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    <title><![CDATA[La lettre vol&eacute;e, politique, lectures, Europe et humeurs diverses (Autres livres)]]></title>
    <link>http://www.lalettrevolee.net/categorie-395394.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Autres livres&quot; du blog &quot;La lettre vol&amp;eacute;e, politique, lectures, Europe et humeurs diverses&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 21:39:25 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 18 Feb 2012 21:39:25 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lalettrevolee.net</copyright>            <category>Autres livres</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les Bienveillantes, Jonathan Littell]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-20285196.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/bienveillantes.jpg" class="GcheTexte" height="240" width="240"> La lecture de différents articles sur les bienveillantes m'avait laissé avec
    l'impression que la lecture de l'ouvrage était dispensable.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    &nbsp;Les délires du personnage principal&nbsp; avaient paru déplacés, excessifs (lire le compte rendu d'une <a href=
    "http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/04/25/littell-barrieres-et-limites/#comments">conférence de Littell</a> à normale sup, sur le blog de Pierre Assouline).
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    &nbsp;Et puis je suis tombé sur <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-18454565-6.html">cette citation</a> de Littell, et un lecteur de ce blog m'a conseillé cette lecture.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    <br>
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Aucun regret, c'est sans doute un des grands livres sur la deuxième guerre mondiale. Comme dans <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-18234533.html">Vie et Destin</a>, Jonathan Littell
    nous fait traverser la guerre, cette fois côté allemand - il n'y a qu'un narrateur chez Littell, il est allemand, le point de vue russe est donc moins présent.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Dans l'<a href="http://www.lalettrevolee.net/article-4050374.html">Histoire d'un allemand</a>, on suivait un jeune magistrat allemand qui refuse le nazisme, très tôt. Dans <a href=
    "http://www.lalettrevolee.net/article-731630.html">La Mort est mon métier</a>, on suivait l'itinéraire d'un bourreau arrivé au poste de commandant d'Auschwitz à la suite d'un parcours de misère.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Ici, le narrateur est un nazi convaincu, Maximilien Aue, à la double éducation française et allemande, rentré en Allemagne par conviction. Il ne s'agit pas d'un déclassé entré en nazisme pour
    trouver à manger, mais d'un bourgeois intelligent désireux de venger la défaite de 1918.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Tant qu'à trouver des points de comparaison, autant citer le livre de Robert Littell, père de Jonathan : la Compagnie. On y suivait l'histoire de la CIA à travers le parcours de quelques
    étudiants idéalistes. Comme Les Bienveillantes, c'est un énorme pavé ; c'est aussi un très bon polar historique.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Bref. Le roman s'inscrit dans une tradition de récits romancés sur la deuxième guerre mondiale, et il est réussi. La personnalité du narrateur a posé problème à certains, qui ont trouvé ce
    personnage excessif.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Il y a certes des passages où il décrit longuement ses problèmes intestinaux, ou des rêves étranges, et il est fondamentalement incestueux et dévoré d'amour pour sa soeur jumelle.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Il est, en sorte, humain. Ses dérèglements au cours de la guerre sont presque rassurants, contrairement à ce qu'écrivent certains détracteurs : que peut-on attendre d'un personnage qui, dès le
    début de la guerre a dû faire fusiller des enfants et des bébés par milliers, et parfois achever lui-même des hommes couchés dans une fosse commune ? Voudrait-on qu'il joue au Scrabble tous les
    soirs en buvant une tisane, de 1939 à 1945 ? Ce serait, là, pour le coup, inhumain.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Ce roman est grand parce qu'il permet d'aider à connaître et comprendre la guerre qui nous sert encore de repère : à la fois exemple absolu de ce que l'humanité peut produire de pire et en même
    temps, de façon plus anecdotique, point de départ de l'impasse européenne (Maximilien Aue : "<em>Je souhaiterais maintenant me concentrer sur quelque chose qui corresponde mieux à mes talents et
    à mes connaissances, comme le droit constitutionnel ou même les relations juridiques avec les autres pays eropéens. La construction de la nouvelle Europe est un champ qui m'attire
    beaucoup</em>").
