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    <title><![CDATA[La lettre vol&eacute;e, politique, lectures, Europe et humeurs diverses (Europe : stop !)]]></title>
    <link>http://www.lalettrevolee.net/categorie-277087.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Europe : stop !&quot; du blog &quot;La lettre vol&amp;eacute;e, politique, lectures, Europe et humeurs diverses&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 21:39:25 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 21:39:25 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lalettrevolee.net</copyright>            <category>Europe : stop !</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Entre la Grèce et la France, combien de temps ? Ou, un bilan de l'euro.]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-entre-la-grece-et-la-france-combien-de-temps-99610398.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les partisans de l'Union européenne ont une habileté extraordinaire pour cadrer les débats d'actualité d'une façon qui les arrange. Par exemple mardi prochain, les
    députés sont censés voter un traité extraordinairement contraignant, le Mécanisme européen de stabilité (lire les billets sur Les Crises - <a href="http://www.les-crises.fr/mes-1/" target=
    "_blank">premier</a>, <a href="http://www.les-crises.fr/mes-2/" target="_blank">deuxième</a>, <a href="http://www.les-crises.fr/mes-3/" target="_blank">troisième</a>). Le Monde n'a, à ma
    connaissance, jamais consacré un article de fond à ce sujet, même s'il retrace que <a href=
    "http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/16/le-ps-refuse-le-mecanisme-europeen-de-stabilite_1644689_1471069.html" target="_blank">le PS s'abstiendra</a> -
    malheureusement mais sans surprise - de voter ce texte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Sur la Grèce, c'est un éditorial du Monde du 17 février qui a rappelé la doxa : "<em>La crise de la dette souveraine grecque - <strong>qui n'est pas due à
    l'Europe</strong> - a montré les défauts de fabrication de la monnaie unique.</em>"</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Pour que l'éditorialiste du premier quotidien français se permette ce genre d'affirmation, il a fallu que toute la classe politico-médiatique s'emploie à nier
    l'impact de l'euro sur les économies des états membres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Rappelons-donc que la surévaluation de l'euro (estimée très généralement à 30% par rapport au dollar et au yuan chinois), coute très cher en termes de perte de
    croissance et de déséquilibre des balances commerciales. <strong>Une <a href="http://www.insee.fr/fr/indicateurs/analys_conj/archives/juin2008_d2.pdf" target="_blank">note de l'INSEE</a> en 2008
    estimait à 1,7% la perte de PIB à quatre ans d'un euro surévalué de 10%. Et 1,7% du PIB c'est 33 milliards d'euros. Avec 30% de surévaluation, depuis près d'une dizaine d'années, combien de
    croissance et de recettes fiscales avons-nous perdu ?</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ce premier point, l'impact de la surévaluation de l'euro, commence à être connu. Ce qui l'est moins, c'est l'impact des différentiels d'inflation sur la
    compétitivité des pays membres de la zone.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les parités entre les anciennes monnaies de la zone euro ont été figées en 1999. <strong>On a donc 11 années d'existence de l'euro pour faire un
    bilan.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">J'ai comparé ces 11 années avec les 11 années précédant le gel des parités, pour voir l'impact sur les balances commerciales des pays membres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les données sont celles des balances courantes, telles que publiées par la <a href="http://data.worldbank.org/indicator/BN.CAB.XOKA.CD" target="_blank">Banque
    Mondiale</a>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">J'ai cumulé le solde des balances commerciales sur deux périodes : 1989-1999, onze ans avant l'euro, puis 2000-2010. Ceci pour la France, L'Italie, l'Allemagne, la
    Grèce et l'Espagne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img alt="balances.jpg" height="314" width="481" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2012/balances.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-size: 10px; text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong><span style="font-size: 8pt;">Solde cumulé des balances des comptes courants, avant et après
    l'euro</span></strong></span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">La <strong>France</strong> avait donc <strong>152 milliards d'excédents</strong> cumulés sur la première période, alors que "grâce" à
    l'euro-qui-nous-rend-plus-forts, elle est passée à <strong>99 milliards d'euros de déficit</strong>. Et rappelons qu'en 2011, nous aurons plus de 70 milliards de déficit commercial. Le phénomène
    s'aggrave donc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Même chose pour <strong>l'Italie, qui passe de 60 milliards d'excédents à 360 milliards de déficits.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>L'Espagne voit également son déficit cumulé multiplié par 7</strong>, qui passe de 113 milliards à près de 800 milliards.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Enfin, <strong>la Grèce</strong> passe de 44 milliards de déficits, soit 4 milliards par an, à 256 milliards de déficits, soit près de 25 milliards par an.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Sur le sujet de la Grèce, rappelons donc que, selon Le Monde, l'euro n'est pour rien dans ses problèmes, qui sont donc dus exclusivement à la paresse, la
    corruption, la fraude fiscale et autres plaies qui affligent ces attardés. Rappelons également que pour le Front de gauche, le Parti socialiste ou Gérard Filoche, c'est la faute aux banksters ou
    à un positionnement sur le bas de gamme, puisque ni le PS ni le Front de Gauche ne veulent sortir de l'euro. Ils sont tous, comme l'éditorialiste du Monde, convaincus que l'euro n'est pour rien
    dans les problèmes de la Grèce. C'est dire la gravité de la situation politique aujourd'hui. <strong>Il faudra tout de même qu'on explique comment les défauts qu'on impute à la Grèce ont pu
    évoluer de façon si spectaculaire, qu'en dix ans ils ont entraîné une multiplication par 5 du déficit extérieur du pays ? Alors que la naissance de l'euro, intervenue dans la même période, n'y
    serait pour rien !</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">C'est bien l'euro qui est pourtant coupable de l'appauvrissement de la plupart des pays membres - essayons de montrer comment.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Traditionnellement, lorsqu'un pays subit des déficits trop importants de sa balance commerciale, il dévalue sa monnaie, pour regagner de la compétitivité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">La principale raison pour laquelle un pays perd de la compétitivité est l'inflation : la hausse des prix rend les biens qu'il produit moins intéressants pour les
    acquéreurs étrangers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Le problème de la zone euro est qu'elle empêche les pays qui ont des taux d'inflation différents de procéder ponctuellement à des dévaluations</strong>,
    puisque les taux de change ont été figés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Hors, les taux d'inflation sont très différents au sein de la zone euro. Prenons les <a href=
    "http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&amp;language=fr&amp;pcode=tsieb060&amp;tableSelection=1&amp;footnotes=yes&amp;labeling=labels&amp;plugin=1" target="_blank">données
    d'Eurostat</a> sur l'inflation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Depuis 1999, l'inflation allemande a été, en moyenne annuelle, de 1,6%. En Grèce, elle a été de 3,2%, le double.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2012/inflation.jpg" class="CtreTexte" width="481" height="289" alt="inflation.jpg" style=
    "border-style: initial; border-color: initial;"></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-size: 8pt;">Evolution comparée de l'inflation dans 5 pays de la zone euro</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Si l'on prend l'année 1999 comme référence, avec tous les prix européens égaux à 100 à cette époque, les prix allemands ont atteint le niveau de 122 en 2011, alors
