à la plus grande prudence.</font><br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Nov 2007 00:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1d07968fdb65d7267671613ba148d828</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-13701856-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon film préféré]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-11776112.html</link>        <description><![CDATA[
  <font size="2">C'est, je crois, Il était une fois en Amérique, revu <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-5788457.html">récemment</a>. Emotion donc en lisant&nbsp; ceci sous la plume de
  Serge Kaganski, dans un article sur Robert de Niro (les Inrockuptibles, 3/7/2007) :<br>
  <br></font>
  <blockquote class="hitcitation">
    <font size="2">Dans sa série "un film avec un géant du cinéma - un chef d'oeuvre" déboule en 1984 le sublimissime Il était une fois en Amérique, de Sergio Léone. On ne va pas revenir en détail
    sur cette saga proustienne régulièrement en tête de mon top 100 imaginaire des plus beaux films du monde. De Niro y est tout simplement splendide, - et James Woods aussi -, passant par tous les
    sentiments et par tous les âges de la vie, incarnant ce loser qu'est Noodles, un homme qui a raté sa vie par romantisme incurable, par déficit de cynisme et d'ambition, insuffisance d'appétit
    d'argent et de pouvoir"...</font>
  </blockquote><font size="2"><br>
  Définitivement le meilleur.</font>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 25 Aug 2007 00:18:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b60aee177c2f64e02829015045a6d734</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-11776112-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La naissance des pieuvres]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-11847447.html</link>        <description><![CDATA[
  <img width="153" height="311" alt="pieuvres.jpg" class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2007/pieuvres.jpg"><font size="2">Beaucoup aimé ce film, tout en impressions, pas
  bavard, et qui surprend gentiment. La musique est superbe, les plans sont mis en scène comme des photos. Les actrices sont extrêmement bien dirigées. Pas de parents, pas d'école, que le souci de
  savoir à quel moment s'approcher, reculer, refuser. Vraiment bien.<br>
  <br>
  <br>
  Vu la même semaine "Dans Paris",en DVD... Gentil aussi (non pas que le film précédent soit juste "gentil", mais il est plein de sympathie pour ses héroïnes, comme dans "Dans Paris". La comparaison
  s'arrête là), mais quelle prétention. On n'échappe même pas au cours de narratologie déclamé par l'acteur principal en direct de son balcon.<br>
  Les acteurs sont quand même plutôt bons. Mais dire que certaines revues l'ont élu film de l'année 2006 ?!</font><br>
  <br>
  <br>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Aug 2007 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">573fc525c9bf7f45c805b0e142817927</guid>
                <category>Films &amp; musique</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-11847447-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