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Je crois que factuellement ce livre est exact. C'est un point primordial : compte tenu de tout ce qui a déjà été écrit sur le sujet, et de son importance, le respect des faits est un impératif
    moral. La forme romancée permettra au lecteur qui n'aurait que peu de connaissances sur la période d'en comprendre rapidement les grands traits : démesure du nazisme, horreur absolue de la chasse
    aux juifs et autres ennemis du Reich, faillite d'une société.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Pour ceux qui connaissent mieux l'histoire, on comprend plus en détail le fonctionnement de la mécanique nazie : une organisation aux centres de pouvoirs concurrents, avec des technocrates qui
    peuvent croire rester propres, côté Albert Speer, des mystiques illuminés du côté de la SS de Himmler, et au milieu la Wehrmacht, les militaires traditionnels, qui oscillent entre les deux camps.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Ce paysage schématique s'accorde de variations multiples : la SS finit par attirer de jeunes ambitieux parfaitement rationnels, raisonnables, qui méprisent au fond le fanatisme antisémite des
    fondateurs. On découvre ainsi, à travers le personnage d'Ohlendorf, que le nazisme avait ses défenseurs brillants, structurés, défendant une vision presque libérale de cette idéologie. Pour
    Ohlendorf, les massacres du front de l'Est sont des maladresses et la nuit de Cristal de 1938 un "<em>manque de coordination</em>".
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    La force des Bienveillantes est de faire ainsi ressentir combien le nazisme a été possible parce que, au fond, bien peu de gens avaient à en ressentir les conséquences ultimes et abominables,
    l'extermination. Pour la grande masse, il ne s'agit que de balayer quelques cas de conscience, quelques moments de doute.
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Il y a une sorte d'humour triste par moments, qui souligne l'absurdité nazie :
  </p><br>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    "Lorsque la famine les eut décidés à ce recours [un cas de cannibalisme], les soldats de la compagnie, encore soucieux de la <em>Weltanschauung</em>, avaient débattu le point suivant : fallait-il
    manger un Russe ou un Allemand ? Le problème idéologique qui se posait était celui de la légitimité de manger un Slave, un <em>Untermensch</em> bolchévique. Cette viande ne risquait-elle pas de
    corrompre leurs estomacs allemands ? Mais manger un camarade mort serait déshonorant ; même si on ne pouvait plus les enterrer [le sol de Stalingrad est gelé], on devait encore du respect à ceux
    qui étaient tombés pour la <em>Heimat</em>. Ils se mirent donc d'accord pour manger un de leurs Hiwi [un volontaire russe], compromis somme toute raisonnable, vu les termes du débat."
  </p><br>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    C'est un livre magnifique au final. S'il faut absolument une note critique, je dirais que j'ai sauté une page où Maximilien est en proie au délire ;&nbsp; il en reste 1389 qui m'ont passionné.
  </p><br>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    Comme d'autres avant lui, il contribue à comprendre, réaliser ce qu'est l'horreur du nazisme, ce à quoi engage le refus de l'humain, ce à quoi mène la volonté de ne pas voir, de se détourner des
    conséquences de son engagement. Une dernière citation en ce sens :
  </p><br>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    "Même avec tous les hommes que j'avais connus je ne pouvais pas m'approcher de cela, je ne pouvais rein comprendre à cette peur insensée des femmes. Et une fois les enfants nés, ce devait être
    pire encore, parce qu'alors commence la peur constante, la terreur qui vous hante jour et nuit, et qui ne finit qu'avec soi, ou avec eux. Je voyais l'image de ces mères qui serraient leurs
    enfants pendant qu'on les fusillait, je voyais ces Juives hongroises assises sur leurs valises, des femmes enceintes et des filles qui attendaient le train et le gaz au bout du voyage, ce devait
    être cela que j'avais vu chez elles, cela dont je n'avais jamais pu me défaire et que je n'avais jamais su exprmier, cette peur, non pas leur peur ouverte et explicite des gendarmes et des
    Allemands, de nous, mais la peur muette qui vivait en elles, dans la fragilité de leurs corps et de leurs sexes blottis entre leurs jambes, cette fragilité que nous allions détruire sans jamais
    la voir".