    que les prix grecs ont atteint un niveau 148.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Les prix grecs sont donc surévalués en 2011 de 20% à l'égard de son partenaire allemand.</strong> Et rappelons que par rapport à l'extérieur de la zone
    euro, l'euro est également surévalué de 30%. <strong>L'euro constitue donc une double peine pour les grecs.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>*</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il y a bien&nbsp;</span><strong style="font-size: 12pt;">deux effets néfastes de l'euro :</strong> <span style="font-size: 12pt;">la surévaluation de l'euro par
    rapport aux autres monnaies est le premier effet, le plus connu, que l'INSEE évaluait dans la note de 2008 citée plus haut. Le deuxième effet est le gel du taux de change entre des partenaires
    qui connaissent des taux d'inflation différents.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">On peut alors établir une typologie des pays membres de la zone euro par rapport à ces deux phénomènes.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">D'abord, <strong>tous les pays membres sont victimes de la surévaluation de l'euro</strong>. Il n'y a aucun miracle à cet égard, même si la classe
    politico-médiatique tend à croirre que l'Allemagne disposerait d'une recette miracle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: medium;"><strong>Avec l'extérieur de la zone euro, l'Allemagne est en déficit</strong> : elle souffre comme tout le monde de la
    surévaluation de l'euro. Ce qui masque ce phénomène est que, du fait de son inflation la plus basse de la zone, la compétitivité allemande s'accroît mécaniquement chaque année par rapport à ses
    partenaires de la zone euro.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: medium;"><strong>Les autres pays sont d'autant plus affectés par le deuxième effet qu'ils ont une inflation supérieure à l'Allemagne</strong>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">On constate en effet que la dégradation de la balance commerciale constatée plus haut varie en lien direct aux écarts de taux d'inflation avec l'Allemagne :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <table style="border-collapse: collapse; width: 482pt;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="639">
    <colgroup>
      <col style="width: 127pt;" width="169">
      <col style="width: 71pt;" span="5" width="94">
    </colgroup>
    <tbody>
      <tr style="height: 15pt;" height="20">
        <td class="xl65" style="height: 15pt; width: 127pt;" width="169" height="20">
          &nbsp;
        </td>
        <td class="xl65" style="width: 71pt; text-align: center;" width="94">
          <strong>Allemagne</strong>
        </td>
        <td class="xl65" style="width: 71pt; text-align: center;" width="94">
          <strong>France</strong>
        </td>
        <td class="xl65" style="width: 71pt; text-align: center;" width="94">
          <strong>Italie</strong>
        </td>
        <td class="xl65" style="width: 71pt; text-align: center;" width="94">
          <strong>Grèce</strong>
        </td>
        <td class="xl65" style="width: 71pt; text-align: center;" width="94">
          <strong>Espagne</strong>
        </td>
      </tr>
      <tr style="height: 30pt;" height="40">
        <td class="xl66" style="height: 30pt; width: 127pt;" width="169" height="40">
          <strong>Différentiel d'inflation avecl'Allemagne</strong>
        </td>
        <td class="xl67" style="text-align: center;">
          0,0
        </td>
        <td class="xl67" style="text-align: center;">
          3,0
        </td>
        <td class="xl67" style="text-align: center;">
          9,5
        </td>
        <td class="xl67" style="text-align: center;">
          26,0
        </td>
        <td class="xl67" style="text-align: center;">
          17,6
        </td>
      </tr>
      <tr style="height: 30pt;" height="40">
        <td class="xl66" style="height: 30pt; width: 127pt;" width="169" height="40">
          <strong>Evolution de la balance commerciale entre les deux périodes</strong>
        </td>
        <td class="xl68" style="text-align: center;">
          +1 436
        </td>
        <td class="xl69" style="text-align: center;">
          -251
        </td>
        <td class="xl69" style="text-align: center;">
          -424
        </td>
        <td class="xl69" style="text-align: center;">
          -212
        </td>
        <td class="xl69" style="text-align: center;">
          -675
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Prenons le cas français : <strong>la France a un taux d'inflation très proche de celui de l'Allemagne, si bien qu'elle ne souffle pas trop du deuxième effet néfaste
    de l'euro. En revanche, elle souffre de la surévaluation de l'euro vis-à-vis de l'extérieur.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">La Grèce, l'Espagne et l'Italie, à des degrés divers, souffrent des deux problèmes de l'euro. Leur déficit commercial a donc explosé depuis l'adoption de
    l'euro. Pas celui de la France.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Pour revenir au titre de ce billet, la distance entre la France et la Grèce est assez importante au sens où l'inflation française est mieux maîtrisée. <strong>En
    revanche, isoler le cas grec relève de la pensée magique car l'Espagne et l'Italie sont exactement dans la même situation de dégradation rapide de leur compétivité</strong>, sous le double
    phénomène de la surévaluation de l'euro et de la fixité des parités entre partenaires d'une zone où les taux d'inflation sont divergents.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Au sein d'une zone où les échanges commerciaux sont développés, la fixité des taux de change est donc directement responsable de la dégradation de la balance
    commerciale. La surévaluation de l'euro s'ajoute à ce problème de base. Par ailleurs&nbsp;<a href="http://www.lalettrevolee.net/article-c-est-la-balance-commerciale-idiot-87335715.html" target=
    "_blank">le financement de ces déficits est le principal responsable de la dette</a>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Il n'y a donc pas de crise de la dette, il y a une crise des balances commerciales.</strong> Il n'y a pas non plus de problème grec qui serait isolable des
    problèmes économiques des autres membres de la zone euro.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Deux points permettent alors de conclure défnitivement que l'euro est intrinsèquement néfaste pour les états qui l'ont adopté - sauf pour l'Allemagne, pour qui
    c'est une véritable martingale. Il s'agit de répondre aux partisans de l'Union qui pourraient suggérer qu'il suffirait d'harmoniser les taux d'inflation pour en finir avec les crises au sein de
    la zone.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">1.&nbsp;</span><span style="font-size: 16px;">Les taux d'inflation résultent des structures profondes d'une économie, et vouloir les harmoniser n'aurait
    aucun sens.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt;">Il y a des raisons pour que les taux d'inflation soient différents. On peut citer notamment <a href=
    "http://www.lalettrevolee.net/article-euro-la-double-peine-77212796.html" target="_blank">l'effet Samuelson-Balassa</a>, qui explique que les pays en rattrapage au sein d'une zone ont un taux
    d'inflation supérieur aux autres. On peut aussi trouver normal que l'Allemagne, dont la démographie décline, soit un pays où les pressions inflationnistes sont faibles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">On peut également, enfin, citer les travaux de Layard, Nickell et Jackman sur les structures des négociations salariales : que les négociations salariales dans un
    pays aient lieu par branche, par entreprise ou au niveau centralisé, les résultats en termes d'inflation seront très différents.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>2. Le fait même d'avoir intégré la zone euro empêche les états membres de recourir à un moyen plus simple que le bouleversement complet des structures de
    leurs économies ou la dévaluation.</strong> En effet, avant d'être contraints de dévaluer, les états normaux, libres, ont la possibilité de modérer l'inflation par la hausse des taux d'intérêt.
    Malheureusement pour les pays membres de la zone euro, ils ont aujourd'hui dévolu cette compétence à la Banque centrale européenne, qui définit un taux d'intérêt et un seul, pour tout le
    monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Tous les points rappelés ici sont de la macroéconomie de base. Mais <strong>les chiffres aident à comprendre que la Grèce n'est en rien un problème isolé au sein de
    la zone euro. Elle n'est que le maillon le plus faible parce qu'elle a l'inflation la plus élevée de la zone.</strong> Les autres maillons sauteront aussi. A moins que la classe des partisans de
    l'Union - accompagnée des aveugles du Front de gauche et du PS, qui s'imaginent que l'euro est un projet internationaliste - ne réussisse à accroître partout la discipline absurde qu'elle
    applique à toute la zone. C'est une énigme qu'il appartiendra à d'autres d'éclaircir plus tard. <strong>L'aveuglement sur l'euro est notre nouvelle ligne Maginot.</strong> Probablement que
    l'illusion que la construction européenne est internationaliste frappe la gauche - alors qu'il ne s'agit que de la construction à marche forcée d'un état pas plus généreux que les
    autres.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 17:48:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fb561da8f9e687869c6d9e123f35f285</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-entre-la-grece-et-la-france-combien-de-temps-99610398-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'ACTA, dans la face des partisans de l'Union européenne (et des autres, mais eux ils ont l'habitude)]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-l-acta-dans-la-face-des-partisans-de-l-union-europeenne-et-des-autres-mais-eux-ils-ont-l-habitude-98405417.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">L'ACTA est un traité international de lutte contre la piraterie sur Internet (cf. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_commercial_anti-contrefa%C3%A7on"
    target="_blank">wikipedia</a>).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">C'est assez complexe comme sujet mais cet <a href="http://www.laquadrature.net/fr/la-commission-europeenne-ouvre-la-voie-a-la-censure-privee-du-net" target=
    "_blank">article de la Quadrature du net</a> montre assez bien que le texte incitera les fournisseurs d'accès Internet à rendre inaccessible certains sites, sur simple demande par des parties
    privées, hors contrôle d'un juge.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les gens de la Quadrature du net soulignent que <a href="http://www.laquadrature.net/fr/d-montage-des-mensonges-de-la-commission-europ-enne-sur-acta" target=
    "_blank">la Commission européenne a menti</a> sur les avantages supposés de ce texte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Et Kader Arif, député européen du PS, a <a href="http://www.numerama.com/magazine/21424-acta-demissionnaire-kader-arif-denonce-une-mascarade.html" target=
    "_blank">démissionné de sa fonction de rapporteur</a> au Parlement <span style="text-decoration: line-through;">fantoche</span> européen pour protester contre l'absence de prise en compte du
    Parlement dans le processus de décision.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Là, le partisan de l'Union européenne moyen trouvera que c'est bien la preuve qu'il faut renforcer les pouvoirs du Parlement européen, pour rendre enfin
    démocratique ce bazar infâme qu'est l'Union.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Pas de bol, en plus d'avoir un Parlement européen qui aurait des pouvoirs il faudra que celui-ci soit de gauche, car la droite européenne a voulu l'ACTA. Selon Arif
    : "<em>En tant que rapporteur sur ce texte, j'ai également fait face à des manœuvres inédites de la droite de ce Parlement pour imposer un calendrier accéléré visant à faire passer l'accord au
    plus vite avant que l'opinion publique ne soit alertée, privant de fait le Parlement européen de son droit d'expression et des outils à sa disposition pour porter les revendications légitimes des
    citoyens</em>".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le démocrate finit par penser que c'est bien fait pour sa gueule, à l'européiste moyen.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Que croit-il enfin ? Que l'Union est capable de faire avaler le Traité de Lisbonne à des pays comme la France, l'Irlande ou les Pays-Bas, qui se sont exprimés
    contre, et qu'elle va s'effrayer d'un Parlement élu avec un taux d'abstention à la hauteur de l'absence de considération que portent les européens aux affaires européennes ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les choses se passent exactement comme l'indique François Asselineau dans la plupart de ses conférences (<a href=
    "http://www.dailymotion.com/video/xi9abg_f-asselineau-upr-la-france-l-europe-et-les-etats-unis_news" target="_blank">notamment ici</a>): dans cette affaire, comme dans cent autres, l'Union
    européenne ne sert qu'à faire adopter sur le continent, des textes décidés aux Etats-Unis. Et son déficit démocratique n'est pas un accident, c'est un défaut voulu qui la rend parfaitement
    perméable à tous les intérêts constitués.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">il y a d'ailleurs dans ACTA une sorte de fascinante mise en abyme. En effet, de la même façon que les législations européennes contournent l'expression des peuples
    et du propre Parlement européen, la législation ACTA prévoit de confier des pouvoirs de régulation à un "comité ACTA" qui contournerait l'Union européenne elle-même. Ce qu'en dit la Quadrature du
    Net (en anglais uniquement) :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">"<em>In the future, ACTA's scope could also be easily expanded through the “ACTA committee”. The latter will have authority to interpret and modify the agreement
    after it has been ratified, and propose amendments. Such a parallel legislative process, which amounts to signing a blank check to the ACTA negotiators, would create a precedent to durably
    bypassing parliaments in crucial policy-making, and is unacceptable in a democracy. <strong>This alone should justify that ACTA be rejected</strong></em><strong>.</strong>" (texte de <a href=
    "http://www.laquadrature.net/files/Debunking_the_EU_Commissions_fact-sheet_on_ACTA.pdf" target="_blank">la Quadrature du Net démontant les arguments de la Commission européenne</a>)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le simple fait que la législation ACTA peut par la suite se développer de façon autonome suffit, selon la Quadrature du Net, à invalider l'ACTA elle-même. Avec deux
    pas de recul, on comprend qu'il en va de même avec l'union euroépenne : le seul fait qu'elle permette de laisser passer de tels textes devrait suffire à comprendre le danger de l'organisme
    lui-même.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">L'Union européenne, comme l'ACTA, sert à cela : rendre ineffective l'opinion des populations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img alt="def.jpg" height="525" width="700" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2012/def.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les Pirates du Net, au moment de la loi Hadopi (encore une déclinaison au niveau national d'une cochonnerie élaborée au niveau européen), avaient appelé à en passer
    par plus d'Europe pour lutter contre Hadopi. J'avais déjà <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-28919303.html" target="_blank">souligné la grande naiveté de leur démarche</a>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le démocrate, forcément opposé à l'Union européenne, sait parfaitement que l'ACTA ne serait JAMAIS passée dans un cadre national. Même avec une majorité de droite