  </p>
  <p style="margin: 0in; font-family: Calibri; font-size: 11pt;">
    &nbsp;
  </p><a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/04/25/littell-barrieres-et-limites/"><br></a><a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/?name=2006_08_un_premier_roma"></a>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 22:22:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6c974663372afded364a41158429c73a</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-20285196-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vie et destin, Vassili Grossman]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-18234533.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <img class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/vd.jpg" alt="" width="240" height="240"><span style="font-size: 10pt;">Il y a les livres que l'on lit le temps d'un trajet,
    les polars qu'on avale sans faim pour les oublier deux jours après les avoir dévorés, et puis il y a les livres qui marquent une étape.<br>
    <br>
    Avec Un sac de billes, lu jeune, j'ai appris qu'on pouvait à dix ans se trouver seul au monde. Avec le Frédéric II de Benoist Méchin j'ai le souvenir d'avoir découvert l'histoire comme théatre
    d'affrontements mortels. Les débats métaphysiques et la place qu'ils peuvent tenir dans une vie, c'est la Montagne Magique qui m'en a donné l'idée. Le sentiment du tragique et de la contingence,
    c'est dans Camus, La Peste et la Chute.<br>
    <br>
    Il y en a d'autres. Mais Vie et Destin s'ajoutera sans doute aux tous premiers rangs. Avec lui, j'enterre définitivement, je crois, l'idée qu'il y ait la possibilité quelconque d'un salut dans la
    politique.<br>
    <br>
    Vassili Grossman offre, sur 1200 pages, une fresque extraordinaire autour de la bataille de Stalingrad. Un peu comme dans une série américaine (sic), il nous entraîne à suivre des personnages,
    tous unis de façon plus ou moins proche par des liens familiaux, qui sont détenus dans un camp allemand, ou engagés dans l'armée russe, ou civils essayant de survivre au jour le jour, ou bien
    physicien en vue en proie à des soupçons politiques, bref, une foison de personnages (on s'y perd parfois, et on peut presque lire le livre crayon en main pour se faire une topogaphie de qui est
    relié à qui).<br>
    <br>
    Cette construction foisonnante est extrêmement maîtrisée et sert à mettre en scène une identité profonde entre les idéologies communiste et nazie. Non pas dans leurs buts, ouvertement agressifs
    dans le nazisme, plus positifs dans l'intention comuniste, mais dans leur fonctionnement concret.<br>
    <br>
    Se limiter à cela serait cependant se fourvoyer à mon sens. Ce que Grosmman retient de sa vie, c'est sans doute la vanité absolue des idéologies et des théories politiques.<br>
    <br>
    "<em>-</em> <em>Ah, ça suffit ? reprit, sur un ton de menace plaisante, Madiarov. Non, cela ne suffit pas ! Tchekhov a fait entrer&nbsp; dans nos consciences toute la Russie dans son énormité ;
    des hommes de toutes les classes, de toutes les couches sociales, de tous les âges... Mais ce n'est pas tout ! Il a introduit ces millions de gens en démocrate, comprenez-vous, en démocrate
    russe. Il a dit, comme personne ne l'avait dit avant lui, pas même Tolstoï, il a dit que nous sommes avant tout des êtres humains ; comprenez-vous : des êtres humains !<br>
    Il a dit que l'essentiel, c'était que les hommes sont des hommes et qu'ensuite seulement, ils sont évêques, russes, boutiquiers, tatares, ouvriers. Vous comprenez ? Les hommes sont bons ou
    mauvais non en tant que Tatares ou Ukrainiens, ouvriers ou évêques ; les hommes sont égaux parce qu'ils sont des hommes.</em>"<br>
    <br>
    &nbsp;Pas plus le christianisme, dévoyé en culte formel, que le communisme ou le nazisme ne trouvent grâce à ses yeux. Il rejette toute pensée qui ferait de l'homme une chose, une variable, un
    point comparable à une infinité d'autres points. Ce qu'il écrit sur le fascisme est valable à mon sens pour toute théorie de l'homme abstrait, y compris d'ailleurs le règne de l'<em>homo
    economicus</em> :<br>
    <br>
    <span class="hitperso1">"Il y a une ressemblance hideuse entre entre les principes du fascisme et les principes de la physique moderne. Le fascisme a rejeté le concept d'individu, le concept
    d'homme et il opère par masses énormes. La physique moderne parle d'une plus ou moins grande probabilité des phénomènes dans tel ou tel ensemble d'individus physiques.<br>
    <br>
    Le fascisme ne se fonde-t-il pas, dans sa terrifiante mécanique, sur les lois d'une politique quantique, sur une théorie des probabilités politiques ?<br>
    <br>