    au Parlement, la démocratie en France est encore suffisamment vivante pour rejeter après examen un texte aussi manifestement contraire aux principes républicains.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">C'est d'ailleurs l'avis d'un député socialiste européen, Stavros Lambrinidis : "<em>ACTA is legislation laundering on an international level of what would be very
    difficult to get through most Parliaments</em>" (ACTA est une tentative de blanchiment au niveau international d'un texte qu'il serait très difficile de faire adopter par n'importe quel Parlement
    ; texte sur <a href="http://www.stopacta.info/" target="_blank">StopActa.info</a>).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Et même si d'aventure une majorité avait été capable de l'imposer au niveau national, une autre pourrait le défaire. Alors que l</span><span style=
    "font-size: 16px;">a Commission est si puissante au niveau de l'Union européenne qu'elle pourra bloquer toute remise en cause future de l'ACTA.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt;">Et même si un pays de l'Union adoptait l'ACTA, dans le cadre de procédures nationales, donc démocratiques, cela ne
    contraindrait pas les 26 autres à l'adopter. En offrant un guichet unique aux lobbies économiques, l'Union européenne décuple l'efficacité du lobbying à Bruxelles - c'était l'un des arguments
    soulignés d'un point de vue théorique par <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-jean-jacques-rosa-l-euro-comment-s-en-debarrasser-78167582.html" target="_blank">Jean-Jacques Rosa</a>, et
    illustré en pratique par le livre de Florence Autret, l'</span><a style="font-size: 12pt;" href="http://www.lalettrevolee.net/article-10862465.html" target="_blank">Amérique à
    Bruxelles</a><span style="font-size: 12pt;">.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le démocrate qui s'est déjà fait baffer après l'adoption forcée du traité de Lisbonne sait que l'Union européenne est une machine à prendre des décisions iniques
    contre l'avis des populations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le partisan d'une Europe alter, plus sociale, plus verte, plus démocratique ou quoi peut être tenté de monter au créneau et perdre son énergie à luttre contre ACTA
    en implorant la bienveillance des autorités européennes. Il ferait mieux de considérer cela comme un avertissement sans (trop de) frais et de prendre en compte l'ensemble du paysage
    institutionnel : l'Union européenne ne sert à rien d'utile, virgule, elle est inutile, virgule, elle est irréformable, point. La seule question utile à son sujet est de savoir comment l'on en
    sort.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 01 Feb 2012 21:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2c93d6fa04d6d564d8e0e251b3b0c8b1</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-l-acta-dans-la-face-des-partisans-de-l-union-europeenne-et-des-autres-mais-eux-ils-ont-l-habitude-98405417-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La France sort de la zone euro]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-la-france-sort-de-la-zone-euro-97284922.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;">BFM TV l'a imaginé. Très bonne initiative qui facilitera cette décision salutaire.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnqood" height="270" width="480" frameborder="0"></iframe><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xnqood_zapping-la-france-quitte-la-zone-euro-bfm-tv_news" target="_blank">Zapping : La France quitte la zone euro (BFM TV)</a> <em>par <a href=
    "http://www.dailymotion.com/puremedias" target="_blank">puremedias</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 10:02:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">795f7124e619215bf5d69c55cd66a417</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-la-france-sort-de-la-zone-euro-97284922-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des socialistes se rebiffent contre l'Europe]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-des-socialistes-se-rebiffent-contre-l-europe-97104995.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">Paul Magnette, ministre fédéral belge : "<em>Selon Magnette (<a href=
    "http://www.lecho.be/actualite/economie_politique_belgique/Di_Rupo_rappelle_Magnette_a_l_ordre.9147404-3154.art?ckc=1" target="_blank">journal Les Echos belge</a>), <strong>la stricte politique
    économique préconisée par l'Europe mènera à quinze années de récession. Le ministre PS a aussi mis en doute la légitimité démocratique de la Commission européenne et a critiqué le commissaire aux
    affaires économiques, Olli Rehn.</strong></em>"</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">André Bellon, ancien député PS des Alpes-de-Haute-Provence, ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée
    nationale (1981-1993), dans <span style="text-decoration: underline;">Ceci n'est pas une dictature</span>&nbsp;, tout juste publié :</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">"<span style="color: #ff0000;"><em><strong>Sortir du carcan européiste est aujourd'hui devenu un préalable à toute politique
    sérieuse.</strong> <span style="color: #000000;">On connaît d'avance les critiques : la France ne saurait s'isoler, ce n'est pas l'Albanie... et autres fadaises.</span></em></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><em><span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">Ces objections empêchent toute réflexion critique : quels intérêts poussent à y participer ? A
    quelles conditions y rester ? Inverser ainsi l'interrogation va devenir de plus en plus nécessaire.</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><em><span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">Mais, plus tard on posera la question, plus difficile sera la réponse.</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;"><span style="color: #ff0000;"><em>Et, <strong>plus les forces théoriquement garantes de la démocratie se refuseront à la poser, plus
    elles en feront don à des adversaires de la démocratie</strong></em></span>".</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">*</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva;">Tant que le PS français se refusera à sortir de sa position d'autruche, la tête dans le sable pour les questions européennes, il ne
    sera ni élu - sinon par hasard, ni digne de l'être.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 18:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">be1116591f821d046b46dd25dbb7a2ba</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-des-socialistes-se-rebiffent-contre-l-europe-97104995-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hongrie : Orban pousse l'UE à rappeler ses vraies priorités]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-hongrie-orban-pousse-l-ue-a-rappeler-ses-vraies-priorites-96195334.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">Il n'est pas question de soutenir le gouvernement de Victor Orban. Quelques unes des <a href=
    "http://www.francetv.fr/info/hongrie-les-lois-du-systeme-orban_45107.html" target="_blank">mesures autoritaires annoncées</a> sont franchement révoltantes, principalement les purges dans les
    médias publics et l'interdiction d'une radio libre. D'autres sont simplement dignes d'un gouvernement Guéant mâtiné d'intégrisme catholique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">D'autres en revanche ne me choquent pas. Par exemple l<a href=
    "http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00413450-la-hongrie-pourrait-faire-payer-la-banque-centrale-270397.php" target="_blank">'utilisation des réserves de la Banque
    centrale</a> hongroise.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;"><img alt="budapest_parlament-2.jpg" height="192" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x192/0/11/19/18/2011/budapest_parlament-2.jpg"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">L'Union européenne s'affole pour des raisons exactement inverses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">Deux spécialistes de la Hongrie,&nbsp;Stéphane Istvan Vari et Miklos Vari, l'écrivent ainsi dans Libération, dans <a href=
    "http://www.liberation.fr/monde/01012380919-hongrie-l-outil-monetaire-ne-doit-pas-tomber-entre-les-mains-d-orb-n">une tribune pitoyable</a> : "<span style=
    "background-color: #ffffff; color: #222222; line-height: 17px;"><em>L’Europe s’est jusqu’ici accommodée des atteintes à la démocratie hongroise, en revanche elle ne peut tolérer que l’outil
    monétaire tombe entre les seules mains de M.&nbsp;Orbán. Cela constituerait certainement la violation la plus importante du traité de Maastricht jamais perpétrée par un pays
    membre.</em>"</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">Pas touche au grisbi ! <strong>Ce qui est sacré pour l'Union européenne, ce n'est pas la démocratie, c'est la centralisation
    des politiques monétaires</strong>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">La réalité c'est que, comme l'écrit un blog consacré à l'actualité hongroise en français, dans un billet titré "<a href=
    "http://www.hu-lala.org/2012/01/05/bienvenue-en-orbanistan/" target="_blank">Bienvenue en Orbanistan</a>" : "<strong><em>L'émergence d’un régime autoritaire Orbanesque ainsi que la montée de
    l'extrême droite sont les conséquences des politiques successives menées avec le soutien du FMI et de l'UE depuis plus d'une décennie.</em></strong>" C'est la compréhension de ce passage qui
    manque à Quatremer qui se demande <a href="http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2012/01/la-hongrie-laboratoire-du-souverainisme-%C3%A9conomique.html" target="_blank">pourquoi les
    opposants au souverainisme européen ne soutiennent pas Orban</a>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">*</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">Les vraies priorités de l'Union européenne ne sont pas la promotion des libertés, la croissance partagée ou quelque
    réalisation positive que ce soit, les vraies priorités de l'Union européenne consistent à accroître la portée du pouvoir européen, dans tous les domaines ; point.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt;">Et tous les alter européens, qui font croire que l'on peut "changer" ce système, Hollande, mais aussi Filoche ou Mélenchon,
    ou Marine le Pen <a href="http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/front-national-sortie-de-l-ue-sorite-de-l-euro" target="_blank">qui ne veut même pas sortir de l'euro</a>, sont complices de
    toutes les dérives dues à cette volonté, y compris des excès du gouvernement Orban.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 05 Jan 2012 11:12:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4b586e48f38e8d225c2139c27296f635</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-hongrie-orban-pousse-l-ue-a-rappeler-ses-vraies-priorites-96195334-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des nouvelles du souverainisme européen]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-des-nouvelles-du-souverainisme-europeen-95991523.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Guillaume Duval, d'Alternatives Economiques, a publié dans Libération un article titré "<a href=
    "http://www.alternatives-economiques.fr/2012--l-europe-sous-tutelle--_fr_art_633_57043.html" target="_blank">2012, l'Europe sous tutelle</a>", republié sur le site d'alteréco.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Je ne lis pas Alter Eco, que je trouve bien peu alter en réalité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Dans son papier, Duval commente les récentes décisions européennes, qui consistent à prêter au FMI pour qu'il reprête à des états européens en difficultés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ce jeu de mistigri n'est pas sans conséquences, que Duval souligne : c'est le FMI qui deviendra tuteur de l'Union européenne en cas d'intervention. Conséquence :
    "<em>[cela] signifierait que cinq Etats de la zone, et pas des moindres, seraient placés durant de longues années sous la tutelle d'une organisation qui ne prend ses ordres ni au Parlement
    européen, ni dans les Parlements nationaux des pays européens ni même au Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement, mais à Washington auprès de son conseil
    d'administration.</em>"</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Pour Duval, c'est une atteinte intolérable à... la souveraineté européenne : "<em><strong>Le plus rageant dans ce renoncement volontaire à la souveraineté
    européenne</strong> est que l'Europe n'a en réalité aucun besoin de fonds extérieurs pour résoudre sa crise. Ses comptes extérieurs sont équilibrés et l'épargne de ses ménages est abondante, trop
    même en France, en Italie ou en Allemagne. Le problème - le seul, mais il est visiblement rédhibitoire - c'est qu'il faudrait s'entendre entre nous sur la façon de mobiliser ces moyens et de nous
    entraider. Incapables d'avancer sur ce terrain, les chefs d'Etat et de gouvernement ont donc préféré, le 9 décembre dernier, confier les clés de l'Europe au FMI.</em>"</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Donc la souveraineté est bien la condition de la démocratie, et c'est une valeur positive. Et la France, aussi petite soit-elle jugée par les alters et les Alain
    Minc réunis, n'a jamais été placée pendant des années sous la tutelle du FMI.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Donc <strong>les plaidoyers pour l'Europe ne peuvent être menés au nom d'une lutte contre la souveraineté</strong> qui serait une valeur néfaste, puisque élevée au
    niveau européen la souveraineté devient un bien à défendre. <strong>Ils ne peuvent non plus être menés au nom de l'efficacité</strong> européenne, tant l'actualité montre l'échec de cette
    construction que personne ne soutient.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">De fait, les partisans de l'Europe ne peuvent plus <a href="http://www.gaullistelibre.com/2011/12/la-peur-dernier-rempart-de-leuro.html">jouer que sur la peur</a>,
    comme l'a écrit Laurent Pinsolle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il s'agit de ne pas se laisser effrayer. Bonne année !</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img alt="rd.jpg" height="450" width="600" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2012/rd.jpg">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 00:24:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">56429262603a067aabda5f0312c84fcc</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-des-nouvelles-du-souverainisme-europeen-95991523-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jacobin, journal américain]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-jacobin-journal-americain-92211613.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;">Mes promenades sur le web m'ont amené à découvrir</span> <span style="font-size: 12pt;"><a href="http://jacobinmag.com/" target=
    "_blank">Jacobin</a></span><span style="font-size: 12pt;">, un site gauchiste chic américain (on y fait de la pub pour Zizek et on y chronique laudativement Tomboy).</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><img width="200" height="200" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" class=" CtreTexte" alt="jacobin.jpg" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2011/jacobin.jpg"></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Un <a href="http://jacobinmag.com/blog/2011/12/the-eurocrisis-what-lies-beneath/">article sur la crise européenne</a> contient une citation intéressante de
    Jean-Paul Fitoussi (traduction perso) :</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>"Les naïfs [peuvent se demander] pourquoi les politiques économiques sont régulièrement ineptes en Europe et correctes aux Etats-Unis ? La question est