    Le fascisme a décidé d'exterminer des couches entières de la population, d'ensembles nationaux ou raciaux , en partant de l'idée que la probabilité de conflits ouverts ou cahcés était plus grande
    dans ces ensembles que dans d'autres ensembles humains. La mécanique des probabilités et des ensembles humains.<br>
    <br>
    Mais non, bien sûr ! Et le fascisme périra justement parce qu'il a cru pouvoir appliquer à l'homme les lois des atomes et des pavés."<br>
    <br></span> Grossman est un penseur profondément humain, confiant en l'existence d'une bonté individuelle, inexpliquée, ne répondant à aucun discours, mais toujours présente. Sans doute cette
    confiance explique-t-elle qu'il confia lui-même le manuscrit de son roman à la censure en 1963, espérant sans doute une autorisation de paraître fort improbable en cette époque encore éloignée de
    la perestroika.<br>
    <br>
    C'est un penseur et un romancier, un grand écrivain - la traduction est, à mon sens, excellente. C'est aussi un journaliste qui a accumulé une grande documentation sur son sujet : dès le milieu
    de la guerre, il a fait partie d'un groupe d'écrivains chargés de recueillir le témoignage des exactions nazies. Ceci explique qu'aussi bien dans les camps d'extermination allemands, dans les
    camps de prisonniers ou que dans un camp d'internement russe, l'ouvrage revêt un caractère documentaire impressionnant.<br>
    <br>
    Le lecteur se souviendra longtemps de la maison 6b à Stalingrad, et de ses occupants marquants.<br>
    <br>
    Il y a tout du grand roman dans Vie et Destin : une forme superbe, un fond poignant, une ampleur rare.<br>
    <br>
    Je suggère aux futurs acheteurs de s'offrir peut-être directement ses Oeuvres, en collection Bouquins. A peine refermé j'ai acheté en effet ses notes de guerre et Tout Passe, c'est un auteur
    qu'on a du mal à quitter...<br>
    <br>
    Un dernier extrait, dans un QG à Stalingrad, en plein coeur de la bataille :<br>
    <br>
    "<em>La jeune fille n'osait pas regarder</em></span> <span style="font-size: 10pt;"><em>[le général]</em></span> <span style="font-size: 10pt;"><em>Zakharov , craignant une explosion de colère,
    son caractère difficile et emporté était connu de tous. Mais soudain elle s'écria, joyeuse :<br>
    <br>
    - le voilà, je vous en prie, camarade général ; et elle lui tendit l'écouteur.<br>
    <br>
    Au bout du fil se trouvait le chef d'état-major de la division. Tout comme la jeune fille, il prit peur en entendant la respiration haletante et la voix impérieuse du chef d'état-major du groupe
    d'armées.<br>
    <br>
    - Alors, qu'est-ce qui se passe ? Rendez compte. Avez-vous une liaison avec Tchouïkov ?<br>
    <br>
    Dans son rapport, le chef d'état major de la division relata l'incendie des réservoirs, le torrent de feu qui s'était jeté sur le Q.G. de l'armée ; il informa que la division n'avait aucune
    liaison avec Tchouïkov, que selon toute apparence il y avait des survivants, car on devinait, à travers les flammes et la fumée, la présence d'hommes sur un monticule au bord du fleuve ; mais on
    ne pouvait les approcher ni par la rive ni en barque, car la Volga était en feu. Batiouk était parti avec la section de défense rapprochée en direction de l'incendie, pour tenter de détourner le
    pétrole en flammes et d'aider les hommes sur la rive à se sortir du feu.<br>
    <br>
    A la fin du rapport, Zakharov prononça :<br>
    - transmettez à Tchouïkov... Si vous le trouvez en vie, transmettez à Tchouïkov...<br>
    Zakharov se tut.<br>
    <br>
    La jeune fille, étonnée par le long silence du général et s'attendant à des éclats de voix, jeta un regard craintif dans sa direction ; il essuyait ses larmes avec un mouchoir.<br>
    <br>
    Cette nuit-là, quarante officiers de l'état-major périrent par le feu dans leurs abris effondrés.</em>"<br>
    <br>
    <br></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 00:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f5944ee47a807989dec85e236a7e91f1</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-18234533-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The Catcher in the Rye (l'attrape-coeur), JD Salinger]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-16862002.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2"><img width="127" height="174" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/catcher2.jpg" class="GcheTexte" alt="catcher2.jpg" >Me voilà
  touché à mon tour. J'avais acheté ce livre après avoir lu plusieurs personnes qui expliquaient combien ce livre les avaient touchées.&nbsp; J'ai aimé donc suivre&nbsp; Holden Caulfield, cet ado de
  16 ans en situation d'échec scolaire comme on dirait aujourd'hui. Il m'a rappelé un peu le Adrian Mole de Sue Townsend, l'enfant sage de Jean-Denis Bredin (ce qui est paradoxal car le personnage de