    pertinente.</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>Je n'ai pas de réponse articulée à cette question. Mais j'aurai recours à l'hypothèse suivante : imaginons que les normes sociales aient changé et que les
    normes nouvelles réclament une plus grande inégalité. Il est alors logique que les politiques macroéconomiques soient employées là où le degré d'inégalité désiré a été atteint - aux Etats-Unis -
    et inemployées là où il ne l'est pas encore, afin qu'il soit abaissé."</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Par là, il veut dire que les Etats-Unis ayant cassé toute tentation d'amélioration du bien commun, peuvent utiliser des politiques macroéconomiques de stabilisation
    de ce qui reste. L'Union européenne n'ayant pas éliminé tout reste de politique sociale, a besoin d'une politique macroéconomique inefficace pour mettre à nu toute possible résistance (Fitoussi
    écrivait en 2006). Nous y sommes.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Complotisme ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">On voit bien que Draghi vient de baisser timidement les taux d'intérêt de la BCE après l'adoption d'un renforcement des mesures d'austérité.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 00:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6157e01e381264e8db8d0ae3916cb3bb</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-jacobin-journal-americain-92211613-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Eurosceptique = nazi]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-eurosceptique-nazi-91816297.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--[endif] -->
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Dans un article du Monde le 8 décembre, on apprend que «&nbsp;<a href=
    "http://lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/12/07/predire-la-fin-de-l-euro-n-est-plus-inconcevable_1614330_1581613.html">prédire la fin de l’euro n’est plus inconcevable</a> ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mais on perçoit aussi, sous la plume de Claire Gatinois, &nbsp; que eurosceptique = nazi – ou peu s’en faut.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Déjà, le Monde met en parallèle la crise des années 30 et la situation actuelle, avec un but très précis : expliquer que c’est la sortie de l’euro qui ramènerait un
    nouvel Hitler au pouvoir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Pour cela, il est nécessaire que Mme Gatinois fasse œuvre de propagande. Pas un travail de journaliste, ce serait compliqué.</span> <span style=
    "font-size: 12pt;">L’iconographie et la maquette du journale est magnifiquement requise. On voit bien, sur la page ci-dessous reproduite, qu'il s'agit d'éviter 1933 et l'arrivée d'Hitler au
    pouvoir. On voit bien également &nbsp;que symétriquement à Roosevelt, le héros positif, on trouve Sarkozy et Merkel, promus ainsi au rang d'alter ego contemporains du président américain.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le message ainsi transmis pourrait être renforcé par les arguments de la journaliste. C'est tout le contraire.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2011/lm.jpg" class="CtreTexte" alt="lm.jpg" height="716" width="583"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Première simplification de l'article : ce qui a précipité l'arrivée de Hitler au pouvoir ce ne sont pas les erreurs de maladroits qui auraient voulu sortir du
    "cercle de la raison". <strong>C'est bien au contraire l'austérité imposée par Brüning qui a préparé l'arrivée du pire dictateur que la terre ait jamais porté</strong> - voir par exemple cet
    article de <a href="http://www.liberation.fr/economie/01012375842-austerite-betise-ou-ruse-des-gouvernants">Bruno Amable</a> ; ou cette <a href=
    "http://www.lalettrevolee.net/article-4050374.html">citation de Sebastian Haffner</a> sur Brüning :&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">"<em>Pour poursuivre jusqu'à l'absurde le paiement des réparations, il mit l'économie allemande au bord de la faillite ; les banques fermèrent, le nombre des
    chômeurs atteignit six millions. Pour sauver le budget malgré tout, il appliquait avec une farouche rigueur la recette du père de famille sévère : "se serrer la ceinture". [...] Plusieurs des
    instruments de torture les plus efficaces de Hitler furent inaugurés par Brüning : c'est à lui que l'on doit la "gestion des devises", qui empêchait les voyages à l'étranger, l'"impôt sur la
    désertion", qui rendait l'exil impossible ; c'est lui aussi qui commença à limiter la liberté de la presse et à museler le Parlement. Et pourtant, étrange paradoxe, il faisait tout cela pour
    défendre la république</em>."</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Le Monde n'aura pas un mot sur ce thème. De toute façon, la forme même de la double page, consacrée par le journal à l'hypothèse "fin de l'euro", montre bien qu'il
    ne s'agit pas de réfléchir : l'iconographie suggestive prend plus des trois quarts de la page, le rédactionnel n'a droit qu'à quelques miettes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Et de toute façon, pour ce que Claire Gatinois a réalisé comme travail, les images auraient suffi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">On lit tout d'abord que pour les grands pays du sud, il faudrait dévaluer de 30% à 40% et que cela correspondrait à une réduction de facto des salaires de 30% à
    40%.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Elle n'a rien compris, ou fait semblant. Cet argument est de la pure propagande. La valeur externe des salaires italiens ou espagnols serait baissée de 30% à 40%,
    peut-être (selon <a href="http://www.zerohedge.com/news/nomura-presents-fair-value-european-currencies-euro-breakup-scenario">Nomura</a>, ce serait plutôt 25% à 35%, et 9% à peine pour la
    France). Mais <strong>avec un salaire on n'achète pas que des biens importés.</strong> On paie d'abord un loyer, des charges, des impôts, toutes prestations dont la valeur externe serait
    également réduite de 30% à 40%.</span><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">La baisse de pouvoir d'achat serait donc bien moins importante que ce que Mme Gatinois laisse entendre - mais je pense que son but n'est pas d'informer, c'est de
    faire peur. Et oui le prix du pétrole serait plus élevé, mais on sait aussi que le prix du pétrole monte quand l'euro monte, donc ce phénomène ne jouerait pas à plein. Par ailleurs la plupart des
    scénarios de la fin de l'euro prévoient une baisse du cours du pétrole.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Autre loup-garou sorti des placards : la ruine des épargnants. 2000 milliards d'euros seraient détenus par des français en dehors de la zone euro - rien n'est dit
    sur leur sort, mais on imagine la crainte d'une volatilisation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp; &nbsp;<span style="font-size: 12pt;">Là on est carrément dans l'imbécilité : si le Franc devait être dévalué lors de sa recréation, ce serait pour le plus grand bénéfice des détenteurs de
    ces 2000 milliards détenus hors zone euro - plus probablement détenus en Allemagne qu'en Grèce. Certains épargnants perdraient, d'autres gagneraient, selon que tous les pays ou seulement quelques
    uns sortiraient de l'euro, mais en aucun cas on ne peut prédire ce qu'il adviendrait de ces 2000 milliards.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp; &nbsp;Pas grand chose pour étayer la thèse d'une catastrophe dans l'article. La réalité est qu'on peut penser que la sortie de l'euro entraînerait un choc
    initial, avec une croissance ralentie pendant une à deux années, mais nous avons déjà eu -3% en 2009 <strong>avec</strong> l'euro ! Et nous préparons <strong>avec</strong> l'euro bien d'autres