  Bredin est un excellent élève. Mais je leur ai trouvé la même difficulté à établir un rapport de confiance avec leurs proches).<br>
  <br>
  On suit Holden dans un espace de temps très bref, mais qui permet de revenir sur pas mal d'épisodes de sa vie. Il y aurait de quoi écrire très longuement sur lui, et sur Salinger.&nbsp; J'ai juste
  noté de très belles choses sur la&nbsp; découverte du temps qui passe et la sortie de l'enfance comme éternel présent.<br>
  <br>
  Je préfère, parce que j'adore, et faire de petites traductions et noter des citations, citer deux paragraphes que j'ai bien aimés :<br>
  <br></font>
  <blockquote class="hitcitation">
    <font size="2">"entre autres, tu découvriras que tu n'es pas la première personne à être perplexe, effrayée ou même écoeurée par l'humanité. Tu es très loin d'être seul dans cette situation, tu
    seras stimulé et excité de le découvrir.&nbsp; Des tas de gens ont été perturbé moralement et spirituellement autant que tu l'es. Pour notre plus grande chance, certains ont témoigné de ces
    troubles. Si tu le veux, tu apprendras d'eux. Tout comme aujourd'hui, tu découvriras que si tu as quelque chose à offrir, cela pourra être enrichissant pour quelqu'un.&nbsp; C'est un échange
    mutuellement enrichissant. Et ce n'est pas de l'éducation.&nbsp; C'est l'histoire. C'est la poésie."</font>
  </blockquote><font size="2"><br>
  <br></font>
  <blockquote class="hitcitation">
    <font size="2">C'est marrant. On ne devrait jamais raconter ses souvenirs à quelqu'un. Dès qu'on le fait, on commence à regretter le temps passé.<br></font>
  </blockquote><font size="2"><br>
  <br></font><br>]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Feb 2008 00:48:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">90e7ba8ccca1289c70d6e12cbd5049ac</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Pascal Fioretto - Et si c'était niais ?]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-16750850.html</link>        <description><![CDATA[<div align="left">
    <font size="2"><img width="240" height="240" alt="niais.jpg" class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2008/niais.jpg">Un bon recueil de pastiches en un chapitre, par l'auteur
    du Gay Vinci Code. Le tout forme un pseudo-polar à l'intrigue prétexte.<br>
    <br>
    Même si l'ensemble est un peu décousu, il y a quelques moments de franche rigolade - surtout pour les auteurs que j'ai vaguement lus. Les chapitres sur BHL et Fred Vargas sont excellents.<br>
    <br>
    Par exemple, Denis-Henri Lévy, écrivain germanopratin, a franchi la Seine le temps du chapitre Barbès Vertigo. N'écoutant que son courage il prend une chambre d'hôtel pour enquêter sur les
    confins de la rive droite, en plein coeur de Barbès donc :<br>
    <br></font>
    <blockquote class="hitcitation">
      <font size="2">"A la réception, une énorme femme noire était en train d'assortir la couleur de ses ongles à celle de ses lèvres.<br>
      - Qu'est-ce qu'il me veut ? me demanda-t-elle en gonflant la bulle d'un impressionnant chewing-gum fluo.<br>
      <br>
      Un bref instant, j'eus envie de la gifler au nom du respect dû aux explorateurs du possible. Mais je songeais à ce qu'aurait fait Althusser à ma place et je me retins.<br>
      <br>
      - Une chambre, articulai-je humblement en signe d'amitié. [...]<br>
      Malgré tout ce qui nous séparait, je me sentais infiniment proche d'elle. Proche aussi de ses nombreux petits frères, ses <em>brothers</em>, condamnés à la chaise électrique dans les couloirs
      de la mort. Comme eux j'attendais dans un corridor mal éclairé, sans même un siège pour m'asseoir."</font>
    </blockquote><br>
    <font size="2">Plus loin, Adam Seberg, enquêteur tenace, flanqué de son adjoint Glandard, fait un voyage à la <em>thanatonaute</em> pour chercher une fille de milliardaire qui vient d'être
    écrasée. Il s'adresse donc à un archange :</font><br>
    <br>
    <blockquote class="hitcitation">
      <font size="2">"Clara McCullingham, vous l'avez dans vos listes ?<br>
      <br>
      - la fille du scientifique milliardaire McCullingham demanda l'archange en levant enfin ses yeux bleux Volvic dans leur direction.<br>
      <br>
      - Elle est morte il y a quelques heures, expliqua Glandard. Elle ne devrait pas être très loin dans la file.<br>
      <br>
      - Vous êtes sûrs qu'elle est ici ? Vue la fortune de son père, elle peut très bien avoir choisi de mourir dans le privé...<br>
      <br>
      - Comment ? s'exclama Glandard. Il existe une mort privée ?<br>
      <br>
      - C'est l'Europe qui veut ça, expliqua l'archange gardien en hochant la tête. Dans les services, la concurrence doit être totale et non faussée...<br>
      <br>
      - Quoique immensément riche, cette jeuene femme a toujours été attachée au service public, rectifia Seberg. Et elle lisait Politis alors je n'imagine pas une seconde qu'elle ait pu envisager de
      passer l'éternité avec les nantis."<br>
      <br></font>
    </blockquote><font size="2"><br>
    <br>
    <br>
    <br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 Feb 2008 00:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">aea03a01ed2fa91ef0457a7e298cc2fd</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-16750850-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La nuit du Fouquet's, Ariane Chemin et Judith Perrignon]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-14000870.html</link>        <description><![CDATA[<img width="110" height="182" alt="fouquet-s.jpg" class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2007/fouquet-s.jpg"><font size="2">D'habitude je n'écris rien sur les livres que je
  n'aime pas. Mais par charité chrétienne je voudrais éviter à mes lecteurs&nbsp; de perdre trois quart d'heure à parcourir ces&nbsp; quelques 122 pages écrites en gros caractères.<br>
  <br>
  On a l'impression, au fil des pages, qu'il s'agit pour Chemin et Perrignon d'écoeurer le lecteur par une description des fastes de l'entourage sarkozyen.&nbsp; C'est assez vain, car après tout les
  français ont élu le maire de Neuilly sur Seine comme président de la République, et décrire les invités d'une réception&nbsp; abandonnant leur "flûte de champagne millésimé à demi pleine" sans
  attendre le "plateau de mignardises", ne dit rien du sarkozysme qui s'annonce. Surtout quand les auteures s'attardent à décrire les amies de Cécilia Sarkozy comme de "vraies" amatrices de luxe
  (est-ce une façon de leur conférer ainsi une légitimité grâce à des attributs "d'authenticité" ?)<br>
  <br>
  Au milieu de tout cela, rien sur Sarkozy, et les trois heures de torture qu'il a passées après les résultats de l'élection en attendant Cécilia, qui sont le coeur du livre, finissent presque par
  nous le rendre sympathique. On apprend juste qu'il n'y a pas que de chouettes copains dans l'entourage de Nico, que Bouygues et Bolloré se détestent, et que Sarko a parlé de Parisot comme d'une
  "conne". Il aurait pourtant été amusant de creuser les liens de Sarko et de Paul Desmarais (administrateur de Suez, dont Sarkozy pilote le rapprochement avec EDF...) ou autres liaisons
  dangereuses.<br>
  <br>
  Bref, un coup d'édition vite fait, sans doute commandé pour concurrencer le Reza, très dispensable... La seule chose qui me console c'est que je ne l'ai pas acheté, il m'a été prêté sans doute par
  un ami qui me voulait du mal !</font><br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 00:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">772d8204c380a1d3e67c13ccd3fa91b3</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-14000870-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au secours Houellebecq revient. Antidote : Iegor Gran, le Truoc-nog]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-13586040.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Je ressors aujourd'hui cette note de lecture, publiée il y a trois ans.
  </p>
  <p>
    Entendre parler du Goncourt doit donner envie de courir dans une librairie. Il serait dommage d'y acheter le Houellebecq. J'ai lu un ouvrage et demi de cet auteur mortellement complaisant et
    ennuyeux, ça m'a suffi. Dame Edgar, courageuse, en train de lire le dernier opus de ce maintenant goncouré, se demande à chaque page quelle sombre idée ont pu avoir les critiques qui ont encensé
    ce pensum. Quand on lit des articles expliquant que Houellebecq est un génie, on comprend que d'autres (les mêmes ?) puissent estimer que l'Union européenne est un projet démocratique
    enthousiasmant. Je referme la parenthèse et vous laisse avec cette bonne idée de lecture, le Truoc Nog, de Iegor Gran. Il y a aussi <a href="http://www.lalettrevolee.net/article-973083.html">Au
    secours Houellebecq revient</a>, qui s'impose.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    *
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2007/iegor-.jpg" class="CtreTexte" alt="iegor-.jpg" height="240" width="240">
  </p>
  <blockquote class="hitcitation">
    <span style="font-size: 10pt;">Chaque année, c’'est la même histoire : à fin août, l'’écrivain français est heureux. Le reste de l'’année, il a des phrases à écrire, des chapitres à boucler, mais
    là, à fin août, quand son roman de la rentrée est sur la rampe de lancement, pas encore chez les libraires mais déjà imprimé, il plastronne comme un Hercule, il scintille comme un miraculé.