    années difficiles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">La sortie de l'euro permettrait enfin de renouer avec des perspectives de croissance et des politiques actives de redressement de l'économie. &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Le message à peine subliminal du Monde est donc : sauvons l'euro pour échapper à un retour d'Hitler.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">C'est peut être exactement l'inverse qui se passe en réalité : continuons à vouloir construire&nbsp;<em>europa über alles</em>, et, du désastre économique dans
    lequel nous nous enfonçons, sortiront des innovations qui ne nous plairont pas.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 12:31:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2f8682ba9a7d1dc7cbdfe7cc507c770d</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-eurosceptique-nazi-91816297-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des romantiques rasoirs et cruels]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-des-romantiques-rasoirs-et-cruels-90926217.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;">Tels sont les technocrates responsables de l'euro, <a href="http://www.nytimes.com/2011/11/21/opinion/boring-cruel-euro-romantics.html">selon Paul
    Krugman</a>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Tout son argument consiste à expliquer que l'euro ne reposant sur rien de rationnel, au delà de <span style="color: #993300;"><strong>l'idée romantique de créer un
    état à travers une monnaie</strong></span>, &nbsp;les technocrates qui prêtent leur concours à ce projet ne font qu'emprunter les habits de la raison pour masquer leur <em>hubris</em>
    nationaliste.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Et tout les éléments de langage à l'appui des programmes de récession ne sont que des vers tragiques destinés à plaire à la déesse Europe, avide de malheurs. Aucun
    rapport avec les élements d'un programme dont on puisse être fiers.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Et Krugman est pourtant favorable au projet européen au départ. Il sait d'ailleurs que les Etats-Unis ont eux aussi leur lot de doctrinaires malades déguisés en
    experts compétents.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Tiens, une citation de Goethe : "<em>j'appelle classique ce qui est sain, romantique ce qui est malade</em>" (oui, je suis un peu cuistre, je n'ai jamais lu une
    ligne de Goethe).</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;">*</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Un élément délirant dans le paysage euroesque du moment, qui illustre bien la thèse de Krugman : lire que le Luxembourg voudrait <a href=
    "http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00403575-les-pays-trop-laxistes-doivent-etre-exclus-de-la-zone-euro-luxembourg-255845.php">expulser de l'euro</a> les pays en
    infraction par rapport au pacte de stabilité. Ce pays est un <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-10481823.html">paradis fiscal</a> installé au coeur de la zone euro, et ses
    représentants se permettent de donner des leçons de macroéconomie, menaçnat d'expulser du coeur de l'Europe la Grèce, ou pourquoi pas, l'Espagne ou l'Italie !</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Des romantiques rasoirs, cruels et insignifiants, aussi.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <table style="width: 99%;" border="0" frame="void" align="center">
    <tbody>
      <tr>
        <td>
          <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2011/b.jpeg" class="CtreTexte" width="300" height="188" alt="b.jpeg">
        </td>
        <td>
          <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2011/romp.jpeg" class="CtreTexte" width="300" height="180" alt="romp.jpeg">&nbsp;
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td>
          &nbsp;<img width="148" height="150" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" class=" noAlign" alt="mp.jpeg" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2011/mp.jpeg">
        </td>
        <td>
          <img width="178" height="100" style="border: 0px solid #000; margin: 0px 0px;" class=" noAlign" alt="monti.jpeg" src="http://img.over-blog.com/100x56/0/11/19/18/2011/monti.jpeg">&nbsp;
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 21:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">911e6dccac72ec270b361a8eb2081eab</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-des-romantiques-rasoirs-et-cruels-90926217-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les deux maux de l'euro, l'Allemagne et nous]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-les-deux-maux-de-l-euro-l-allemagne-et-nous-90735180.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;">La tension avec l'Allemagne résulte d'une profonde incompréhension des problèmes actuels. Elle n'est pas bonne.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il faut revenir sur les problèmes de l'euro pour comprendre en quoi taper sur l'Allemagne, et lui reprocher ses réticences à "sauver l'euro" est vain - et même
    dangereux, en rendant plus difficile la sortie de l'euro.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #0000ff; font-size: 10pt;"><strong>L'euro entraîne des conséquences dommageables à deux niveaux entièrement distincts.</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>1. Le problème de la valeur externe de l'euro</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Les estimations divergent mais la plupart des économistes s'accordent à penser que l'euro est surévalué, par rapport au dollar ou au yuan, de 20% à
    30%.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Cette situation fait de la zone euro la variable d'ajustement du système économique mondial : les USA accumulent des déficits commerciaux mais bénéficient du
    privilège de la monnaie d'émission. Le financement de leurs déficits est facile - jusqu'ici.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Côté chinois, comme la décision de lier le yuan au dollar a été prise - avec de très légères réévaluations ponctuelles, lorsque le dollar baisse, les ventes de
    produits chinois restent stables en zone euro.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;A tous les coups, c'est la zone euro qui perd.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Ce masochisme européen peut s'expliquer de multiples façons, et il reviendra peut-être aux historiens de faire la part des choses. L'Allemagne dépend des Etats-Unis
    &nbsp;pour sa défense, on peut comprendre qu'elle ne souhaite pas mener une politique trop agressive à l'égard de son protecteur. L'Allemagne par ailleurs est allergique à l'inflation et se
    satisfait d'un euro fort.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Une baisse de la valeur de l'euro allègerait probablement à moyen terme les problèmes économiques de la zone. Il reste cependant le deuxième problème de
    l'euro.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>2. Le problème des écarts d'inflation entre pays membres</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L'Allemagne a une inflation faible. La population est prête à des sacrifices par peur de ce phénomène, censé (à tort), avoir entraîné la montée au pouvoir
    d'Hitler.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L'Allemagne est de plus la première économie de la zone euro.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Tous les pays de la zone euro qui ont une inflation supérieure à l'Allemagne voient leurs produits perdre en compétitivité. C'est leur balance commerciale qui
    souffre à la fois de la surévaluation de l'euro et de cette surévaluation domestique. Avant l'euro, les pays plus inflationnistes (pour diverses raisons, pas toutes mauvaises) pouvaient dévaluer
    pour rester à niveau. Gérard Filoche appelle ces dévaluations "se faire concurrence". C'était au contraire une soupape de sûreté fort utile, dont on voit bien aujourd'hui qu'elle manque.