    Bientôt il moissonnera les articles qui parleront de son livre, car il en aura, son éditeur a des relations. Il ne pense pas au Goncourt, l’écrivain français, et il a tort. Il s'imagine que le
    Goncourt c'est pour les autres, jamais pour lui. Il se croit au-dessus du lot. Quel prétentieux !</span>
  </blockquote>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><br>
    Je lis trop peu de romans, mais celui-ci m'avait attiré par son style acide (cf. les premières lignes reproduites ci-dessus, on trouve même les <a href=
    "http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e26570.pdf">trois premières pages</a> sur le site d'un éditeur de livres numériques). On suit pendant deux mois les affres d'un écrivain qui redoute
    la croix du Goncourt, passeport vers l'oubli (les dix premiers lauréats : Nau, Frapié, Farrère, Leblond, Pergaud, Châteubriant, Tharaud, Savignon, Moselly, Elder, Miomandre, Benjamin... La liste
    de ceux qui ne l'ont pas eu est aussi impressionnante - Camus, Aragon, Gide, Giono, Claudel)<br>
    <br>
    Iegor Gran n'est pas dans la dénonciation, il ne s'agit pas de révéler le dessous des cartes. On devine bien quelques personnages réels derrière ceux que l'on rencontre, mais ce n'est pas
    l'objet. C'est juste l'équivalent littéraire d'une vanité, avec beaucoup d'humour. En cette saison, à redécouvrir.<br>
    <br></span><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 07 Nov 2007 00:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">392939ac30f15ed7216ef887967dee82</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-13586040-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La fin de la folie, Jorge Volpi]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-13004970.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <img width="240" height="240" alt="volpi-copie-1.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2007/volpi-copie-1.jpg"><br>
  <br>
  <blockquote class="hitcitation">
    <font size="2">Ce livre est une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec la réalité est à imputer à celle-ci.</font>
  </blockquote><font size="2">Un livre qui commence comme ça ne peut pas être mauvais.<br>
  <br>
  Un petit voyage en mai 1968, et retour, dans ce livre sympathique donc, d'un auteur mexicain qui a vécu à Paris. On y suit les aventures d'Anibal Quevedo, psychiatre mexicain égaré chez nous, lors
  du printemps où les pavés ont volé.<br>
  <br>
  On rencontre donc, à sa suite, Lacan, Barthes, Althusser et Michel Foucault, plus quelques étudiants excités. Cette première partie est bien menée et permet quelques retours historiques sur les
  surréalistes - les racines du mal, le contexte de 1968. C'est presque pédagogique parfois, mais bien fait, avec une alternance de phases de récit et de parenthèses didactiques. Volpi a dû
  recueillir une documentation considérable. Par exemple, à propos de Lacan, l'histoire de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Anzieu">Didier Anzieu</a>, psychiatre analysé par le maître,
  qui découvre par hasard que sa mère a fait l'objet du cas le plus célèbre dans la thèse de Lacan lui-même, est incluse dans deux ou trois pages bien enlevées.<br>
  <br>
  Ensuite, Quevedo poursuit sa traversée de la révolution pour se rendre à Cuba et au Chili, début des années 70. Là c'est la vraie révolution, celle qui se joue les armes à la main. Pas de combat
  cependant, Quevedo n'est pas un militaire, ni un autre Che, il reste psychanalyste, reconnu même puisque le voilà analysant le <em>lider maximo</em>.<br>
  <br>
  Fidel est un fauve, un lion dans une grande cage et son analyse est comique. Quevedo raconte :<br></font>
  <blockquote class="hitcitation">
    <font size="2">"je vous dis de vous allonger". Il n'eut pas à me le répéter une troisième fois. Je me levai de la bergère qu'il m'avait destinée en début de séance et allai m'étendre sur
    l'alignement de sièges en osier. C'est là une variante inédite de la technique psychanalytique : pendant que le patient marche de long en large dans la pièce, l'analyste reste tranquillement
    couché sur un divan improvisé.</font>
  </blockquote><font size="2">Le livre est ainsi souvent ironique, grinçant, drôle, et toujours sympathique avec ses personnages.<br>
  <br>
  Progressivement, on bascule dans une deuxième partie. Les héros vieillissent, s'embourgeoisent et Quevedo devient un progressiste mexicain, opposant au parti unique. On découvre</font> <font size=
  "2">là</font> <font size="2">(<em>mea culpa</em>) que le Mexique aussi a été et est encore l'objet de conflits politiques durs, que, presque seul, le nom du Chiapas ramène de temps à autre dans
  l'actualité.<br>
  <br>
  Cette partie est peut-être un poil trop longue, ou parsemée de trop d'allusions à l'actualité mexicaine pour qu'on y prenne autant goût qu'à la première. Ca reste quand même bien écrit et
  intéressant.<br>
  <br>
  Bref, Volpi a rempli son contrat avec "la fin de la folie". J'avais peut-être légèrement préféré "A la recherche de Klingsor". Celui-ci était consacré à la recherche d'un ancien nazi parmi les
  physiciens ayant travaillé à des recherches nucléaires pendant la deuxième guerre mondiale. Comme dans la Folie, l'intrigue était une invitation à découvrir des figures fortes, en entremêlant leur
  carrière, leurs idées, et leur quotidien le plus trivial.<br>
  <br>
  Les deux bouquins restent à la fois très lisibles et brillants, stimulants.</font><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Oct 2007 00:39:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2e760cd218929fc5eb84acb5b7ebfa6d</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-13004970-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jacques Duquennoy, le Dîner fantôme et autres oeuvres]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-12351934.html</link>        <description><![CDATA[
  <img width="300" height="300" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2007/diner-fant--me.jpg" class="CtreTexte" alt="diner-fant--me.jpg"><font size="2">Un rangement de chambre me permet de
  remettre la main sur les petits livres de Jacques Duquennoy (cf. article sur lui dans <a href="http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=45752/idR=">Lire</a>).<br>
  <br>
  Je ne saurais assez les conseiller à tous les parents, ceux qui ont un cadeau à faire à des 5-8 ans, ou même aux admirateurs de dessins pour enfants.<br>
  <br>
  C'est très poétique et un peu loufoque à la fois, avec un léger suspense qui intrigue les enfants, vraiment, pour mieux les rassurer. Et c'est du coup un plaisir à raconter le soir - en plus pas
  trop long quand même...<br>
  <br>
  Toutes les aventures d'Henri le fantôme et de ses compères sont à recommander.</font><br>
  <br>

  
]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Sep 2007 00:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dbf1bdc1f0b095fabd7a62b668db94bc</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-12351934-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["L'hitlérien", René-Victor Pilhes]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-11279943.html</link>        <description><![CDATA[
  <font size="2">Un très court roman, plutôt une nouvelle, intéressante, même 16 ans après sa parution.<br>
  Pour la forme, c'est une sorte de happening à la Stefan Zweig : une situation improbable (au sens propre), mais qui illustre un dilemme ou une situation de pensée délicate.<br>
  <br>
  Ici, il s'agit de la rencontre, trente ans après, de deux anciens collègues de travail, un écrivain antifasciste et un antisémite forcené (recyclé dans le néolibéralisme).<br>
  <br>
  Pilhes y défend, au fond, une position juste : on peut critiquer les excès d'Israël contre les palestiniens sans, pour autant, être antisémite.<br>
  <br>
  L'intrigue est mince mais, comme c'est court, on ne s'ennuie pas. Ca pourrait même être un tantinet plus court si les multiples interludes destinés à faire "couleur locale" avaient été élagués.
  Tout y passe, le Lagavullin, les recettes provençales... Ca finit par lasser ces clichés...</font><br>
  <br>
  <br>
  <font size="1">(dernier billet <a href="http://hanscastorp.tblog.com">sauvé</a> de l'oubli)</font><br>

  
]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 Jul 2007 00:34:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9506d7a456114095fd3eb1340a3e3e22</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-11279943-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le terrain de jeu du Diable, Nan Golding]]></title>
        <link>http://www.lalettrevolee.net/article-11279879.html</link>        <description><![CDATA[
  <img width="240" height="240" src="http://idata.over-blog.com/0/11/19/18/2007/goldin.jpg" class="GcheTexte" alt="goldin.jpg"><font size="2">Un livre de photographies magnifiques.<br>
  <br>
  Nan Golding a pris le parti de tout montrer : des enfants qui jouent, des amis qui s'enculent (pardon), un soir de lune.<br>
  <br>
  Le tout avec une maîtrise technique qui n'écrase jamais l'essentiel des sentiments humains. Du coup on envie la force et la chaleur des sentiments qui transparaissent entre la photographe et ses
  sujets. On s'effraie aussi parfois de la place qu'elle occupe, directement dans la chambre à coucher ou la salle de bains. Intrigant et superbe...<br>
  <br>
  <br>
  <br></font> <font size="2">(encore un <a href="http://hanscastorp.tblog.com">billet</a> rescapé de mon vieux blog)</font>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 00:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c533da9db04178de6fde5351e7baf2c8</guid>
                <category>Autres livres</category>        <comments>http://www.lalettrevolee.net/article-11279879-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