    Aujourd'hui ils n'ont pas d'autre solution que d'entrer dans des politiques durement récessives ou de faire faillite.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il y a des dizaines de facteurs qui ont mené à la crise actuelle. Mettons que les deux précédents, propres à la zone euro, soient les plus importants pour les pays
    membres. Car les déficits commerciaux qu'entraîne l'euro</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je ne demande pas à être cru sur parole. Deux exemples : on écrit souvent que l'euro n'est pas la cause de nos problèmes parce que l'Allemagne le supporte. Elle ne
    le supporte pas si bien que cela d'une part : elle ne fait ses excédents commerciaux qu'avec ses partenaires de la zone euro. Avec ses partenaires hors zone euro, elle est en déficit. D'autre
    part - sur ce seul point je ne retrouve pas de documentation - on lit parfois que la parité de conversion mark-euro initiale sous-évaluait le mark par rapport à d'éautres devises de la zone euro,
    ce qui a pu permettre à l'Allemagne de moins souffrir de cette devise surévaluée.&nbsp; De fait, l'Allemagne souffre moins du problème 1 que les autres, et pas du tout du problème 2. La France
    souffre du problème 1, et un peu du 2 - car elle a réussi à conserver une inflation proche de l'Allemagne. La Grèce souffre des deux problèmes au maximum.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Les déficits commerciaux créés par l'euro entraînent ensuite un endettement public qui est responsable de la crise de la dette actuelle.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;*</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;Par rapport à cette situation, comment positionner les projets des uns et des autres ? Comment évaluer les projets et programmes économiques, notamment avant
    la présidentielle ?</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>A. La position allemande</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L'Allemagne souhaite faire tenir le système et l'euro - officiellement. A mon avis elle veut d'abord ne pas être rendue responsable de l'éclatement, guère
    plus.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Mais elle ne veut pas, pour cela, consentir à plus d'abandons de souveraineté qu'elle ne la déjà fait. Notamment pas transférer à une banque centrale qu'elle ne
    contrôle pas, le pouvoir de renflouer l'ensemble de la zone par de l'émission monétaire massive (quelles qu'en soient les modalités techniques, dont je ne maîtrise pas les subtilités, entre FESF,
    MES et autres instruments salvateurs).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">L'Allemagne n'accepterait qu'à la condition de pouvoir faire respecter de façon extrêmement stricte les règles du pacte de stabilité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Cela résoudrait le problème de court terme de la zone, mais pas la surévaluation de l'euro, ni même le problème des écarts d'inflation.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je pense que l'Allemagne sait que l'euro n'est pas viable, attend que le mécanisme craque mais ne veut pas être rendue coupable. Elle lâchera peut-être quelques
    concessions qui permettront à l'attelage de tenir quelques semaines de plus, mais pas mieux.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;B. "La monnaie commune"</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Nombre de candidats sont pour un euro monnaie commune, Chevènement, Marine le Pen. Cette proposition a été avancée initialement par Jacques Sapir. Cela consisterait
    à avoir une monnaie commune pour les transactions hors zone euro, et des monnaies nationales pour les transactions internes à la zone. Je n'y crois pas, pour plusieurs raisons.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Cela règle le problème des écarts d'inflation entre pays membres &nbsp;(le deuxième des maux de l'euro mentionné ci-dessus). Les pays membres peuvent revoir la
    parité de leurs devises. Mais la question de la valeur de l'euro par rapport à l'extérieur reste entière. <strong>Or&nbsp;<span style="color: #0000ff;">l'Allemagne est perdante dans ce jeu : elle
    ne pourrait plus refaire sur ses partenaires membres de la zone euro le déficit qu'elle a, comme les autres, avec les pays non membres</span></strong>.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>C. Une gestion intelligente de l'euro</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Je n'ai pas lu de candidats mettre cela en avant - pour faire des propositions pertinentes sur l'euro, encore faut-il ne pas avoir pris l'habitude de faire croire
    que l'euro n'est pas un problème.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il faudrait remédier au problème 1 pour gagner du temps et résoudre le problème 2.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En clair, il faudrait dévaluer l'euro franchement pour relancer l'ensemble de la zone. Dans le même temps, des transferts permettraient d'améliorer la compétitivité
    des pays les plus faibles. Seul problème, cette politique est agressive à l'égard des Etats-Unis. Elle pourrait de plus être inflationniste, non pas dans l'ensemble de la zone euro, mais en
    Allemagne, plus proche du plein emploi de ses capacités de production.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">On voit mal pourquoi l'Allemagne soutiendrait une telle stratégie, alors que le retour au mark serait moins dommageable.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Par ailleurs, s'il était si facile que cela d'améliorer la compétitivté d'un pays par des transferts extérieurs, la Grèce, qui a beaucoup "bénéficié" de fonds
    structurels, serait aujourd'hui un pays prospère.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>D. A côté de la plaque</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Sont à côté de la plaque, à mon avis, tous les éléments de programme qui &nbsp;attribuent à des déficits publics excessifs, ou à l'impéritie des banques, la crise
    actuelle. Les banques ont eu beau avoir des comportements imbéciles, quand une économie entre en récession, elles se retrouvent fragilisées même sur leurs activités "normales". Les déficits
    publics viennent, eux, de l'absence de croissance et de la nécessité de financer le déficit commercial. Et c'est l'euro qui, en bonne part, bride la croissance et creuse les déficits
    extérieurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;">*</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">En attendant, je suis obligé de donner raison à <a href=
    "http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/11/arnaud-montebourg-la-germanophobie-et-le-populisme-de-gauche.html#tpe-action-posted-6a00d83451b56c69e2015437a41489970c">Jean Quatremer
    contre Arnaud Montebourg</a> : &nbsp;exciter les français contre l'Allemagne ne résoudra aucun des problèmes de l'euro. Si Merkel lâche un interventionnisme débridé de la BCE, sans contreparties
    drastiques, elle sera battue et son successeur reprendra tout. Par ailleurs, on aura juste temporisé et aucun des problèmes de l'euro ne sera résolu.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Montebourg ne fait que suivre Hollande, qui prend conscience que les allemands n'ont aucune envie de sauver l'euro pour se retrouver à la tête d'un bateau ivre,
    accumulant les dettes et les déficits commerciaux : <strong><span style="color: #0000ff;">car aucun des deux problèmes de l'euro qui créent les déficits commerciaux ne seront résolus par un
    laxisme allemand</span></strong>.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">Il n'y a pas d'autre solution viable à long terme que de sortir complètement de l'euro. La pire des choses en attendant d'y être obligés serait de commencer à s'en
    prendre à nos voisins.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp; &nbsp;Ailleurs : billet de Tyler Cowen sur <a href="http://marginalrevolution.com/marginalrevolution/2011/12/the-moral-superiority-of-the-germans.html">les
    convictions allemandes</a>.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Post scriptum :</em>&nbsp;billet insuffisamment relu. Sera corrigé et peut-être remanié après publication.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Dec 2011 08:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4ca45b29db71b14532f1274f2d07b1f0</guid>
                <category>Europe : stop !</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-les-deux-maux-de-l-euro-l-allemagne-et-nous-90735180-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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